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Laurent Gaudé à Ville-di-Pietrabugno : «  J’aimerai une poésie qui parle à tous »


Rédigé par Michela Vanti le Dimanche 1 Octobre 2017 à 21:22 | Modifié le Dimanche 1 Octobre 2017 - 23:11


Ce samedi l’écrivain Laurent Gaudé, prix Goncourt 2004 pour «Le soleil des Scorta», a partagé avec de nombreux lecteurs ses mots, sa poésie, l'amour pour la littérature, le temps d’une rencontre littéraire, organisée par l’Association Musanostra en partenariat avec la mairie de Ville de Pietrabugno.


Laurent Gaudé à Ville-di-Pietrabugno : «  J’aimerai une poésie qui parle à tous »
Depuis son Goncourt il y a 13 ans, Laurent Gaudé n'a jamais perdu les faveurs du public. Dramaturge, romancier, nouvelliste, il est l’auteur d’une dizaine de romans, de nombreuses pièces de théâtre et de nouvelles. Son nouveau opus De sang et de lumière est son premier recueil de poèmes, une œuvre qui interroge inlassablement le sort réservé aux exclus et qui fait sortir de l’ombre les oubliés de l’histoire : hier esclaves, aujourd’hui migrants ou réfugiés.
A l'invitation de Musanostra et de la mairie de Ville-di-Pietrabugno l’écrivain était ce samedi à la salle de fête du village pour débattre de littérature et plaider pour que une poésie simple, qui parle à tous.

 

- Romancier, dramaturge, poète scénariste. Avec quelle casquette vous vous présente aujourd’hui au public en salle?

Avec toutes les casquettes ! J’aime m’essayer à toutes ces formes littéraires pour le plaisir d’explorer sans cesse le vaste territoire de l’imaginaire et de l’écriture et aujourd’hui on va parler du recueilli de poèmes qui est mon dernier travail à avoir été édité. Mais il y a aussi de l’ensemble de mon écriture et des mes romans…

 

- Quel est le rôle de la poésie dans la société d’aujourd’hui?
Quand on voit le monde d’aujourd’hui, très violent, et qui fait souvent très peur, on a envie de pouvoir le décrire et comprendre avec des mots plus énigmatiques, plus profonds que ceux qui sont employés par les journalistes. On a besoin de la poésie parce que elle peut mettre des mots sur la violence du monde, elle peut apporter un autre type de réflexion que la réflexion sociétale dont le monde journalistique s’empare très bien. J’aurai envie que la fiction, la poésie, mais aussi les romans, nous racontent aussi le monde dans lequel on est en train de vivre parce qu'elles permettraient de le comprendre, simplement.

 

- Vous plaidez pour une poésie simple, qui « marche derrière la colonne des vaincus… »…
- Par goût, j’aime bien l’empathie dans l’écriture, j’aime que l’écriture essaie d’approcher les vies des gens, que ce soit de ça dont on parle et c’est peut être pour cette raison que les gens auront envie de la découvrir parce qu’ils comprendront que c’est de leurs vies dont il est question. 
Ma poésie est très narrative et simple dans le choix de mots, de la syntaxe. Une poésie de voyage inspirée par la découverte.  

 

- Comment arriver au grand public avec la poésie et la littérature? 
- C’est une grande question et un de mes chevaux de bataille…Moi j’aime une poésie qui se revendique simple au sens propre du terme, pas compliquée, pas dans une tour d’ivoire par rapport aux lecteurs. J’ai envie que cette poésie s’adresse à tous les lecteurs, qu’elle soit populaire et accessible à tous.

 

- Quels sont vos projets ?
Dans l’immédiat je dois terminer un livret d’opéra et une pièce de théâtre pour les élèves qui sont en train de terminer leur cycle d’études au Conservatoire National de Paris, et pour ces jeunes comédiens qui seront les acteurs des années à venir. 




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