SC Bastia : entre rigueur budgétaire et ambitions sportives, Claude Ferrandi, ici avec Gilles Cioni, fixe le cap pour la Ligue 3 (Photo Gerard Baldocchi)
Le président du Sporting Club de Bastia a débuté avec le nerf de la guerre, autrement dit le budget de la saison de Ligue 3 2026-2027. Un budget de 9 millions d'euros qui a reçu le feu vert de la DNCG, sans aucune restriction. Pour autant, un gros travail financier a dû être effectué pour passer sans encombre sous le regard du gendarme financier du football français : un apport de 900 000 euros des actionnaires du club, mais aussi une importante réduction de la masse salariale des joueurs, passée de 5 millions à 1,5 million d'euros, à laquelle s'ajoutent des départs au sein de l'administration du club. Les ventes de Juan Guevara au Club León ou encore d'Amine Boutrah à Bursaspor ont permis au club bastiais de récupérer pas moins de 2,3 millions d'euros.
Claude Ferrandi prévient : « Nous avons vendu et nous allons encore devoir vendre. » Objectif premier du président : « permettre au Sporting de continuer à vivre autour d'un nouveau modèle économique. » Dans un monde où le football français se porte très mal, « avec un malaise et quelque chose qui ne tourne pas rond », la mauvaise gestion des droits télé a amputé le Sporting de 6 millions d'euros sur les deux dernières années : « compliqué pour un club qui fonctionne sur ce modèle », ajoute le président. Cela oblige le club à être plus inventif pour faire entrer de nouvelles recettes et maintenir un budget à l'équilibre. Le Sporting sera tout de même privé de billetterie pour ses deux premiers matches à domicile, qui se joueront à huis clos.
Malgré ce contexte, Claude Ferrandi insiste : « Après avoir digéré la relégation, le club travaille désormais sur la préparation d'un nouveau cycle intégrant ces nouvelles données. »
L'avenir du Sporting Club de Bastia passera aussi par le terrain et cette première saison inaugurant la nouvelle Ligue 3 : « L'objectif est de réaliser le meilleur parcours sportif possible. Je ne veux pas vendre du rêve. Remonter est une promesse que je ne peux pas faire. Évidemment, nous en avons envie et nous allons construire un groupe dans ce sens. » Ce qui ne veut pas dire « que nous n'avons pas d'ambition », rassure le président du Sporting.
Prudent, Claude Ferrandi veut surtout éviter de retomber dans le même schéma et les mêmes erreurs que l'an passé. Annoncé comme prétendant à la montée en Ligue 1, le Sporting est complètement passé à côté de sa saison avec un recrutement raté.
Sur cette question du recrutement, la mission confiée à Gilles Cioni, coordinateur sportif, est claire : rester dans les clous de la masse salariale et bâtir un effectif qui corresponde à la mentalité du Sporting Club de Bastia.
Plusieurs postes sont recherchés, dont un gardien d'expérience pour compenser le départ de Johny Placide. Pour son vestiaire, Claude Ferrandi souhaite trouver « un équilibre entre joueurs expérimentés et jeunes joueurs, car nous avons vu que trop de jeunesse n'était pas toujours bénéfique. » Le président bastiais pourra s'appuyer sur les cadres actuels de l'équipe pour les encadrer, tout en valorisant les plus jeunes dans une stratégie économique : « et créer des actifs que le club pourra valoriser. » C'est aussi l'une des raisons pour lesquelles le centre de formation a été moins impacté par les coupes budgétaires et qui « pourrait devenir le poumon du Sporting de demain. »
Dans cette longue conférence de presse, le président du Sporting Club de Bastia, Claude Ferrandi, a rappelé à plusieurs reprises la nécessité d'enclencher un nouveau cycle : « Tout est aligné pour que nous puissions repartir. » Il a également vanté l'état d'esprit, la fraîcheur et l'engouement de son nouvel entraîneur, Laurent Peyrelade.
Pour cette saison en Ligue 3, le président du Sporting veut faire, et est surtout obligé de faire, avec les moyens dont il dispose, sans rogner sur les ambitions sportives : « Nous allons vivre avec ce que nous avons. » Avec une gestion au cordeau pour ne pas prendre le risque de voir le club disparaître pour des raisons financières, comme cela devient de plus en plus fréquent dans le football français.
