- Vous incarnez l’opposition de Prunelli. Pourquoi avez-vous décidé d’être de nouveau candidat face au maire sortant ?
- Parce que depuis sept ans, j’entends la même attente : plus de clarté, plus de méthode et un climat plus apaisé dans la gestion comme dans la relation aux habitants. Nous avons passé ces années à travailler les dossiers, à alerter quand c’était nécessaire, à faire des propositions malgré un contexte où la place laissée à l’opposition était très restreinte. Aujourd’hui, nous voulons mettre cette expérience au service d’un projet cohérent, finançable, et surtout utile pour les Prunellacci.
- Vous êtes indépendantiste. Comment qualifiez-vous votre liste ? De quels soutiens politiques bénéficie-t-elle ?
- Une élection municipale, c’est un contrat de gestion avec les habitants. Notre liste est clairement sans étiquette : on y trouve des personnes de sensibilités différentes, parfois éloignées, qui se retrouvent sur un triptyque simple : honnêteté, travail, rigueur. Nous ne sommes pas la liste d’un parti. Nous présentons un projet municipal, construit pour et avec les habitants de Prunelli, et c’est à eux que nous voulons rendre des comptes. En deux mots, notre parti c’est Prunelli.
- Quels regards portez-vous sur l’action du maire sortant ?
- Quand les choses allaient dans le bon sens, nous les avons soutenues parce que l’intérêt des habitants doit passer avant tout. Certaines de nos propositions ont d’ailleurs été reprises, comme la création d’une micro-crèche, la réfection de la voirie ou encore la hausse des subventions aux associations. Mais globalement, le mandat a manqué de méthode et de concertation. Des projets majeurs ont été lancés sans préparation suffisante, comme Cardiccia et le plateau scolaire et sportif. Et la commune en paie aujourd’hui les conséquences financières. La commune est devenue très dépendante du centre d’enfouissement, les dépenses ont fortement augmenté, et les services se sont retrouvés désorganisés, ce qui se voit dans l’état du patrimoine communal. Le dossier de l’EHPAD A Ziglia en est une illustration très parlante. Nous avions soutenu le rachat parce qu’une rénovation urgente était annoncée. Pourtant, malgré plus de 500 000 € de loyers encaissés, le bâtiment s’est dégradé. C’est difficile à comprendre et certainement pas à la hauteur de ce que méritent nos anciens. Ce que nous décrivons n’est pas un jugement politique : ce sont les constats de la Chambre régionale des comptes, une institution indépendante. Nous, nous pensons qu’il faut moins d’improvisation, moins de communication, et beaucoup plus de méthode, de planification et de travail.
- Quelle est, pour vous, la principale problématique de la commune ?
- La principale difficulté, c’est un équilibre fragilisé : des finances très tendues et une confiance qui s’est érodée. D’un côté, la commune dépend fortement des recettes de la STOC, qui représentent près d’un quart du budget. De l’autre, 11,5 millions d’euros d’emprunts contractés sur une seule mandature, ce qui réduit fortement les marges de manœuvre. À cela s’ajoutent des engagements de 2020 qui n’ont pas été tenus, notamment sur les impôts et sur l’enfouissement. Et quand les finances sont fragiles et que la parole donnée n’est pas respectée, la confiance s’abîme naturellement.
- Comment comptez-vous y répondre ?
- D’abord en remettant de l’ordre dans la maison : en maîtrisant les dépenses, en réorganisant les services et en sécurisant les finances pour sortir progressivement de la dépendance au centre d’enfouissement. Ensuite, en changeant la manière de décider par la création d’un Conseil citoyen et en travaillant en concertation avec les usagers des projets communaux. Enfin, en priorisant : plateau scolaire et sportif, reconstruction de l’EHPAD sur un site adapté, mise à niveau des réseaux d’eau et d’assainissement, PLU pour permettre aux jeunes de se loger, soutien réel à l’économie locale et aux associations. L’idée est simple : arrêter de s’éparpiller et se concentrer sur ce qui compte vraiment.
