Le port de Cavallo est fermé pour raisons de sécurité, suite à un arrêté municipal pris le 6 février. CREDIT PHOTO VILLE DE BONIFACIO
L’arrêté municipal fait mention « d’une pluralité de désordres affectant certaines installations et ouvrages du port de Cavallo (…) susceptibles de compromettre la sécurité des personnes et des biens ». Telles sont les constatations de l’expertise judiciaire ordonnée par le tribunal administratif, qui avait lui-même été saisi par Jean-Charles Orsucci.
Si le maire bonifacien a saisi la justice, c’est parce qu’il se dit « préoccupé » de l’état du port, dont la gestion est concédée depuis 1991 à la Société du port de Cavallo (SPC). En sa qualité d’autorité portuaire, Jean-Charles Orsucci avait diligenté deux expertises indépendantes, en 2023 puis en 2025, afin de prévenir les risques et ainsi assurer la sécurité publique des usagers du port de Cavallo. La première expertise, confiée au bureau d’ingénierie portuaire Créocean, « n’avait pas conclu à la nécessité de fermer le port, mais à celle de faire réaliser des travaux d’urgence, évalués à 9,8 millions d’euros, pour remettre le port en état », rapporte le maire de Bonifacio. La seconde expertise, conduite cette fois en 2025 par le bureau d’études spécialisé dans la préservation des infrastructures portuaires, Accoast, conclut également à une remise en état, chiffrée à 8,5 millions d’euros. « C’est dans ce contexte que j’ai saisi le tribunal administratif », replace Jean-Charles Orsucci. Entre les deux expertises, la Société du port de Cavallo a fait réaliser des travaux d’entretien, d’un montant bien inférieur à celui qui était chiffré par le premier cabinet mandaté par la municipalité.
"Cette fermeture est injustifiée"
Stefano Varia, qui présidait la Société du port de Cavallo il y a encore un mois, met en doute les conclusions des deux expertises : « Ce n’est pas vrai que le port n’est pas sécurisé. Nous contestons cette dernière somme de 8,5 millions d’euros. » La fermeture du port de Cavallo par arrêté municipal ? « Pour nous, elle est injustifiée » proteste-t-il. Il préfère néanmoins ne pas se prononcer sur la suite, car il n’est plus le président de la SPC. Depuis le 19 janvier, c’est François Colonna Cesari Della Rocca qui en est devenu le nouveau président, élu en assemblée générale. Il est un associé de l’Agence immobilière de luxe, Barnes International, dont le président, Thibault de Saint-Vincent, a également fait son entrée au conseil d’administration de la SPC, tout comme Xavier Marie, entrepreneur qui a fondé l’enseigne d’ameublement Maisons du monde. Stefano Varia n’a lui pas souhaité poursuivre, n’invoquant pas de motif particulier : « C’est le simple renouvellement d’un conseil d’administration. »
Aujourd’hui, comment la SPC accuse-t-elle réception de l’arrêté municipal de fermeture du port ? Et quelles répercussions sur la prochaine saison, au regard de cette épée de Damoclès ? Joint par Corse Net Infos, son nouveau président n’a pas répondu à nos sollicitations. En dépit de cet arrêté, l’île de Cavallo n’est pas non plus coupée du monde, puisqu’une dérogation autorise l’accès au port sur un périmètre restreint, à des fins de maintenance ou d’urgence, mais aussi pour assurer l’embarquement et le débarquement des habitants de l’île, ainsi que de la navette qui relie Piantarella à Cavallo.
A partir du 25 juin, c'est la municipalité qui reprendra la gestion du port de Cavallo
L’arrêté est applicable jusqu’au 31 mars 2026. Pourquoi cette échéance ? « Parce que d’ici le 31 mars, on aura le rapport complet de l’expert mandaté par le tribunal administratif », explique Jean-Charles Orsucci. En effet, avant même de rendre les conclusions de son rapport, l’expert a jugé nécessaire de prescrire un accedit, le 16 janvier, autrement dit une préconisation de fermeture temporaire du port de Cavallo, qui s’est traduite par l’arrêté pris par la municipalité de Bonifacio.
