Dernière ligne droite pour la campagne des municipales. À 12 jours du premier tour, Charlotte Cesari et sa liste « La Gauche Unie : a Voci di u Populu » ont ouvert le bal des meetings à Ajaccio, ce mardi soir à l’Espace Diamant. En présence de nombreuses figures de la gauche ajaccienne, la liste soutenue par le PCF, le PS et Debout !, a tracé ses ambitions pour le mandat qui s’ouvrira le 22 mars prochain.
« Notre ville mérite le meilleur, elle mérite l'engagement, la justice, la solidarité, elle mérite une politique à la hauteur des défis de notre temps », a argué Pierre-Ange Muselli Colonna, militant du PCF et 6e de la liste, en introduction en arguant que par le passé quand les différents partis de gauche se sont alliés pour partager laresponsabilité des affaires communales à Ajaccio, ils ont pu « transformer (leurs) valeurs en actes concrets ». « La période de 2001-2014 a été, de l’avis, celle qui a été la plus riche, la plus foisonnante en réalisations concrètes. Nous avons réussi, en 13 ans, à rattraper une bonne partie des énormes retards d'équipement qui pénalisaient la capitale régionale », a-t-il glissé. Et de dresser une liste non exhaustive de réalisation de l’ère Renucci parmi lesquelles la construction de la station d'épuration de Campo dell’Oro, de la nouvelle caserne des pompiers, du réseau d'évacuation des eaux pluviales en centre-ville, de quatre écoles, de crèches ou encore d’équipements sportifs. « Ces réalisations ne sont pas le fruit du hasard. Elles sont l'illustration concrète d'une vision de l'avenir d'Ajaccio : une ville solidaire, écologique, démocratique. Une ville qui a besoin vital de s'équiper, de se démocratiser, pour que personne ne soit laissé au bord du chemin », a-t-il repris. « Nous nous présentons à vous forts de nos valeurs et de notre héritage », a pour sa part renchéri Alain Combaret, conseiller municipal de 2001 à 2014. « À Ajaccio, la gauche est certes porteuse d'un idéal mais surtout forte d'un bilan qui démontre que dans l'exercice du pouvoir local, elle est en capacité de se hisser à la hauteur des enjeux pour arriver à des réalisations concrètes », a-t-il ajouté en appelant à « redonner à Ajaccio son élan vers le progrès ».
« Le programme porté par notre liste nous permet de croire à des lendemains meilleurs »
Jean-Baptiste Luccioni, 1er secrétaire de la fédération de Corse-du-Sud du PS, s’est de son côté dit « convaincu que le peuple de gauche est encore présent à Ajaccio ». « Les résultats des dernières listes statives nous le démontrent. Lorsque nous sommes unis, nous sommes forts », a-t-il insisté en saluant le travail entrepris par les partis de gauche pour parvenir à cette union et désigner Charlotte Cesari comme tête de liste. « Issue de la société civile, elle a toujours été engagée dans le domaine associatif. Proche des gens, c'est une véritable figure ajaccienne. Elle a créé un consensus autour de sa personne, tant elle est dynamique, volontaire, engagée. Et comme ce n'est pas une professionnelle de la politique, cela la rend vraiment authentique », s’est-il félicité, « Le programme porté par notre liste nous permet de croire à des lendemains meilleurs. Nous n'avons pas voulu additionner des porteurs de voix. Nous avons voulu additionner des compétences pour constituer une équipe prête à travailler dès son élection du 22 mars. Une équipe qui saura porter la voix du peuple. Une équipe qui aura à cœur de mettre en œuvre le programme fondé sur le logement, la solidarité et le bien commun ».