-Vous dites vouloir « redonner à Prunelli une gestion sérieuse, transparente et vraiment tournée vers les habitants ». Qu’entendez-vous par là ?
- Sérieuse, cela veut dire : chaque euro dépensé est justifié, suivi, évalué. On ne lance pas un chantier de 20 millions d’euros sans plan global, sans étude sérieuse des coûts de fonctionnement derrière, sans écoute des usagers. Transparente, cela veut dire des rapports budgétaires complets, un vrai plan pluriannuel d’investissements et des informations claires sur les impôts, sur la STOC, sur l’endettement. Bref, des documents fiables et accessibles à tous. Tournée vers les habitants, cela veut dire associer les familles à la réflexion sur l’école, les associations au complexe sportif ou au futur gymnase, les agriculteurs au PLU… Et, surtout, tenir sa parole. Si on n’est pas en mesure de promettre quelque chose, on ne le promet pas. La parole tenue, pour moi, c’est la base du respect et de la confiance.
- Vous fustigez une augmentation des impôts que récuse le maire sortant. Qu’en est-il exactement ?
- Nous ne fustigeons pas, nous ne sommes pas dans l’invective. Nous constatons des faits établis par des institutions indépendantes et par les propres délibérations de la commune. Les chiffres officiels montrent que les recettes fiscales de la commune ont augmenté de 31 % entre 2018 et 2022. Sur la même période, la revalorisation nationale décidée par l’État n’explique qu’environ 8,2 % de hausse. La Chambre régionale des comptes l’explique clairement : la hausse vient surtout de décisions locales, notamment le contrat depuis 2021 pour optimiser les bases fiscales et l’augmentation du taux communal en 2022. Parallèlement, le programme électoral de 2020 annonçait clairement « pas d’augmentation d’impôts », et la communication municipale, notamment dans U Nutiziale affirmait : « nous n’avons jamais eu recours à une hausse des impôts locaux ». Remettre en cause les conclusions d’une institution indépendante comme la Chambre régionale des comptes, c’est s’éloigner du cadre factuel qui devrait guider l’action publique. Notre engagement, c’est simplement de dire la vérité, calmement, et d’expliquer clairement aux habitants comment sont calculés leurs impôts.
- Autre polémique de campagne : le rapport de la Chambre régionale des comptes, publié en 2024. Pour vous, y a-t-il eu mauvaise gestion ?
- Pour nous, il n’y a pas de polémique, il y a un rapport officiel. La Chambre régionale des comptes a procédé à un contrôle approfondi et a relevé un certain nombre de points : désorganisation des services, hausse très importante des charges de personnel, forte dépendance aux recettes de la STOC, recours massif à des avenants, manque de procédures écrites, etc. Ce rapport a d’ailleurs été suivi d’une enquête judiciaire pour prise illégale d’intérêts, favoritisme et détournement de fonds publics. L’enquête préliminaire est close. Désormais, c’est le procureur qui décidera des suites à donner. Ce que nous disons, c’est que lorsqu’une institution indépendante pointe des risques financiers et des pratiques à corriger, une équipe responsable doit en tirer les conséquences, changer de méthode, sécuriser ses procédures. C’est cette culture de la rigueur et de la transparence que nous voulons instaurer.
- Autre dossier polémique : le centre d’enfouissement des déchets. Quelle est votre position là-dessus ?
