L’ouverture de la pêche à la truite c’est ce samedi 14 mars. Mais d’ores et déjà les pêcheurs sont prêts pour ce rendez-vous incontournable de la saison halieutique. Toutes et tous ont vérifié leur matériel, huilé leurs moulinets, voire changé le nylon, acheté leur carte ainsi que plombs, hameçons, petits émérillons et rigolettos, du moins pour les puristes de la pêche au toc.
Mais cette saison s’annonce délicate, très délicate même. Le débit des cours est très important, la neige est présente à moyenne altitude et l’eau est particulièrement froide. Tous les éléments sont réunis pour ne pas réussir cette ouverture 2026. Pourtant la patience et les bons appâts seront de nature à vous donner les meilleures chances pour ne pas rentrer bredouille.
« Il est vrai que nous avons des conditions particulières cette année. Entre force du courant et eaux froides, la truite sera bien cachée et il faudra trouver le bon poste pour réussir cette première sortie », explique Antoine Battestini, président de la Fédération Interdépartementale de pêche et de Protection des Milieux Aquatiques. « Cependant pour aider les pêcheurs, nous allons procéder dans les heures et jours qui viennent, jusqu’à la veille de l’ouverture, au lâcher de trois tonnes de truites arc en ciel dans tous les cours d’eau insulaires. Je précise que ces truites ne se reproduisent pas ! Tandis que de nouveaux lâchers auront lieu au printemps à l’occasion des journées de la pêche dans plusieurs régions de l’île à destination des jeunes et des scolaires ».
Quoiqu’il en soit les derniers relevés effectués sur les divers cours d’eau après la fermeture de la pêche en septembre dernier, ont montré que le poisson est toujours bien présent, malgré les catastrophes de 2023, comme ce fut le cas dans la vallée de la Restonica où les populations de truites se reconstituent progressivement. Il est à noter d’ailleurs qu’ici, comme l’an passé et l’année d’avant, la pêche y est autorisée, mais en no-kill uniquement !
En revanche sur de nombreux cours insulaires la pêche y est totalement interdite. Pour connaître les sites précis, la Fédération invite les pêcheurs à se rendre sur son site (truitecorse.org). « Certes, en quantité inférieure par rapport à il y a une vingtaine d’année car le changement climatique fait son œuvre même dans nos cours d’eau. Sans compter que nos cours d’eau sont aujourd’hui colonisés par près d’une trentaine d’espèces invasives. Des poissons déversés à l’insu de la Fédération et qui détruisent l’habitat naturel de nos truites. Entre les gardons, les rotengles, les vairons, les goujons asiatiques, porteurs de maladies, ou encore le silure dans la basse vallée de la Gravona, il nous est difficile de plus en plus de préserver nos espèces autochtones », poursuit Antoine Battestini, « et nous espérons conserver le plus longtemps possible notre patrimoine halieutique ».
Parmi ces espèces invasives, on retiendra le goujon asiatique, porteur de l’agent pathogène appelé agent rosette qui peut s’avérer être mortel pour les truites, comme nous l’avons expliqué sur Corse Net Infos l’an passé. Ce goujon est présent en très grand nombre dans le lac artificiel de Calacuccia. Alors oui, les truites qui se nourrissent de ce poisson atteignent des tailles particulièrement énormes, par rapport aux truites locales. Mais le danger est bien là ! Les pêcheurs réalisent de plus en plus des prises exceptionnelles avec parfois des truites de près d’un mètre de long. Mais à Calacuccia, les techniques de pêche ont totalement changé du passé. Les pêches à la plombée ou au flotteur avec un ver de terre comme appâts sont aujourd’hui proscrites. La seule technique qui connait le succès est la pêche au leurre « et plus les leurres sont gros et imposants, plus nous aurons la chance de sortir un poisson exceptionnel », raconte un passionné.
Concernant la pêche dans les cours d’eau, il faudra attendre encore quelques semaines pour tester la cuiller ou la mouche. Dans ces eaux froides, la technique la plus efficace devrait être la pêche au toc avec une plombée étalée, un peu forte tout de même vue la puissance du courant. Et l’appât de prédilection sera bien sûr le ver de terre, car chargé en acides aminés et ses vertus nourrissantes et donc très recherché par la truite en cette période.
Derniers conseils enfin, vu la présence importante d’algues brunes, il sera nécessaire de se munir de chaussons spéciaux utilisés par les kayakistes pour ne pas glisser sur les rochers, « cette algue est, en effet, très glissantes et un accident est très vite arrivé. Je conseille aussi aux pêcheurs de ne pas se rendre seuls dans les cours d’eau et de s’équiper d’un sifflet de manière à alerter soin binôme de pêche », a conclu Antoine Battestini.