« Notre ville mérite le meilleur, elle mérite l'engagement, la justice, la solidarité, elle mérite une politique à la hauteur des défis de notre temps », a argué Pierre-Ange Muselli Colonna, militant du PCF et 6e de la liste, en introduction en arguant que par le passé quand les différents partis de gauche se sont alliés pour partager laresponsabilité des affaires communales à Ajaccio, ils ont pu « transformer (leurs) valeurs en actes concrets ». « La période de 2001-2014 a été, de l’avis, celle qui a été la plus riche, la plus foisonnante en réalisations concrètes. Nous avons réussi, en 13 ans, à rattraper une bonne partie des énormes retards d'équipement qui pénalisaient la capitale régionale », a-t-il glissé. Et de dresser une liste non exhaustive de réalisation de l’ère Renucci parmi lesquelles la construction de la station d'épuration de Campo dell’Oro, de la nouvelle caserne des pompiers, du réseau d'évacuation des eaux pluviales en centre-ville, de quatre écoles, de crèches ou encore d’équipements sportifs. « Ces réalisations ne sont pas le fruit du hasard. Elles sont l'illustration concrète d'une vision de l'avenir d'Ajaccio : une ville solidaire, écologique, démocratique. Une ville qui a besoin vital de s'équiper, de se démocratiser, pour que personne ne soit laissé au bord du chemin », a-t-il repris. « Nous nous présentons à vous forts de nos valeurs et de notre héritage », a pour sa part renchéri Alain Combaret, conseiller municipal de 2001 à 2014. « À Ajaccio, la gauche est certes porteuse d'un idéal mais surtout forte d'un bilan qui démontre que dans l'exercice du pouvoir local, elle est en capacité de se hisser à la hauteur des enjeux pour arriver à des réalisations concrètes », a-t-il ajouté en appelant à « redonner à Ajaccio son élan vers le progrès ».
« Le programme porté par notre liste nous permet de croire à des lendemains meilleurs »
Jean-Baptiste Luccioni, 1er secrétaire de la fédération de Corse-du-Sud du PS, s’est de son côté dit « convaincu que le peuple de gauche est encore présent à Ajaccio ». « Les résultats des dernières listes statives nous le démontrent. Lorsque nous sommes unis, nous sommes forts », a-t-il insisté en saluant le travail entrepris par les partis de gauche pour parvenir à cette union et désigner Charlotte Cesari comme tête de liste. « Issue de la société civile, elle a toujours été engagée dans le domaine associatif. Proche des gens, c'est une véritable figure ajaccienne. Elle a créé un consensus autour de sa personne, tant elle est dynamique, volontaire, engagée. Et comme ce n'est pas une professionnelle de la politique, cela la rend vraiment authentique », s’est-il félicité, « Le programme porté par notre liste nous permet de croire à des lendemains meilleurs. Nous n'avons pas voulu additionner des porteurs de voix. Nous avons voulu additionner des compétences pour constituer une équipe prête à travailler dès son élection du 22 mars. Une équipe qui saura porter la voix du peuple. Une équipe qui aura à cœur de mettre en œuvre le programme fondé sur le logement, la solidarité et le bien commun ».
Détaillant le volet social de ce programme, Christelle Caruana, référente du mouvement Debout ! en Corse et 3e de la liste, a estimé que « A Voci di u Populu » est la seule démarche « capable de répondre aux défis de notre ville » : « Faire d’Ajaccio une ville plus juste, plus solidaire et plus humaine ». « Ajaccio est aujourd’hui prisonnière d’un insupportable paradoxe social : le coût de la vie est parmi les plus élevés de France, alors que 40% des salariés perçoivent un bas salaire », a-t-elle rappelé. Un fossé pourtant « loin d’être une fatalité », que l’union de gauche entend bien résorber. « L'accès aux besoins de première nécessité ne doit plus être une variable d'ajustement. Ce n'est pas une option, c'est un droit que nous voulons garantir à chaque ajaccien », a-t-elle martelé.
