Proposer des traversées entre Bastia et l’Italie continentale : c’est le défi que vient de se lancer Vincent Lucchini, fondateur de la compagnie maritime Cors’Express. Une idée que cet architecte de formation a eu après des vacances en Sicile. « J’ai eu l’idée il y a trois ans suite à des déplacements en Sicile, où j’ai pris un navire comme celui-ci », raconte-t-il. « J’ai trouvé que c’était assez confortable, notamment en tenue de mer, en vitesse et même à l'intérieur au niveau du confort qu'on peut avoir, et je trouvais ça intéressant d'adapter le modèle sur des lignes qu'on peut avoir entre le continent italien et Bastia, parce qu’on a finalement des temps de traversée similaires à ceux qu’ils ont là-bas entre les îles. »
Le mois dernier, il fait alors l’acquisition d’un navire de 32 mètres de longueur et capable de transporter 220 passagers. « On est parti faire l’étude du navire, on a testé le navire pendant une semaine en Sicile en navigation. Par la suite, on a ouvert les dossiers bancaires, les demandes à la CADEC [Caisse de développement économique de la Corse, ndlr] pour un accompagnement qu'on a eu, et l'acquisition du navire s'est faite début mars. Actuellement, il est en chantier naval en Sicile pour une reclassification complète, et on devrait recevoir le navire au mois de juin, pour commencer les tests de navigation afin d’obtenir le permis d’exploiter par les affaires maritimes italiennes. »
Les traversées, elles, devraient débuter dans le courant de l’été, au départ de Bastia et à destination de trois ports italiens. « Dans le prévisionnel, on serait entre 2h et 3h15 de traversée, selon les ports, sachant qu’on pourrait sur les 4 heures s’il y a la demande pour une nouvelle ligne un peu plus lointaine », souligne Vincent Lucchini. « Le navire a quand même un plafond de limites au niveau météorologique. On peut aller jusqu’à des vagues de 3,60 m mais on n'ira pas au-delà de 3 m pour le confort des marins et des usagers. Mais ça nous laisse quand même une bonne marge, parce que sur l’étude météo des dix années passées, on aurait pu naviguer à 97 % sur toute l'année. » Du côté des émissions de CO2 par passager, il explique que les prévisions estiment que celles-ci seront « deux à trois fois inférieures à celles d’un ferry classique ».
Si le navire effectuera d’abord des liaisons entre la Corse et l’Italie, l’objectif, pour la compagnie maritime, est de passer en « pavillon français premier registre » afin de pouvoir desservir le continent. « L’objectif, c'est d’être une société française, sous pavillon français, et qu’on puisse exploiter avec des marins idéalement corses, voire français en fonction de certains profils », précise Vincent Lucchini. « Dans le cadre de ces démarches, j’ai aussi un partenariat avec M. Cometto, le directeur du lycée maritime de Bastia, pour ouvrir une nouvelle formation au lycée sur ce type de navire qui sont des HSC, des hydrofoils. Le but, c’est d’avoir une cohésion sur le territoire, et d'ouvrir Bastia sur de nouvelles lignes. »
-
Depuis Serra-di-Ferro, des comédiens italiens ont travaillé sur l’adaptation de « Parsifal » en langue corse
-
Lucciana : la pose de la première pierre de SACOI 3 lance un chantier stratégique pour l’énergie corse
-
La liaison électrique entre la Corse, la Sardaigne et l'Italie va être renforcée
-
A Calvi, la France et l'Italie renforcent leur coopération dans l'industrie de défense
-
AIR Corsica met le cap sur Milan au départ de Calvi et de Figari












Envoyer à un ami
Version imprimable