Laquelle reprendra la main le 25 juin prochain sur l’île aux milliardaires. C’est en effet la date à laquelle le contrat de gestion concédé à la SPC arrive à échéance. En mai 2025, les élus bonifaciens s’étaient en effet unanimement prononcés en faveur d’une gestion du port de Cavallo en régie, soit directement par la commune. Aujourd’hui, Jean-Charles Orsucci l’assure, la commune n’a pas l’intention de régler la facture des travaux de remise en état du port de Cavallo : « S’il n’y a pas d’accord avec la Société du port de Cavallo, ce sera à la justice de dire qui va payer. » Et par la suite, « les droits d’usage du port de Cavallo paieront l’investissement et le fonctionnement du port, annonce l’édile bonifacien. Je veux créer un outil communal qui sera supporté par les habitants de l’île. »
Si le maire bonifacien a saisi la justice, c’est parce qu’il se dit « préoccupé » de l’état du port, dont la gestion est concédée depuis 1991 à la Société du port de Cavallo (SPC). En sa qualité d’autorité portuaire, Jean-Charles Orsucci avait diligenté deux expertises indépendantes, en 2023 puis en 2025, afin de prévenir les risques et ainsi assurer la sécurité publique des usagers du port de Cavallo. La première expertise, confiée au bureau d’ingénierie portuaire Créocean, « n’avait pas conclu à la nécessité de fermer le port, mais à celle de faire réaliser des travaux d’urgence, évalués à 9,8 millions d’euros, pour remettre le port en état », rapporte le maire de Bonifacio. La seconde expertise, conduite cette fois en 2025 par le bureau d’études spécialisé dans la préservation des infrastructures portuaires, Accoast, conclut également à une remise en état, chiffrée à 8,5 millions d’euros. « C’est dans ce contexte que j’ai saisi le tribunal administratif », replace Jean-Charles Orsucci. Entre les deux expertises, la Société du port de Cavallo a fait réaliser des travaux d’entretien, d’un montant bien inférieur à celui qui était chiffré par le premier cabinet mandaté par la municipalité.
"Cette fermeture est injustifiée"
Stefano Varia, qui présidait la Société du port de Cavallo il y a encore un mois, met en doute les conclusions des deux expertises : « Ce n’est pas vrai que le port n’est pas sécurisé. Nous contestons cette dernière somme de 8,5 millions d’euros. » La fermeture du port de Cavallo par arrêté municipal ? « Pour nous, elle est injustifiée » proteste-t-il. Il préfère néanmoins ne pas se prononcer sur la suite, car il n’est plus le président de la SPC. Depuis le 19 janvier, c’est François Colonna Cesari Della Rocca qui en est devenu le nouveau président, élu en assemblée générale. Il est un associé de l’Agence immobilière de luxe, Barnes International, dont le président, Thibault de Saint-Vincent, a également fait son entrée au conseil d’administration de la SPC, tout comme Xavier Marie, entrepreneur qui a fondé l’enseigne d’ameublement Maisons du monde. Stefano Varia n’a lui pas souhaité poursuivre, n’invoquant pas de motif particulier : « C’est le simple renouvellement d’un conseil d’administration. »
Aujourd’hui, comment la SPC accuse-t-elle réception de l’arrêté municipal de fermeture du port ? Et quelles répercussions sur la prochaine saison, au regard de cette épée de Damoclès ? Joint par Corse Net Infos, son nouveau président n’a pas répondu à nos sollicitations. En dépit de cet arrêté, l’île de Cavallo n’est pas non plus coupée du monde, puisqu’une dérogation autorise l’accès au port sur un périmètre restreint, à des fins de maintenance ou d’urgence, mais aussi pour assurer l’embarquement et le débarquement des habitants de l’île, ainsi que de la navette qui relie Piantarella à Cavallo.
A partir du 25 juin, c'est la municipalité qui reprendra la gestion du port de Cavallo
L’arrêté est applicable jusqu’au 31 mars 2026. Pourquoi cette échéance ? « Parce que d’ici le 31 mars, on aura le rapport complet de l’expert mandaté par le tribunal administratif », explique Jean-Charles Orsucci. En effet, avant même de rendre les conclusions de son rapport, l’expert a jugé nécessaire de prescrire un accedit, le 16 janvier, autrement dit une préconisation de fermeture temporaire du port de Cavallo, qui s’est traduite par l’arrêté pris par la municipalité de Bonifacio.
Laquelle reprendra la main le 25 juin prochain sur l’île aux milliardaires. C’est en effet la date à laquelle le contrat de gestion concédé à la SPC arrive à échéance. En mai 2025, les élus bonifaciens s’étaient en effet unanimement prononcés en faveur d’une gestion du port de Cavallo en régie, soit directement par la commune. Aujourd’hui, Jean-Charles Orsucci l’assure, la commune n’a pas l’intention de régler la facture des travaux de remise en état du port de Cavallo : « S’il n’y a pas d’accord avec la Société du port de Cavallo, ce sera à la justice de dire qui va payer. » Et par la suite, « les droits d’usage du port de Cavallo paieront l’investissement et le fonctionnement du port, annonce l’édile bonifacien. Je veux créer un outil communal qui sera supporté par les habitants de l’île. »
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