En 2024, vous aviez fini en dernière position de l'élection législative dans la deuxième circonscription. Est-ce que vous vous attendiez à mieux ?
Non. Je pense que cette élection était très compliquée à préparer, parce qu’il y avait eu la dissolution. Nous, A Mossa Palatina, on était un parti qui avait seulement six mois d’existence. Se mettre en ordre de bataille dans ces conditions, ça a été très compliqué.
Quand il a fondé A Mossa Palatina en 2024, Nicolas Battini s’était fixé comme objectif électoral l’échéance des municipales. Un regroupement, l’Unione di i Patriotti, a eu lieu entre le RN, A Mossa Palatina et l’UDR en Corse. Pourquoi ne partez-vous pas, finalement, sous cette étiquette ?
Il ne faut pas confondre les élections. L’idée pour ces municipales, c’était d'être présent dans les plus grandes villes. Et en Corse, c’est Bastia et Ajaccio. Partout ailleurs, ce sont des listes d’union qui voient le jour, y compris à Porto-Vecchio. Et avant tout, au centre de chaque candidature, il y a un projet. Le nôtre, il est porté sur l’économie, car Porto-Vecchio c’est quand même le poumon économique de la Corse. Et on est aussi là pour défendre l’identité des Porto-Vecchiais, qui est en train de se perdre.. Parce qu'on ne peut pas non plus avoir de l'économie si ça ne profite pas aux gens de Porto-Vecchio. On voit qu'on importe par exemple 5 500 saisonniers par an. Donc ça fait une manne financière de 120 millions d'euros qui s'échappe. On est là pour que les richesses restent à Porto-Vecchio.
Quels profils et compétences avez-vous recherché au moment de constituer votre liste ?
Par exemple, en parlant d’économie, on a Sébastien Ristori sur notre liste. Il est enseignant et directeur des agences immobilières Barnes en Corse. C'est une liste d'ouverture qui réunit toutes les tendances de droite. Il y a des socioprofessionnels ou des gens de la société civile qui ne se reconnaissaient plus dans la démarche de Georges Mela, lequel a voté tout pareil que Jean-Christophe Angelini pendant six ans... Donc, il y a dans notre liste des gens de droite qui voulaient une autre voie. Moi, je représente A Mossa Palatina. On pourra compter aussi sur François Cucchi, le représentant de l’UDR en Corse. Mais il y a aussi des gens sur notre liste qui n’ont pas de lien avec l’Unione di i Patriotti.
Vous vous positionnez clairement comme une alternative à Georges Mela, à la droite de l’échiquier porto-vecchiais. Estimez-vous qu’il n’a pas rempli son rôle d’opposant à Jean-Christophe Angelini ?
Les chiffres parlent d'eux-mêmes. L’opposition de Georges Mela s’est abstenue trois fois sur 2 800 délibérations. Je considère que ce n'est pas une opposition. Selon moi, il a soutenu une politique de centre gauche menée par Jean-Christophe Angelini. Quand on est de droite, l'augmentation des taxes foncières, ce n'est pas trop un projet de droite. La taxe sur les logements vacants, ce n'est pas non plus un projet de droite. Ni l'expansion des HLM. Nous, on veut être une autre force de proposition.
Sur le logement, sujet éminemment porto-vecchiais, que préconisez-vous ?
A Porto-Vecchio, faute de jeunes formés ici, on importe des saisonniers qu’on doit loger. Il y a plus de 150 logements à Porto-Vecchio qui leur sont destinés. Si on peut remettre sur le marché de la location une partie de ces logements, c'est du gagnant-gagnant, et on n'aura pas besoin d'investir pour du logement HLM. Ensuite, avec l'office foncier, on veut trouver des terres à acquérir, pour lancer des lotissements communaux pour que les jeunes puissent construire chez eux. Et nous voulons modifier ce Plan local d’urbanisme, qui ne sort pas d’ailleurs, et on ne sait pas pourquoi... (NDLR, aux dernières nouvelles, c'est prévu pour "juin ou juillet", a annoncé Jean-Christophe Angelini). L'enquête publique s'est terminée au mois d'avril et on n'a toujours pas de retour. Si on est élu, on révisera le PLU.
De quelle manière ?
Dans un premier temps, il faudra reprendre la main sur toutes ces terres agricoles qui n'en sont pas. Vous avez des morceaux dans Murateddu par exemple, qui sont considérés comme agricoles par le PADDUC. On veut aussi délimiter une zone industrielle digne de ce nom. Enfin, il n'y a pas de lien entre le port, la ville et le quartier des Quatre-Chemins. On veut créer du lien entre ces trois zones, mais aussi avec les hameaux. Ça fera l'objet d'une large discussion pendant les commissions qui vont établir le PLU.
La surtaxe sur les résidences secondaires permet-elle selon vous de lutter contre la spéculation ?
Je pense qu'il aurait fallu travailler plus sur la surface des résidences secondaires. La moitié d’entre elles appartiennent à des Corses, et souvent, ce ne sont pas des villas de 600 m², les pieds dans l’eau, contrairement à ce qu’on peut croire. Donc, oui, il faut surtaxer une partie des résidences secondaires, celles qui sont destinées à la spéculation ou à la location saisonnière. Mais tous les Porto-Vecchiais qui ont un petit appartement ou une maison au village, je ne vois pas pourquoi ils souffriraient de cette taxe.
