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Sécurité à la cité scolaire de Montesoro : une réunion qui rassure partiellement les syndicats


Léana Serve le Jeudi 15 Janvier 2026 à 18:13

Une semaine après avoir alerté sur « la sécurité dans l’enceinte de la cité scolaire de Montesoro », les représentants des personnels d’éducation des lycées Fred Scamaroni et Paul-Vincensini ont été reçus ce jeudi matin par le rectorat et la Collectivité de Corse à Bastia. Si les syndicats se disent « à priori satisfaits » des engagements de la collectivité, ils restent plus réservés vis-à-vis du rectorat, notamment sur les moyens humains.



Photo : Gérard Baldocchi
Photo : Gérard Baldocchi

Une semaine après la diffusion d’un communiqué alertant sur « la sécurité dans l’enceinte de la cité scolaire de Montesoro », les représentants des personnels d’éducation des lycées Fred Scamaroni et Paul-Vincensini se sont retrouvés ce jeudi matin pour une rencontre dans les locaux de la Collectivité de Corse à Bastia, en présence du rectorat.

Un rendez-vous qui intervient deux jours après un rassemblement devant la cité scolaire, où des représentants des syndicats STC, Sgen-CFDT, SNES-FSU et SNALC avaient fait part de leur droit de retrait pour protester contre « des réponses apportées qui confirment que le niveau d’insécurité n’est pas reconnu par nos interlocuteurs ». Après une matinée de mobilisation, un rendez-vous avait finalement été acté pour discuter des conditions de sécurité au sein de l’établissement. Ce jeudi matin, le rectorat et la collectivité ont donc rencontré les représentants des personnels d’éducation pour faire le point sur la situation.


(Photo Gérard Baldocchi)
(Photo Gérard Baldocchi)

« Chacun s'est exprimé sur ses compétences sans dire que ça ne relevait pas de ses fonctions », se réjouit Marie-Catherine Giacobbi, représentante du Sgen-CFDT. Du côté des réponses apportées par la collectivité, les personnels d’éducation se disent « à priori satisfaits ». « Ils nous ont dit que certains travaux seraient engagés dans de brefs délais, et ils vont travailler dans la continuité de ce qui a été établi pour pouvoir nous présenter un budget qui serait alloué à notre établissement. En plus, ils ont concédé qu’il y avait un défaut de communication regrettable, donc on les revoit au mois de février pour faire des points détaillés de ce qui a déjà été fait et de ce qu’il reste à faire. Des rencontres régulières sont prévues. Après, à voir si les promesses seront suivies des faits. »

Mais côté rectorat, les syndicats se disent « plus inquiets ». « C'est difficile pour nous d'entendre qu'on est surdotés en moyens humains, que les élèves sont en sécurité, que les parents peuvent être rassurés… », détaille-t-elle en faisant référence à un communiqué transmis ce mercredi par l’Académie, dans lequel elle conteste les notions d’« état d’abandon » et « d’absence de moyens » et indique que l’établissement, qui accueille 1 800 élèves dont 180 internes, se caractérise par « un très faible nombre d’incidents depuis la rentrée de septembre 2025 », avec « seuls neuf faits établissements », dont « quatre concernaient  un même parent d'élève à l’extérieur » de la cité scolaire.


(Photo Gérard Baldocchi)
(Photo Gérard Baldocchi)

Pour les représentants des personnels d’éducation, « ils ont un mode de calcul qu'on leur a demandé de revoir ». « On n'a pas l'impression d'être mieux dotés que les autres établissements qui sont sur le site du rectorat, en nombre de CPE par exemple. Ils nous disent que les dotations sont calculées non seulement sur les effectifs d'élèves, mais aussi sur les superficies, mais ce n'est pas ce qu'on voit dans les chiffres. Et puis de toute façon, quand bien même ce serait vrai, il ne suffit pas de regarder les chiffres, il faut regarder ce qui se passe. »

Les représentants des personnels d’éducation se réuniront ce vendredi lors d’une assemblée générale pour discuter de la suite du mouvement. « On attend toujours des moyens humains pour assurer la surveillance, en plus des moyens matériels qu'on sollicite auprès de la collectivité. On demande les deux pour qu'il n'y en ait pas non plus un des deux qui assume la totalité de l'achat, et en même temps, on pense que c'est plus efficace d’avoir à la fois des moyens humains et des moyens matériels. »