- Là encore, il ne s’agit pas de polémique mais de faits établis. En 2020, la majorité assurait : « pas d’augmentation d’impôts et pas de STOC 3 ». L’exploitation du centre d’enfouissement aurait pu s’arrêter en 2023 si la commune avait choisi de préempter les terrains. À ce moment-là, elle n’était pas encore surendettée. La réalité, c’est que la durée d’exploitation a été prolongée jusqu’en 2037, et que la redevance a triplé entre 2018 et 2022, au point de représenter aujourd’hui près d’un quart des recettes de fonctionnement. La Chambre régionale des comptes parle d’un autofinancement « particulièrement dépendant » de ces recettes et appelle à la prudence. Construire l’équilibre budgétaire de la commune sur une ressource aussi incertaine, basée sur les déchets qui arrivent de toute la Corse, expose Prunelli à un risque réel pour son avenir. D’autant que la mise en service du centre de tri de Monte diminuera mécaniquement la redevance de la STOC. Notre position est simple. Mieux vaut utiliser ce qu’il reste de cette recette exceptionnelle pour financer la transition, en investissant dans les écoles, l’EHPAD, les réseaux ou le foncier stratégique, plutôt que pour éponger le fonctionnement. Et surtout, il faut être cohérents : on ne peut pas annoncer la fin de l’enfouissement tout en bâtissant le budget sur son prolongement. Les habitants méritent une information claire et des décisions alignées avec les engagements.
- Quel sont les axes forts de votre programme ?
- Nous avons déposé notre programme dans les 2 000 boîtes aux lettres de la commune, et chacun peut aussi le retrouver avec des vidéos thématiques sur notre site : www.per-prunelli.com. Mais si je dois en retenir l’essentiel, c’est ceci : assainir les finances et remettre la mairie en ordre de marche pour que chaque euro serve vraiment aux habitants ; repenser le projet scolaire et sportif avec celles et ceux qui le vivent, pour offrir à nos enfants un lieu sûr, fonctionnel et digne ; rénover l’EHPAD A Ziglia et construire un nouvel établissement sur un site stratégique, parce que nos anciens méritent un meilleur cadre de soin et un meilleur cadre de vie ; adopter un PLU cohérent, qui permette aux jeunes de s’installer ici tout en protégeant nos terres agricoles et en soutenant vraiment l’économie locale ; achever le réseau d’assainissement et créer deux stations d’épuration, une au village, une en plaine, pour protéger durablement notre environnement ; remettre à niveau l’évacuation des eaux pluviales, pour sécuriser les hameaux et améliorer le quotidien ; valoriser Calzarellu, en y créant une salle des fêtes conviviale, et en ouvrant le marais de Canna à la visite, pour en faire un lieu de découverte et de fierté locale ; soutenir pleinement l’économie de proximité, les commerces, les artisans, les producteurs et les circuits courts. Ce projet, nous l’avons construit avec sérieux, mais aussi avec cœur, parce que nous croyons profondément en Prunelli et en son avenir. Nous avons voulu un programme utile, solide et humain, un programme qui rassemble plutôt qu’il ne divise.
- Quelle sera votre priorité si vous êtes élu ?
- Dès les premiers mois, nous voulons agir là où cela compte vraiment : remettre les finances et la mairie sur des bases saines, sécuriser l’avenir de nos enfants et de nos anciens, offrir aux jeunes la possibilité de construire leur vie ici grâce à un PLU clair et équilibré. Avec ces trois priorités, Prunelli prend un nouveau cap, un cap qui redonne confiance et perspectives.
- Etes-vous confiant ? Pensez-vous gagner ?
- Je suis confiant dans le projet que nous portons et dans l’équipe qui m’entoure : des femmes et des hommes compétents avec une vraie envie de servir la commune. Mais ce sont les Prunellacci qui décideront. Ce que je peux leur promettre, en revanche, c’est que nous mènerons cette campagne comme nous voulons gérer la commune : avec sérieux, avec respect, avec honnêteté, en nous appuyant sur des faits, des documents officiels, et en gardant toujours en tête l’intérêt général. Si les habitants veulent une commune plus lisible, plus honnête, plus apaisée, alors oui, je crois qu’ils peuvent nous faire confiance pour ouvrir, ensemble, une nouvelle page pour Prunelli.
Propos recueillis par Nicole MARI.