Le projet d'extension du port, c'est le gros chantier en cours à Porto-Vecchio. Quel regard portez-vous sur ce projet emblématique du mandat écoulé ?
Il faut donner un vrai projet de vie à ce port. Il ne s’agit pas simplement de choisir entre la grande plaisance, la moyenne plaisance ou la voile. Quels commerces va-t-on mettre sur ce port ? On va créer des locaux commerciaux, mais on ne sait pas pour qui, pourquoi, ni comment. Parce que ça fait quand même quatre ans que les travaux ont commencé. Donc je pense que les Porto-Vecchiais auraient pu être informés sur les possibilités qui s’offrent à eux. Ensuite, le plan de financement pose question. Il y a pour le moment 45 millions d’euros manquants. Est-ce que la commune va encore faire un emprunt ? Ce n'est pas notre volonté, parce qu'on a déjà 70 millions d'euros d'emprunts. Nous on propose de faire un gouvernement d'intérêt économique avec la Collectivité de Corse. Parce qu'on ne peut pas leur demander de financer le projet sans qu'ils aient un pouvoir décisionnaire, au minimum de vote. Ou bien on fait une délégation de services publics. Mais il faudra faire un choix. Et nous, on mettra les Porto-Vecchiais devant ce choix.
Si l’été, le tourisme bat son plein à Porto-Vecchio, que préconisez-vous pour que la ville regagne en attractivité l’hiver ?
Il faut désenclaver le centre-ville, lui redonner un peu de vie, parce qu'actuellement il est moribond. Vous montez en ville le mardi soir, sur la place de l'église, il n'y a pas de lumière. Pas une affaire ouverte. Il y a de l'activité aux Quatre-Chemins, par contre. Pourquoi ? Parce qu’en ville, tout est piétonnisé. Et puis il faut aider les commerçants qui restent ouverts à l’année. On veut les aider en réduisant leurs taxes. On veut mettre en place une politique incitative sur les commerces du centre-ville.
Quelles sont vos autres priorités pour Porto-Vecchio ?
La piscine municipale. On l'attend déjà depuis une bonne quinzaine d'années. C'était dans les tiroirs, il y avait des panneaux de construction, et on n’en voit pas le début du commencement. On a encore d’autres projets, en lien avec le pouvoir d’achat notamment, mais j’en parlerai la semaine prochaine, quand sortira notre programme.
Non. Je pense que cette élection était très compliquée à préparer, parce qu’il y avait eu la dissolution. Nous, A Mossa Palatina, on était un parti qui avait seulement six mois d’existence. Se mettre en ordre de bataille dans ces conditions, ça a été très compliqué.
Quand il a fondé A Mossa Palatina en 2024, Nicolas Battini s’était fixé comme objectif électoral l’échéance des municipales. Un regroupement, l’Unione di i Patriotti, a eu lieu entre le RN, A Mossa Palatina et l’UDR en Corse. Pourquoi ne partez-vous pas, finalement, sous cette étiquette ?
Il ne faut pas confondre les élections. L’idée pour ces municipales, c’était d'être présent dans les plus grandes villes. Et en Corse, c’est Bastia et Ajaccio. Partout ailleurs, ce sont des listes d’union qui voient le jour, y compris à Porto-Vecchio. Et avant tout, au centre de chaque candidature, il y a un projet. Le nôtre, il est porté sur l’économie, car Porto-Vecchio c’est quand même le poumon économique de la Corse. Et on est aussi là pour défendre l’identité des Porto-Vecchiais, qui est en train de se perdre.. Parce qu'on ne peut pas non plus avoir de l'économie si ça ne profite pas aux gens de Porto-Vecchio. On voit qu'on importe par exemple 5 500 saisonniers par an. Donc ça fait une manne financière de 120 millions d'euros qui s'échappe. On est là pour que les richesses restent à Porto-Vecchio.
Quels profils et compétences avez-vous recherché au moment de constituer votre liste ?
Par exemple, en parlant d’économie, on a Sébastien Ristori sur notre liste. Il est enseignant et directeur des agences immobilières Barnes en Corse. C'est une liste d'ouverture qui réunit toutes les tendances de droite. Il y a des socioprofessionnels ou des gens de la société civile qui ne se reconnaissaient plus dans la démarche de Georges Mela, lequel a voté tout pareil que Jean-Christophe Angelini pendant six ans... Donc, il y a dans notre liste des gens de droite qui voulaient une autre voie. Moi, je représente A Mossa Palatina. On pourra compter aussi sur François Cucchi, le représentant de l’UDR en Corse. Mais il y a aussi des gens sur notre liste qui n’ont pas de lien avec l’Unione di i Patriotti.
Vous vous positionnez clairement comme une alternative à Georges Mela, à la droite de l’échiquier porto-vecchiais. Estimez-vous qu’il n’a pas rempli son rôle d’opposant à Jean-Christophe Angelini ?