Faire d’Ajaccio « une ville qui protège et soutienne ses habitants »
Pour passer aux actes, liste envisage ainsi tout d’abord la création d'épiceries municipales solidaires. « Cela permettra à chacun d'accéder à une alimentation saine variée et issue autant que possible de nos producteurs locaux. La participation financière sera juste et proportionnelle aux revenus des bénéficiaires, mais ces épiceries seront bien plus que des points de vente : elles seront des espaces de vie et de rencontres », a détaillé Christelle Caruana. Pour que la santé ne soit plus un luxe, mais un droit fondamental., l’union de gauche veut par ailleurs mettre en place une mutuelle communale « qui s'adressera à celles et ceux qui ne bénéficient pas d'une couverture d'entreprise, et que le système actuel laisse de côté ». « Ce dispositif n'implique aucune charge supplémentaire de la commune. Il implique seulement une volonté politique et la force de négociation », a-t-elle assuré, « Notre volonté est claire. : faire en sorte qu'à Ajaccio, plus personne n'est à choisir entre remplir son frigo et payer ses soins dentaires ». Pour l’accès à l’eau, « A Voci di u Populu » envisage dans la même veine de renforcer la tarification progressive et de proposer aux foyers les plus modestes une première tranche de consommation à coût nul. La liste aspire encore à mettre en place une gratuité des transports pour « redonner de l'air au budget des ménages », ou encore à créer un réseau de micro crèches municipales pour faire en sorte que les jeunes parents ne soient plus soumis à un parcours du combattant pour faire garder leurs enfants. En somme, une série d’ « engagements fermes en faveur de la justice sociale » afin de faire d’Ajaccio « une ville qui protège et soutienne ses habitants et la capitale régionale du bien vivre pour tous et toutes »
Faire d’Ajaccio « une ville qui protège et soutienne ses habitants »
Pour passer aux actes, liste envisage ainsi tout d’abord la création d'épiceries municipales solidaires. « Cela permettra à chacun d'accéder à une alimentation saine variée et issue autant que possible de nos producteurs locaux. La participation financière sera juste et proportionnelle aux revenus des bénéficiaires, mais ces épiceries seront bien plus que des points de vente : elles seront des espaces de vie et de rencontres », a détaillé Christelle Caruana. Pour que la santé ne soit plus un luxe, mais un droit fondamental., l’union de gauche veut par ailleurs mettre en place une mutuelle communale « qui s'adressera à celles et ceux qui ne bénéficient pas d'une couverture d'entreprise, et que le système actuel laisse de côté ». « Ce dispositif n'implique aucune charge supplémentaire de la commune. Il implique seulement une volonté politique et la force de négociation », a-t-elle assuré, « Notre volonté est claire. : faire en sorte qu'à Ajaccio, plus personne n'est à choisir entre remplir son frigo et payer ses soins dentaires ». Pour l’accès à l’eau, « A Voci di u Populu » envisage dans la même veine de renforcer la tarification progressive et de proposer aux foyers les plus modestes une première tranche de consommation à coût nul. La liste aspire encore à mettre en place une gratuité des transports pour « redonner de l'air au budget des ménages », ou encore à créer un réseau de micro crèches municipales pour faire en sorte que les jeunes parents ne soient plus soumis à un parcours du combattant pour faire garder leurs enfants. En somme, une série d’ « engagements fermes en faveur de la justice sociale » afin de faire d’Ajaccio « une ville qui protège et soutienne ses habitants et la capitale régionale du bien vivre pour tous et toutes »
Dans cette entreprise, la problématique du logement occupe également une place centrale pour l’union de gauche. « Pour nous, la question du logement est transversale. Il est essentiel de l'inscrire dans une réflexion globale sur l'aménagement du territoire. Elle ne peut être abandonnée aux seules logiques spéculatives et aux intérêts des promoteurs privés », a exposé Marc-Antoine Leroy, secrétaire de la section PCF d’Ajaccio et 2ede la liste, annonçant que la démarche de gauche promet d’atteindre le seuil de 25% de logements sociaux tel qu’exigé par la loi SRU lors de la mandature, si elle est élue. « Pour y parvenir il faut construire plus et mieux », a-t-il détaillé en indiquant également le souhait d’ « a Voci di u Populu » de réorienter la politique d’acquisition de l’Office Foncier de Corse afin que celui se concentre sur le logement social, et de travailler de concert avec ce dernier pour créer « un inventaire détaillé de tout le foncier disponible dans le périmètre communal ». La démarche de gauche entend par ailleurs tester le bail réel solidaire, à l’instar du dispositif mis en place à Pietrosella, pour aider l’accès à la propriété et protéger les logements de la spéculation, et propose également un encadrement des loyers, « dispositif qui a déjà fait ses preuves dans de nombreuses communes de France », ainsi que la création d’un fonds municipal d’aide à la caution et d’une assurance logement municipale. Le tout dans le but d’aider les Ajacciens à pouvoir se loger dignement. « Le logement n’est pas une marchandise ou un outil spéculatif, mais un droit », a martelé Marc-Antoine Leroy.
