Laetitia Pierlovisi, infirmière de nuit à Ajaccio, n'avait jamais chanté dans une chorale avant septembre dernier. C'est sur Facebook qu'elle a découvert le projet de Patrick Fiori. "Je suis passionnée de karaoké, j'ai voulu m'inscrire et je n'aurais absolument pas hésité." Depuis, sa vie a changé de rythme. Pour assister aux répétitions à Toulon, elle a embarqué sur le bateau de nuit depuis Ajaccio, est arrivée à 8h30, a enchaîné dix heures de répétition, et repris le bateau le soir même. "Je suis partie en mini-croisière, c'est ironique mais c'est vrai." Pour Marseille, c'est à quatre qu'elle a fait le déplacement avec des choristes qu'elle ne connaissait pas. "On se connaît sans se connaître, on va dire. Mais là, on s'est vraiment connus à bord du bateau." Quatre femmes de 43, 45, 62 et 74 ans. "C'était super."
Pour elle, l'aventure dépasse largement le chant. "J'aurais jamais pensé qu'on puisse se lier d'amitié dans une chorale où on est quand même 250." Elle pense notamment aux choristes venues du continent, particulièrement à une Belge qui fait chaque mois le trajet Belgique-Paris en train, Paris-Marseille puis la liaison vers la Corse en avion, parfois la journée entière de voyage, juste pour une répétition. "C'est une pépite." Quant au 23 mai, Laetitia n'arrive toujours pas à réaliser. "Monter sur scène au Vélodrome... j'ai fait mon école d'infirmière à Marseille, j'ai été secouriste au Vélodrome. C'est le stade emblématique de la France pour moi. Je pense que c'est une fois dans notre vie qu'on va faire ça."
Valérie, Toulonnaise amoureuse de la Corse depuis 32 ans
Valérie Ducournau n'est pas corse, mais elle connaît l'île mieux que beaucoup d'insulaires. Toulonnaise, elle y passe ses vacances depuis 32 ans. "Quand je mets le pied sur la Corse, j'ai l'impression que tous mes soucis restent derrière." Choriste au Chœur du Sud avec Franck Castellano, elle avait déjà participé à la première édition de Corsu Mezu Mezu à la Paris La Défense Arena en 2023. "C'est un projet que Patrick a envisagé depuis deux ans." Elle décrit une cohésion totale entre choristes corses et continentaux. "C'est presque fusionnel. Il n'y a pas de différence entre le continent et la Corse." Elle en veut pour preuve une anecdote : venue à Ajaccio malgré un accident, elle a été entourée et soutenue par ses camarades de chorale. "Ils sont très humains, généreux, c'est très familial."
Pour le 23 mai, Valérie attend particulièrement les chants corses du concert. "Diu vi Salvi Regina et Canta u Populu Corsu... rien que d'en parler, j'en ai les poils hérissés sur les bras." Quant à monter devant 50 000 personnes : "Je pense qu'on va vite verser des larmes parce qu'on a tellement bossé. Rien qu'aux répétitions, ce qu'on arrive à vivre, le jour J, ça va être magique."
Et après le Vélodrome ?
Les deux choristes sont formelles : l'aventure continue. Un concert est prévu à Ajaccio au mois de juin, dont la date et le lieu seront annoncés par Patrick Fiori et Franck Castellano. "On aura plein de souvenirs en tête", confie Laetitia, "et bien évidemment, je continuerai la chorale."
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