Les signataires évoquent « une tragédie humaine d’une gravité extrême » et estiment que ce drame n’a « rien d’imprévisible », affirmant qu’il intervient « dans un contexte de tensions sociales, de souffrance au travail et d’alertes répétées depuis des années ».
Dans leur communiqué, ils évoquent également « de nombreux cas de dépression, d’épuisement professionnel, ainsi que des dizaines de salariés durablement marqués dans leur vie personnelle et professionnelle ».Les trois responsables disent vouloir exprimer « leur soutien total, humain et solidaire » à l’ensemble des salariés du réseau ADMR, saluant leur engagement quotidien « malgré un climat social profondément dégradé ». Ils adressent également « leurs pensées les plus sincères » à la famille, aux proches et aux collègues touchés par ce drame.
Selon eux, les mouvements sociaux actuellement en cours témoignent « de la profondeur du malaise qui traverse le réseau ADMR ». Ils dénoncent « l’absence de dialogue social », « une pression managériale », « le manque de reconnaissance » et « la perte de sens dans l’exercice des missions ».
Les signataires affirment également que l’analyse de la situation fait apparaître « des difficultés majeures » concernant l’évolution de l’activité, les relations entre la fédération et les associations membres ainsi que « l’utilisation de l’argent public », qui soulèverait selon eux « de très nombreuses interrogations ». Ils dénoncent aussi des « pratiques de harcèlement moral devenues systémiques », qu’ils rapprochent d’un « management toxique au sens de la jurisprudence France Télécom ».
Ils rappellent enfin que ces difficultés avaient déjà été identifiées dans le rapport d’audit financier et organisationnel remis en janvier 2023 à la demande de la Collectivité de Corse. D’après eux, « aucune réponse structurelle à la hauteur des enjeux » n’a été apportée depuis par les instances fédérales.
Dans ce contexte, ils demandent « que toute la lumière soit faite » sur « les pratiques dénoncées en matière de gestion des ressources humaines », « l’utilisation des fonds publics » et « la responsabilité de la gouvernance ».
Le communiqué est signé par Michel Artily, ancien administrateur fédéral, Francis Santoni, ancien président de la fédération ADMR de Corse-du-Sud, et Didier Medori, ancien directeur de la fédération.










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