- Parce que depuis sept ans, j’entends la même attente : plus de clarté, plus de méthode et un climat plus apaisé dans la gestion comme dans la relation aux habitants. Nous avons passé ces années à travailler les dossiers, à alerter quand c’était nécessaire, à faire des propositions malgré un contexte où la place laissée à l’opposition était très restreinte. Aujourd’hui, nous voulons mettre cette expérience au service d’un projet cohérent, finançable, et surtout utile pour les Prunellacci.
- Vous êtes indépendantiste. Comment qualifiez-vous votre liste ? De quels soutiens politiques bénéficie-t-elle ?
- Une élection municipale, c’est un contrat de gestion avec les habitants. Notre liste est clairement sans étiquette : on y trouve des personnes de sensibilités différentes, parfois éloignées, qui se retrouvent sur un triptyque simple : honnêteté, travail, rigueur. Nous ne sommes pas la liste d’un parti. Nous présentons un projet municipal, construit pour et avec les habitants de Prunelli, et c’est à eux que nous voulons rendre des comptes. En deux mots, notre parti c’est Prunelli.
- Quels regards portez-vous sur l’action du maire sortant ?
- Quand les choses allaient dans le bon sens, nous les avons soutenues parce que l’intérêt des habitants doit passer avant tout. Certaines de nos propositions ont d’ailleurs été reprises, comme la création d’une micro-crèche, la réfection de la voirie ou encore la hausse des subventions aux associations. Mais globalement, le mandat a manqué de méthode et de concertation. Des projets majeurs ont été lancés sans préparation suffisante, comme Cardiccia et le plateau scolaire et sportif. Et la commune en paie aujourd’hui les conséquences financières. La commune est devenue très dépendante du centre d’enfouissement, les dépenses ont fortement augmenté, et les services se sont retrouvés désorganisés, ce qui se voit dans l’état du patrimoine communal. Le dossier de l’EHPAD A Ziglia en est une illustration très parlante. Nous avions soutenu le rachat parce qu’une rénovation urgente était annoncée. Pourtant, malgré plus de 500 000 € de loyers encaissés, le bâtiment s’est dégradé. C’est difficile à comprendre et certainement pas à la hauteur de ce que méritent nos anciens. Ce que nous décrivons n’est pas un jugement politique : ce sont les constats de la Chambre régionale des comptes, une institution indépendante. Nous, nous pensons qu’il faut moins d’improvisation, moins de communication, et beaucoup plus de méthode, de planification et de travail.
- Quelle est, pour vous, la principale problématique de la commune ?
- La principale difficulté, c’est un équilibre fragilisé : des finances très tendues et une confiance qui s’est érodée. D’un côté, la commune dépend fortement des recettes de la STOC, qui représentent près d’un quart du budget. De l’autre, 11,5 millions d’euros d’emprunts contractés sur une seule mandature, ce qui réduit fortement les marges de manœuvre. À cela s’ajoutent des engagements de 2020 qui n’ont pas été tenus, notamment sur les impôts et sur l’enfouissement. Et quand les finances sont fragiles et que la parole donnée n’est pas respectée, la confiance s’abîme naturellement.
- Comment comptez-vous y répondre ?
- D’abord en remettant de l’ordre dans la maison : en maîtrisant les dépenses, en réorganisant les services et en sécurisant les finances pour sortir progressivement de la dépendance au centre d’enfouissement. Ensuite, en changeant la manière de décider par la création d’un Conseil citoyen et en travaillant en concertation avec les usagers des projets communaux. Enfin, en priorisant : plateau scolaire et sportif, reconstruction de l’EHPAD sur un site adapté, mise à niveau des réseaux d’eau et d’assainissement, PLU pour permettre aux jeunes de se loger, soutien réel à l’économie locale et aux associations. L’idée est simple : arrêter de s’éparpiller et se concentrer sur ce qui compte vraiment.
