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Dominique Erignac : Jean-Guy Talamoni ne "partage ni la forme ni la teneur" du texte


Rédigé par le Lundi 12 Février 2018 à 10:28 | Modifié le Lundi 12 Février 2018 - 23:13


Jean-Guy Talamoni, le président de l'assemblée de Corse a réagi, à son tour, lundi matin, au texte publié sur Facebook par le compte "Di l'Altu pianu" et qui fait l'objet d'une enquête


Dominique Erignac : Jean-Guy Talamoni ne "partage ni la forme ni la teneur" du texte
"Une polémique s’est développée ces dernières heures concernant un texte publié sur le réseau social Facebook.
Quel qu’en soit l’auteur, je n’en partage évidemment pour ma part ni la forme ni la teneur.
Je rappelle que l’action politique que nous conduisons s’inscrit historiquement dans une démarche de respect des individus et des peuples"
souligne notamment Jean-Guy Talamoni.


Autre réaction celle du groupe Per l'Avvene présidé par Jean-Martin Mondoloni : "Les propos diffusés sur Facebook par l’auteur du compte « Di l’altu pianu »  sont  diamétralement opposés à nos principes moraux et aux valeurs qui fondent notre engagement politique.
Parce qu’elles  touchent à la fois à l’intégrité morale de Mme Erignac à la cause des femmes et à une révision abjecte de l’Histoire, de telles injures illustrent la dérive inquiétante des réseaux sociaux et contribuent factuellement à exacerber les tensions au moment où tout doit être mis en œuvre pour cultiver la paix, rechercher les voies du dialogue en faisant vivre le droit à la différence.

 



Groupe « La Corse dans la République – A Corsica indè a Republica »à l’Assemblée de Corse
"Les élus du groupe " La Corse dans la République - A Corsica indè a Republica " à l'Assemblée de Corse condamnent avec la plus grande fermeté les propos abjects et insultants tenus sur le compte Facebook " Di L'altu Pianu " à l'égard de Madame Dominique Érignac et, plus généralement, aux femmes françaises en général.Nous saluons le courage de Mme Érignac qui, depuis 20 ans, porte avec beaucoup de courage et de dignité le deuil de son époux, lâchement assassiné.Ces propos sont totalement opposés aux principes moraux et aux valeurs de notre engagement politique. "


Pierre Chaubon, président de la communauté des communes du Cap Corse
"J’ai lu avec consternation le texte attribué à un dirigeant nationaliste ; ce qu’il contient donne la nausée.
Publier, au lendemain même du 20ème anniversaire de l’assassinat du Préfet Erignac, en présence du Président de la République et de Madame Erignac, un message aussi haineux et injurieux, constitue avec les assimilations abominables qu’il énumère, une insulte pour toutes les femmes, et au-delà, pour toute la Corse.
 Il me révolte profondément et je le condamne  de toutes mes forces."

 

Ghjaseppu Maestracci (Ava Basta)
« Qu’un texte pareil ait pu paraitre, où que ce soit, constitue une ignominie repoussante non seulement, pour Madame ERIGNAC mais pour toutes les femmes !.
On ne répondra, en aucune façon, aux termes délirants de cette vomissure, mais il nous faut réaffirmer que des millions d’hommes et de femmes ont souffert de l’occupation nazie, pas seulement dans le quotidien de leurs famille ou pas seulement parce que le hasard les a fait naître à Auschwitz.
Des femmes ont pris délibérément les armes, dans la résistance notamment, et ont payé leur engagement, parfois dans de grandes souffrances et dans la mort. Tout être humain doit être traité avec respect ce qui n’empêche pas de juger avec sérénité. » (Noëlle Vincensini)
Noëlle m’a demandé de conclure, ce sera simple :
A 17 ans, membre des jeunesses communistes et de l’Union des Femmes Françaises, Noëlle a été arrêtée et déportée. Elle a été tondue deux fois par les nazis.
La symbolique de son immense chevelure en porte témoignage.
AVA BASTA ne permettra à personne que la FEMME soit insultée par qui que ce soit !
»


Michel Stefani (PCF)
"La solennité du moment, la force des mots, la dignité, traversée par l’émotion dans le propos de Madame Erignac entourée de ses enfants, ont marqué l’hommage de la République rendu au préfet Claude Erignac assassiné lâchement le 6 février 1998 en « ce lieu maudit » dira sa veuve sans haine mais dans la douleur indescriptible et imprescriptible.
Un olivier là oùle sang s’est répandu après l’acte abject d’un « commando terroriste de nationalistes corses ». Un symbole de « paix et de fraternité » à l’endroit même ou cet homme « grand serviteur de l’Etat » s’est fait ôter la vie au prétexte de sa fonction. Cela ne peut se justifier.
« La République rend hommage à l‘un des siens » avec cette gravité soulignée par le président de la République car il est « le seul préfet assassiné en temps de paix ». Ignominieux, dans cette Corse où les patriotes se sont levés avant le peuple insurgé pour se libérer de l’occupation fasciste d’une Italie mussolinienne et d’une Allemagne hitlérienne.


Après ce 9 septembre 1943, ces patriotes corses prolongeront leur Résistance afin d’accomplir la Libération de la France affirmant ainsi leur attachement à la Nation et à sa reconnaissance à la table des « Nations libres ».

C’est bien à la mesure de la gravité du moment que le 11 février 1998 les Corses, par dizaines de milliers, ont envahi les rues de Bastia et Ajaccio « pour dire leur colère, leur dégoût, sans banderole, sans discours, dans le silence d'un deuil profond » rappelle le président de la République.

« Depuis vingt ans, il ne nous est permis de vivre qu’avec la mort de Claude et son absence : c’est la peine à laquelle les terroristes nous ont condamnés tous les trois ». Madame Erignac, ses enfants, refusent de considérer « comme [elle l’a] lu, que la page est tournée. Comment pourrait-elle l’être, alors qu’elle est tachée de sang ? ».

Réaffirmer les valeurs de la République quand l’objectif est de l’abattre « c’est dire que la République n’oublie pas et n’oubliera pas ». Reste « la vie » dira-t-elle et « une forme de tranquillité, mais surtout le souvenir » en ce lieu symbolique « que j’ai voulu ouvert » et désormais nommé Place Claude Erignac.

A l’opposée de cette grandeur morale il y a l’image hideuse de l’irrespect, de l’intolérance et de la haine. Un post sur un compte Facebook, d’une infâme bassesse à l’égard de Madame Erignac qualifiée de « symbole de la femme française. Ces courageuses femmes françaises qui, de 1940 à 1944, réussirent à faire 400 000 petits bâtards aux valeureux soldats du 3ème Reich ». Le nationaliste Charles Pieri serait l’auteur de ces propos dignes des écrits racistes, fascistes de l'extrême-droite et des irrédentistes corses des années 20. La suite est connue. Ignoble."


François-Xavier Ceccoli, secrétaire départemental LR de Haute-Corse
"La Fédération LR de la Haute-Corse condamne fermement les propos injurieux, infamants et ignomineux tenus dans un post Facebook de " di l'altu pianu ". La justice est saisie et on ne peut qu'espérer que les auteurs seront poursuivis. 20 ans après le lâche assassinat de son mari, Madame Érignac doit encore subir la haine de certains."




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