Les chiffres parlent d'eux-mêmes. L’opposition de Georges Mela s’est abstenue trois fois sur 2 800 délibérations. Je considère que ce n'est pas une opposition. Selon moi, il a soutenu une politique de centre gauche menée par Jean-Christophe Angelini. Quand on est de droite, l'augmentation des taxes foncières, ce n'est pas trop un projet de droite. La taxe sur les logements vacants, ce n'est pas non plus un projet de droite. Ni l'expansion des HLM. Nous, on veut être une autre force de proposition.
Sur le logement, sujet éminemment porto-vecchiais, que préconisez-vous ?
A Porto-Vecchio, faute de jeunes formés ici, on importe des saisonniers qu’on doit loger. Il y a plus de 150 logements à Porto-Vecchio qui leur sont destinés. Si on peut remettre sur le marché de la location une partie de ces logements, c'est du gagnant-gagnant, et on n'aura pas besoin d'investir pour du logement HLM. Ensuite, avec l'office foncier, on veut trouver des terres à acquérir, pour lancer des lotissements communaux pour que les jeunes puissent construire chez eux. Et nous voulons modifier ce Plan local d’urbanisme, qui ne sort pas d’ailleurs, et on ne sait pas pourquoi... (NDLR, aux dernières nouvelles, c'est prévu pour "juin ou juillet", a annoncé Jean-Christophe Angelini). L'enquête publique s'est terminée au mois d'avril et on n'a toujours pas de retour. Si on est élu, on révisera le PLU.
De quelle manière ?
Dans un premier temps, il faudra reprendre la main sur toutes ces terres agricoles qui n'en sont pas. Vous avez des morceaux dans Murateddu par exemple, qui sont considérés comme agricoles par le PADDUC. On veut aussi délimiter une zone industrielle digne de ce nom. Enfin, il n'y a pas de lien entre le port, la ville et le quartier des Quatre-Chemins. On veut créer du lien entre ces trois zones, mais aussi avec les hameaux. Ça fera l'objet d'une large discussion pendant les commissions qui vont établir le PLU.
La surtaxe sur les résidences secondaires permet-elle selon vous de lutter contre la spéculation ?
Je pense qu'il aurait fallu travailler plus sur la surface des résidences secondaires. La moitié d’entre elles appartiennent à des Corses, et souvent, ce ne sont pas des villas de 600 m², les pieds dans l’eau, contrairement à ce qu’on peut croire. Donc, oui, il faut surtaxer une partie des résidences secondaires, celles qui sont destinées à la spéculation ou à la location saisonnière. Mais tous les Porto-Vecchiais qui ont un petit appartement ou une maison au village, je ne vois pas pourquoi ils souffriraient de cette taxe.
Le projet d'extension du port, c'est le gros chantier en cours à Porto-Vecchio. Quel regard portez-vous sur ce projet emblématique du mandat écoulé ?
Il faut donner un vrai projet de vie à ce port. Il ne s’agit pas simplement de choisir entre la grande plaisance, la moyenne plaisance ou la voile. Quels commerces va-t-on mettre sur ce port ? On va créer des locaux commerciaux, mais on ne sait pas pour qui, pourquoi, ni comment. Parce que ça fait quand même quatre ans que les travaux ont commencé. Donc je pense que les Porto-Vecchiais auraient pu être informés sur les possibilités qui s’offrent à eux. Ensuite, le plan de financement pose question. Il y a pour le moment 45 millions d’euros manquants. Est-ce que la commune va encore faire un emprunt ? Ce n'est pas notre volonté, parce qu'on a déjà 70 millions d'euros d'emprunts. Nous on propose de faire un gouvernement d'intérêt économique avec la Collectivité de Corse. Parce qu'on ne peut pas leur demander de financer le projet sans qu'ils aient un pouvoir décisionnaire, au minimum de vote. Ou bien on fait une délégation de services publics. Mais il faudra faire un choix. Et nous, on mettra les Porto-Vecchiais devant ce choix.
Si l’été, le tourisme bat son plein à Porto-Vecchio, que préconisez-vous pour que la ville regagne en attractivité l’hiver ?
Il faut désenclaver le centre-ville, lui redonner un peu de vie, parce qu'actuellement il est moribond. Vous montez en ville le mardi soir, sur la place de l'église, il n'y a pas de lumière. Pas une affaire ouverte. Il y a de l'activité aux Quatre-Chemins, par contre. Pourquoi ? Parce qu’en ville, tout est piétonnisé. Et puis il faut aider les commerçants qui restent ouverts à l’année. On veut les aider en réduisant leurs taxes. On veut mettre en place une politique incitative sur les commerces du centre-ville.
Quelles sont vos autres priorités pour Porto-Vecchio ?
La piscine municipale. On l'attend déjà depuis une bonne quinzaine d'années. C'était dans les tiroirs, il y avait des panneaux de construction, et on n’en voit pas le début du commencement. On a encore d’autres projets, en lien avec le pouvoir d’achat notamment, mais j’en parlerai la semaine prochaine, quand sortira notre programme.
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