Dans un communiqué adressé à la presse ce mercredi, les représentants des personnels d’éducation du lycée Paul-Vincensini de Bastia alertent sur « la sécurité dans l'enceinte de la cité scolaire de Montesoro » après que la proviseure adjointe ait « fait l’objet de menaces de mort à plusieurs reprises avant les vacances ». Selon eux, « ce n’est pas la première fois qu’un adulte entre dans l'établissement et profère des menaces et insultes ». « Pour les menaces de mort, le problème a été traité et des mesures ont été prises », indique une représentante jointe ce mercredi. « Ça fait longtemps qu'on dit que notre établissement n'est pas sécurisé mais le problème, c'est que les réactions se font toujours en aval. »
Ils dénoncent aussi « des problèmes qui s’accumulent ». « On a un bâtiment dans notre cité qui se dégrade considérablement. On nous expliquait qu’il n’y aurait pas de travaux parce qu'il était appelé à devenir l'internat du lycée maritime. Finalement, il n'est jamais devenu l'internat du lycée maritime, mais les dégradations ont continué. On a aussi une fenêtre qui s’est délogée du mur et qui est tombée sur un élève, et c'est là qu'on nous a enfin changé les fenêtres. On a aussi eu quelqu’un qui s’est introduit dans l'établissement et qui avait menacé de mort un collègue, et c’est là qu'on a enfin eu une loge. Il faut toujours qu'on soit au bord du drame pour que les choses se passent », poursuit-elle, prenant également pour exemple un incident électrique survenu l’année dernière.
Face à cette situation, les représentants des personnels d’éducation appellent « à la responsabilité des autorités compétentes, à nos élus comme à notre hiérarchie ». Ils réclament notamment « plus de personnel pour assurer la surveillance » ainsi que « des moyens matériels comme de la vidéosurveillance ». « On a encore eu hier une ou plusieurs personnes qui se sont introduites dans une salle et qui ont jeté un produit sur le bureau. Fort heureusement, l'enseignant n'a pas été touché, mais ça aurait pu, parce que ce n'est pas assez surveillé. Il nous faut des moyens pour surveiller, que ce soit de la vidéosurveillance ou du personnel supplémentaire pour surveiller les allées et venues et les couloirs. La cité de Montesoro est immense, il y a beaucoup d'accès, il faut surveiller tout ça. »
Contactée, la Collectivité de Corse affirme « qu’un principe avait été acté concernant l’ensemble des EPLE [établissement public local d'enseignement, ndlr] de ne pas installer de caméras de surveillance, celles-ci n’évitant pas les intrusions et nécessitant un investissement initial, de maintenance et au niveau de la cybersécurité ». « Seule la présence d’un surveillant permet de maîtriser et de filtrer les entrées : il y a une nécessité, et c’est un principe qui a été validé, de renforcer la présence physique de personnels aux points d’entrée », explique-t-elle, précisant que cela relève des compétences du rectorat.
De son côté, le rectorat affirme que « chaque lycée est doté de surveillants et de CPE chargés de réguler, entre autres, les entrées », que le lycée Paul-Vincensini est « plutôt bien doté en surveillants et CPE à temps plein », et qu’au sein de leur administration, « il n’y a pas eu de remontées de la part du chef d’établissement faisant état d’un problème ou afin de demander à être mieux doté ».
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