Mais cette saison s’annonce délicate, très délicate même. Le débit des cours est très important, la neige est présente à moyenne altitude et l’eau est particulièrement froide. Tous les éléments sont réunis pour ne pas réussir cette ouverture 2026. Pourtant la patience et les bons appâts seront de nature à vous donner les meilleures chances pour ne pas rentrer bredouille.
« Il est vrai que nous avons des conditions particulières cette année. Entre force du courant et eaux froides, la truite sera bien cachée et il faudra trouver le bon poste pour réussir cette première sortie », explique Antoine Battestini, président de la Fédération Interdépartementale de pêche et de Protection des Milieux Aquatiques. « Cependant pour aider les pêcheurs, nous allons procéder dans les heures et jours qui viennent, jusqu’à la veille de l’ouverture, au lâcher de trois tonnes de truites arc en ciel dans tous les cours d’eau insulaires. Je précise que ces truites ne se reproduisent pas ! Tandis que de nouveaux lâchers auront lieu au printemps à l’occasion des journées de la pêche dans plusieurs régions de l’île à destination des jeunes et des scolaires ».
Quoiqu’il en soit les derniers relevés effectués sur les divers cours d’eau après la fermeture de la pêche en septembre dernier, ont montré que le poisson est toujours bien présent, malgré les catastrophes de 2023, comme ce fut le cas dans la vallée de la Restonica où les populations de truites se reconstituent progressivement. Il est à noter d’ailleurs qu’ici, comme l’an passé et l’année d’avant, la pêche y est autorisée, mais en no-kill uniquement !
En revanche sur de nombreux cours insulaires la pêche y est totalement interdite. Pour connaître les sites précis, la Fédération invite les pêcheurs à se rendre sur son site (truitecorse.org). « Certes, en quantité inférieure par rapport à il y a une vingtaine d’année car le changement climatique fait son œuvre même dans nos cours d’eau. Sans compter que nos cours d’eau sont aujourd’hui colonisés par près d’une trentaine d’espèces invasives. Des poissons déversés à l’insu de la Fédération et qui détruisent l’habitat naturel de nos truites. Entre les gardons, les rotengles, les vairons, les goujons asiatiques, porteurs de maladies, ou encore le silure dans la basse vallée de la Gravona, il nous est difficile de plus en plus de préserver nos espèces autochtones », poursuit Antoine Battestini, « et nous espérons conserver le plus longtemps possible notre patrimoine halieutique ».
Parmi ces espèces invasives, on retiendra le goujon asiatique, porteur de l’agent pathogène appelé agent rosette qui peut s’avérer être mortel pour les truites, comme nous l’avons expliqué sur Corse Net Infos l’an passé. Ce goujon est présent en très grand nombre dans le lac artificiel de Calacuccia. Alors oui, les truites qui se nourrissent de ce poisson atteignent des tailles particulièrement énormes, par rapport aux truites locales. Mais le danger est bien là ! Les pêcheurs réalisent de plus en plus des prises exceptionnelles avec parfois des truites de près d’un mètre de long. Mais à Calacuccia, les techniques de pêche ont totalement changé du passé. Les pêches à la plombée ou au flotteur avec un ver de terre comme appâts sont aujourd’hui proscrites. La seule technique qui connait le succès est la pêche au leurre « et plus les leurres sont gros et imposants, plus nous aurons la chance de sortir un poisson exceptionnel », raconte un passionné.
Concernant la pêche dans les cours d’eau, il faudra attendre encore quelques semaines pour tester la cuiller ou la mouche. Dans ces eaux froides, la technique la plus efficace devrait être la pêche au toc avec une plombée étalée, un peu forte tout de même vue la puissance du courant. Et l’appât de prédilection sera bien sûr le ver de terre, car chargé en acides aminés et ses vertus nourrissantes et donc très recherché par la truite en cette période.
Derniers conseils enfin, vu la présence importante d’algues brunes, il sera nécessaire de se munir de chaussons spéciaux utilisés par les kayakistes pour ne pas glisser sur les rochers, « cette algue est, en effet, très glissantes et un accident est très vite arrivé. Je conseille aussi aux pêcheurs de ne pas se rendre seuls dans les cours d’eau et de s’équiper d’un sifflet de manière à alerter soin binôme de pêche », a conclu Antoine Battestini.
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