-Vous dites vouloir « redonner à Prunelli une gestion sérieuse, transparente et vraiment tournée vers les habitants ». Qu’entendez-vous par là ?
- Sérieuse, cela veut dire : chaque euro dépensé est justifié, suivi, évalué. On ne lance pas un chantier de 20 millions d’euros sans plan global, sans étude sérieuse des coûts de fonctionnement derrière, sans écoute des usagers. Transparente, cela veut dire des rapports budgétaires complets, un vrai plan pluriannuel d’investissements et des informations claires sur les impôts, sur la STOC, sur l’endettement. Bref, des documents fiables et accessibles à tous. Tournée vers les habitants, cela veut dire associer les familles à la réflexion sur l’école, les associations au complexe sportif ou au futur gymnase, les agriculteurs au PLU… Et, surtout, tenir sa parole. Si on n’est pas en mesure de promettre quelque chose, on ne le promet pas. La parole tenue, pour moi, c’est la base du respect et de la confiance.
- Vous fustigez une augmentation des impôts que récuse le maire sortant. Qu’en est-il exactement ?
- Nous ne fustigeons pas, nous ne sommes pas dans l’invective. Nous constatons des faits établis par des institutions indépendantes et par les propres délibérations de la commune. Les chiffres officiels montrent que les recettes fiscales de la commune ont augmenté de 31 % entre 2018 et 2022. Sur la même période, la revalorisation nationale décidée par l’État n’explique qu’environ 8,2 % de hausse. La Chambre régionale des comptes l’explique clairement : la hausse vient surtout de décisions locales, notamment le contrat depuis 2021 pour optimiser les bases fiscales et l’augmentation du taux communal en 2022. Parallèlement, le programme électoral de 2020 annonçait clairement « pas d’augmentation d’impôts », et la communication municipale, notamment dans U Nutiziale affirmait : « nous n’avons jamais eu recours à une hausse des impôts locaux ». Remettre en cause les conclusions d’une institution indépendante comme la Chambre régionale des comptes, c’est s’éloigner du cadre factuel qui devrait guider l’action publique. Notre engagement, c’est simplement de dire la vérité, calmement, et d’expliquer clairement aux habitants comment sont calculés leurs impôts.
- Autre polémique de campagne : le rapport de la Chambre régionale des comptes, publié en 2024. Pour vous, y a-t-il eu mauvaise gestion ?
- Pour nous, il n’y a pas de polémique, il y a un rapport officiel. La Chambre régionale des comptes a procédé à un contrôle approfondi et a relevé un certain nombre de points : désorganisation des services, hausse très importante des charges de personnel, forte dépendance aux recettes de la STOC, recours massif à des avenants, manque de procédures écrites, etc. Ce rapport a d’ailleurs été suivi d’une enquête judiciaire pour prise illégale d’intérêts, favoritisme et détournement de fonds publics. L’enquête préliminaire est close. Désormais, c’est le procureur qui décidera des suites à donner. Ce que nous disons, c’est que lorsqu’une institution indépendante pointe des risques financiers et des pratiques à corriger, une équipe responsable doit en tirer les conséquences, changer de méthode, sécuriser ses procédures. C’est cette culture de la rigueur et de la transparence que nous voulons instaurer.
- Autre dossier polémique : le centre d’enfouissement des déchets. Quelle est votre position là-dessus ?