Maître mot : « Revenir à une humilité qui a été le point fort du Sporting. » Avec également un retour vers les supporters, dont certains ont manifesté leur désamour : « Nous voulons leur dire que nous avons subi un coup dur, mais que nous sommes toujours là et que nous repartons. » Des entraînements délocalisés sont à l'ordre du jour pour renouer ce lien.
Le début de saison est programmé le 7 août face au Puy-en-Velay, avec un premier match amical dès le 10 juillet contre Rodez.
Claude Ferrandi prévient : « Nous avons vendu et nous allons encore devoir vendre. » Objectif premier du président : « permettre au Sporting de continuer à vivre autour d'un nouveau modèle économique. » Dans un monde où le football français se porte très mal, « avec un malaise et quelque chose qui ne tourne pas rond », la mauvaise gestion des droits télé a amputé le Sporting de 6 millions d'euros sur les deux dernières années : « compliqué pour un club qui fonctionne sur ce modèle », ajoute le président. Cela oblige le club à être plus inventif pour faire entrer de nouvelles recettes et maintenir un budget à l'équilibre. Le Sporting sera tout de même privé de billetterie pour ses deux premiers matches à domicile, qui se joueront à huis clos.
Malgré ce contexte, Claude Ferrandi insiste : « Après avoir digéré la relégation, le club travaille désormais sur la préparation d'un nouveau cycle intégrant ces nouvelles données. »
L'avenir du Sporting Club de Bastia passera aussi par le terrain et cette première saison inaugurant la nouvelle Ligue 3 : « L'objectif est de réaliser le meilleur parcours sportif possible. Je ne veux pas vendre du rêve. Remonter est une promesse que je ne peux pas faire. Évidemment, nous en avons envie et nous allons construire un groupe dans ce sens. » Ce qui ne veut pas dire « que nous n'avons pas d'ambition », rassure le président du Sporting.
Prudent, Claude Ferrandi veut surtout éviter de retomber dans le même schéma et les mêmes erreurs que l'an passé. Annoncé comme prétendant à la montée en Ligue 1, le Sporting est complètement passé à côté de sa saison avec un recrutement raté.
Sur cette question du recrutement, la mission confiée à Gilles Cioni, coordinateur sportif, est claire : rester dans les clous de la masse salariale et bâtir un effectif qui corresponde à la mentalité du Sporting Club de Bastia.
Plusieurs postes sont recherchés, dont un gardien d'expérience pour compenser le départ de Johny Placide. Pour son vestiaire, Claude Ferrandi souhaite trouver « un équilibre entre joueurs expérimentés et jeunes joueurs, car nous avons vu que trop de jeunesse n'était pas toujours bénéfique. » Le président bastiais pourra s'appuyer sur les cadres actuels de l'équipe pour les encadrer, tout en valorisant les plus jeunes dans une stratégie économique : « et créer des actifs que le club pourra valoriser. » C'est aussi l'une des raisons pour lesquelles le centre de formation a été moins impacté par les coupes budgétaires et qui « pourrait devenir le poumon du Sporting de demain. »
Dans cette longue conférence de presse, le président du Sporting Club de Bastia, Claude Ferrandi, a rappelé à plusieurs reprises la nécessité d'enclencher un nouveau cycle : « Tout est aligné pour que nous puissions repartir. » Il a également vanté l'état d'esprit, la fraîcheur et l'engouement de son nouvel entraîneur, Laurent Peyrelade.
Pour cette saison en Ligue 3, le président du Sporting veut faire, et est surtout obligé de faire, avec les moyens dont il dispose, sans rogner sur les ambitions sportives : « Nous allons vivre avec ce que nous avons. » Avec une gestion au cordeau pour ne pas prendre le risque de voir le club disparaître pour des raisons financières, comme cela devient de plus en plus fréquent dans le football français.
Maître mot : « Revenir à une humilité qui a été le point fort du Sporting. » Avec également un retour vers les supporters, dont certains ont manifesté leur désamour : « Nous voulons leur dire que nous avons subi un coup dur, mais que nous sommes toujours là et que nous repartons. » Des entraînements délocalisés sont à l'ordre du jour pour renouer ce lien.
Le début de saison est programmé le 7 août face au Puy-en-Velay, avec un premier match amical dès le 10 juillet contre Rodez.
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