« Ajaccio n’est pas vaincue »
Enfin, clôturant les prises de parole, Charlotte Cesari a promis que ces différentes mesures ne sont ni « une liste de promesses » ni « un catalogue électoral ». « C'est un projet sérieux pour rendre Ajaccio à ses habitants », a-t-elle soufflé avant de reprendre : « Je suis née dans cette ville. Je l'ai parcourue comme élève, comme étudiante, comme enseignante comme militante associative. Je connais ses forces. Je connais ses fragilités. Je connais ses colères aussi. Et je vois ce qu'elle est en train de devenir. Une ville où se loger devient un combat. Une ville où les appartements restent fermés pendant que des familles cherchent un toit. Une ville où des hommes et des femmes dansent dans la rue. Une ville où nos enfants jouent sur le béton brûlant. Une ville où trop de jeunes partent faute de perspectives ».
Un constat que la têt de liste de la gauche refuse de voir comme une réalité : « C'est le résultat de choix politiques. Et une ville peut toujours faire d'autres choix. Et il existe une sortie vers le haut. Oui, nous régulerons la spéculation. Oui, nous maîtriserons le développement touristique. Oui, nous redonnerons la priorité au peuple ajaccien pour le logement. Mais nous le ferons avec méthode, avec transparence, avec courage, parce qu'Ajaccio n'est pas un produit financier, Ajaccio est une communauté humaine », a-t-elle promis. Pour la candidate d’ « a Voci di u Populu », si certains affirment que « changer est risqué, continuer comme avant, l'est davantage ». « Dans quelques jours, vous choisirez. Vous choisirez si Ajaccio reste un lieu de vie, ou devient un décor, une carte postale, un lieu de villégiature, une petite cité agréable et charmante dans laquelle on s'arrête quelques heures en prenant des photos, en consommant bien peu », a encore averti Charlotte Cesari avant de conclure : « Je prends un engagement clair devant vous. Je ne céderai ni aux intérêts privés, ni aux pressions, ni aux intimidations. Je défendrai l'intérêt des habitants, toujours. Parce qu'Ajaccio n'est pas à vendre, elle est à habiter. Ajaccio n'est pas fatiguée, Ajaccio n'est pas vaincue, Ajaccio n'est pas condamnée, elle attend. Elle attend qu'on la défende, elle attend qu'on la relève, elle attend qu'on la choisisse ».
« Ajaccio n’est pas vaincue »
Enfin, clôturant les prises de parole, Charlotte Cesari a promis que ces différentes mesures ne sont ni « une liste de promesses » ni « un catalogue électoral ». « C'est un projet sérieux pour rendre Ajaccio à ses habitants », a-t-elle soufflé avant de reprendre : « Je suis née dans cette ville. Je l'ai parcourue comme élève, comme étudiante, comme enseignante comme militante associative. Je connais ses forces. Je connais ses fragilités. Je connais ses colères aussi. Et je vois ce qu'elle est en train de devenir. Une ville où se loger devient un combat. Une ville où les appartements restent fermés pendant que des familles cherchent un toit. Une ville où des hommes et des femmes dansent dans la rue. Une ville où nos enfants jouent sur le béton brûlant. Une ville où trop de jeunes partent faute de perspectives ».
Un constat que la têt de liste de la gauche refuse de voir comme une réalité : « C'est le résultat de choix politiques. Et une ville peut toujours faire d'autres choix. Et il existe une sortie vers le haut. Oui, nous régulerons la spéculation. Oui, nous maîtriserons le développement touristique. Oui, nous redonnerons la priorité au peuple ajaccien pour le logement. Mais nous le ferons avec méthode, avec transparence, avec courage, parce qu'Ajaccio n'est pas un produit financier, Ajaccio est une communauté humaine », a-t-elle promis. Pour la candidate d’ « a Voci di u Populu », si certains affirment que « changer est risqué, continuer comme avant, l'est davantage ». « Dans quelques jours, vous choisirez. Vous choisirez si Ajaccio reste un lieu de vie, ou devient un décor, une carte postale, un lieu de villégiature, une petite cité agréable et charmante dans laquelle on s'arrête quelques heures en prenant des photos, en consommant bien peu », a encore averti Charlotte Cesari avant de conclure : « Je prends un engagement clair devant vous. Je ne céderai ni aux intérêts privés, ni aux pressions, ni aux intimidations. Je défendrai l'intérêt des habitants, toujours. Parce qu'Ajaccio n'est pas à vendre, elle est à habiter. Ajaccio n'est pas fatiguée, Ajaccio n'est pas vaincue, Ajaccio n'est pas condamnée, elle attend. Elle attend qu'on la défende, elle attend qu'on la relève, elle attend qu'on la choisisse ».
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