- Là encore, il ne s’agit pas de polémique mais de faits établis. En 2020, la majorité assurait : « pas d’augmentation d’impôts et pas de STOC 3 ». L’exploitation du centre d’enfouissement aurait pu s’arrêter en 2023 si la commune avait choisi de préempter les terrains. À ce moment-là, elle n’était pas encore surendettée. La réalité, c’est que la durée d’exploitation a été prolongée jusqu’en 2037, et que la redevance a triplé entre 2018 et 2022, au point de représenter aujourd’hui près d’un quart des recettes de fonctionnement. La Chambre régionale des comptes parle d’un autofinancement « particulièrement dépendant » de ces recettes et appelle à la prudence. Construire l’équilibre budgétaire de la commune sur une ressource aussi incertaine, basée sur les déchets qui arrivent de toute la Corse, expose Prunelli à un risque réel pour son avenir. D’autant que la mise en service du centre de tri de Monte diminuera mécaniquement la redevance de la STOC. Notre position est simple. Mieux vaut utiliser ce qu’il reste de cette recette exceptionnelle pour financer la transition, en investissant dans les écoles, l’EHPAD, les réseaux ou le foncier stratégique, plutôt que pour éponger le fonctionnement. Et surtout, il faut être cohérents : on ne peut pas annoncer la fin de l’enfouissement tout en bâtissant le budget sur son prolongement. Les habitants méritent une information claire et des décisions alignées avec les engagements.
- Quel sont les axes forts de votre programme ?
- Nous avons déposé notre programme dans les 2 000 boîtes aux lettres de la commune, et chacun peut aussi le retrouver avec des vidéos thématiques sur notre site : www.per-prunelli.com. Mais si je dois en retenir l’essentiel, c’est ceci : assainir les finances et remettre la mairie en ordre de marche pour que chaque euro serve vraiment aux habitants ; repenser le projet scolaire et sportif avec celles et ceux qui le vivent, pour offrir à nos enfants un lieu sûr, fonctionnel et digne ; rénover l’EHPAD A Ziglia et construire un nouvel établissement sur un site stratégique, parce que nos anciens méritent un meilleur cadre de soin et un meilleur cadre de vie ; adopter un PLU cohérent, qui permette aux jeunes de s’installer ici tout en protégeant nos terres agricoles et en soutenant vraiment l’économie locale ; achever le réseau d’assainissement et créer deux stations d’épuration, une au village, une en plaine, pour protéger durablement notre environnement ; remettre à niveau l’évacuation des eaux pluviales, pour sécuriser les hameaux et améliorer le quotidien ; valoriser Calzarellu, en y créant une salle des fêtes conviviale, et en ouvrant le marais de Canna à la visite, pour en faire un lieu de découverte et de fierté locale ; soutenir pleinement l’économie de proximité, les commerces, les artisans, les producteurs et les circuits courts. Ce projet, nous l’avons construit avec sérieux, mais aussi avec cœur, parce que nous croyons profondément en Prunelli et en son avenir. Nous avons voulu un programme utile, solide et humain, un programme qui rassemble plutôt qu’il ne divise.
- Quelle sera votre priorité si vous êtes élu ?
- Dès les premiers mois, nous voulons agir là où cela compte vraiment : remettre les finances et la mairie sur des bases saines, sécuriser l’avenir de nos enfants et de nos anciens, offrir aux jeunes la possibilité de construire leur vie ici grâce à un PLU clair et équilibré. Avec ces trois priorités, Prunelli prend un nouveau cap, un cap qui redonne confiance et perspectives.
- Etes-vous confiant ? Pensez-vous gagner ?
- Je suis confiant dans le projet que nous portons et dans l’équipe qui m’entoure : des femmes et des hommes compétents avec une vraie envie de servir la commune. Mais ce sont les Prunellacci qui décideront. Ce que je peux leur promettre, en revanche, c’est que nous mènerons cette campagne comme nous voulons gérer la commune : avec sérieux, avec respect, avec honnêteté, en nous appuyant sur des faits, des documents officiels, et en gardant toujours en tête l’intérêt général. Si les habitants veulent une commune plus lisible, plus honnête, plus apaisée, alors oui, je crois qu’ils peuvent nous faire confiance pour ouvrir, ensemble, une nouvelle page pour Prunelli.
Propos recueillis par Nicole MARI.
Liste Per Prunelli
1- SALDANA ESTEBAN - 40 ans -Professeur de corse / Conseiller municipal et communautaire
2- LEANDRI Anna-Félicité - 67ans - Retraitée
3- POLINI André - 63 ans - Entrepreneur / Conseiller municipal
4- POLI Véronique - 56 ans - Enseignante
5- DEHAINAULT Christian - 71ans - Retraité de l'ONF / Président de l'Echec Club du Fium'Orbu
6- FAZIO Sophie - 50ans -Enseignante SVT
7- MORAZZANI Sébastien - 39ans - Chef de chantier
8- VALENTINI Michelle - 67ans - Retraitée
9- SANTELLI Anthony - 46ans - Chef d'entreprise
10- OLIVIERI Karine - 47ans - Commerçante
11- CARLOTTI Petru - 44ans - Aide médico psychologique et guide conférencier
12- MORIS Christelle - 54ans - Agent d'accueil garage
13- SELVINI Stéphane - 51ans - Gérant de société
14- RUTTER MACLIN Séverine - 49ans - Secrétaire comptable
15- CHOURAQUI David - 57ans - Facteur
16- ROSSINI Coralie - 37ans - sans profession
17- CASTANIER Nicolas - 33ans - Militaire
18- ROMANI Rachel Chantal - 74ans - Retraitée / Bénévole au secours catholique
19- DELAPORTE Alexandre - 55ans - Facteur
20- SALDANA Marie - 37ans - Infirmière
21- COLOMBANI Ghjuvanni-Lesiu - 36ans - Agriculteur
22- GAMBOTTI Léa - 33ans - Chargée d'accueil social
23- CARLOTTI Laurent - 25ans - Facteur
24- FERRANDINI Lisiane - 42ans - Comptable
25- MOREAU Alain - 68ans - Artiste peintre
26- CARLOTTI Josiane - 72ans - Retraitée
27- BARTOLI Henri - 68ans - Retraité
28- MORACCHINI Leria - 24ans - Etudiante
29- UTRERA Laurent - 57ans - Agriculteur
2- LEANDRI Anna-Félicité - 67ans - Retraitée
3- POLINI André - 63 ans - Entrepreneur / Conseiller municipal
4- POLI Véronique - 56 ans - Enseignante
5- DEHAINAULT Christian - 71ans - Retraité de l'ONF / Président de l'Echec Club du Fium'Orbu
6- FAZIO Sophie - 50ans -Enseignante SVT
7- MORAZZANI Sébastien - 39ans - Chef de chantier
8- VALENTINI Michelle - 67ans - Retraitée
9- SANTELLI Anthony - 46ans - Chef d'entreprise
10- OLIVIERI Karine - 47ans - Commerçante
11- CARLOTTI Petru - 44ans - Aide médico psychologique et guide conférencier
12- MORIS Christelle - 54ans - Agent d'accueil garage
13- SELVINI Stéphane - 51ans - Gérant de société
14- RUTTER MACLIN Séverine - 49ans - Secrétaire comptable
15- CHOURAQUI David - 57ans - Facteur
16- ROSSINI Coralie - 37ans - sans profession
17- CASTANIER Nicolas - 33ans - Militaire
18- ROMANI Rachel Chantal - 74ans - Retraitée / Bénévole au secours catholique
19- DELAPORTE Alexandre - 55ans - Facteur
20- SALDANA Marie - 37ans - Infirmière
21- COLOMBANI Ghjuvanni-Lesiu - 36ans - Agriculteur
22- GAMBOTTI Léa - 33ans - Chargée d'accueil social
23- CARLOTTI Laurent - 25ans - Facteur
24- FERRANDINI Lisiane - 42ans - Comptable
25- MOREAU Alain - 68ans - Artiste peintre
26- CARLOTTI Josiane - 72ans - Retraitée
27- BARTOLI Henri - 68ans - Retraité
28- MORACCHINI Leria - 24ans - Etudiante
29- UTRERA Laurent - 57ans - Agriculteur
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