Les faits se sont produits dans l’après-midi, alors que la cérémonie funéraire était en cours. Alain Orsoni a été mortellement touché par un unique projectile. Les circonstances exactes de l’attaque restent à préciser, mais il s’agit clairement d’un homicide volontaire commis en public, dans un contexte familial.
Le procureur d'Ajaccio, Nicolas Septe, a confirmé les faits à l'AFP. Il a ouvert une enquête pour assassinat en bande organisée, confiée à la police et la gendarmerie et doit se rendre sur place.
Les faits se sont produits autour de 16h30. Alain Orsoni est décédé sur place, a ajouté une autre source proche de l'enquête, évoquant la piste d'un sniper.
Âgé de 72 ans, ce militant nationaliste de la première heure, avait déjà été visé par un projet d'assassinat en 2008. Son frère Guy avait été assassiné en 1983, prénom qu'il avait donné ensuite à son fils, figure du banditisme corse.
Après des études à Paris, il était devenu l'un des chefs du Front de libération nationale de la Corse (FLNC) avant de fonder le Mouvement pour l'autodétermination (MPA), qualifié plus tard par ses adversaires de "Mouvement pour les affaires".
Réputé pour son sens politique et son sang froid, Alain Orsoni a quitté l'île en 1996, en pleine guerre fratricide au sein de la mouvance nationaliste. Il a vécu durant 13 ans en Floride puis au Nicaragua, où il avait des activités dans le secteur des jeux, et en Espagne.
Peu après son retour d'exil, un projet d'assassinat le visant était déjoué par la police durant l'été 2008. Il avait au même moment succédé à la présidence du club de foot de l'Athletic Club Ajaccio (ACA) à son ami Michel Moretti, un ancien nationaliste qui venait de décéder.
En 2012, après l'assassinat de plusieurs notables ajacciens et proches de l'ACA, comme l'ancien bâtonnier Antoine Sollacaro et le président de la chambre de commerce Jacques Nacer, Alain Orsoni avait dénoncé une "cabale médiatique" contre lui.
Le procureur d'Ajaccio, Nicolas Septe, a confirmé les faits à l'AFP. Il a ouvert une enquête pour assassinat en bande organisée, confiée à la police et la gendarmerie et doit se rendre sur place.
Les faits se sont produits autour de 16h30. Alain Orsoni est décédé sur place, a ajouté une autre source proche de l'enquête, évoquant la piste d'un sniper.
Âgé de 72 ans, ce militant nationaliste de la première heure, avait déjà été visé par un projet d'assassinat en 2008. Son frère Guy avait été assassiné en 1983, prénom qu'il avait donné ensuite à son fils, figure du banditisme corse.
Après des études à Paris, il était devenu l'un des chefs du Front de libération nationale de la Corse (FLNC) avant de fonder le Mouvement pour l'autodétermination (MPA), qualifié plus tard par ses adversaires de "Mouvement pour les affaires".
Réputé pour son sens politique et son sang froid, Alain Orsoni a quitté l'île en 1996, en pleine guerre fratricide au sein de la mouvance nationaliste. Il a vécu durant 13 ans en Floride puis au Nicaragua, où il avait des activités dans le secteur des jeux, et en Espagne.
Peu après son retour d'exil, un projet d'assassinat le visant était déjoué par la police durant l'été 2008. Il avait au même moment succédé à la présidence du club de foot de l'Athletic Club Ajaccio (ACA) à son ami Michel Moretti, un ancien nationaliste qui venait de décéder.
En 2012, après l'assassinat de plusieurs notables ajacciens et proches de l'ACA, comme l'ancien bâtonnier Antoine Sollacaro et le président de la chambre de commerce Jacques Nacer, Alain Orsoni avait dénoncé une "cabale médiatique" contre lui.
Nicolas Septe : "un tir opéré à longue distance"
Dans le courant de la soirée, Nicolas Septe, procureur de la République d"Ajaccio qui s'est rendu à Véro, apportait les précisions suivantes.
" Vers 16h30, la permanence du parquet d’Ajaccio a été avisée qu’un blessé par balle se trouvait gisant au sein du cimetière de Véro.
Très vite, le blessé a été identifié comme étant Alain Orsoni, qui était venu assister aux obsèques de sa mère.
Le blessé, Alain Orsoni, est décédé rapidement de sa blessure, peu avant 17 heures.
Informé des faits, je me suis rendu sur place et, parallèlement, j’ai demandé l’ouverture d’un cadre d’enquête du chef d’assassinat en bande organisée par les premiers enquêteurs arrivés sur les lieux.
Les premières constatations faisaient état d’un tir opéré à longue distance, probablement à partir d’un point haut, à l’aide d’une arme longue, certainement équipée d’une lunette.
Sur place, il n’a été retrouvé à ce stade la trace que d’un seul tir, que les examens balistiques et l’autopsie devront confirmer.
Après contact avec mon homologue de Marseille, il a été convenu d’un dessaisissement de l’enquête au profit du parquet de la JIRS, compte tenu du mode opératoire utilisé et de la personnalité de la victime visée par le tir.
À ce stade, le parquet JIRS de Marseille est désormais saisi des faits, en cosaisine également avec le PNACO."
" Vers 16h30, la permanence du parquet d’Ajaccio a été avisée qu’un blessé par balle se trouvait gisant au sein du cimetière de Véro.
Très vite, le blessé a été identifié comme étant Alain Orsoni, qui était venu assister aux obsèques de sa mère.
Le blessé, Alain Orsoni, est décédé rapidement de sa blessure, peu avant 17 heures.
Informé des faits, je me suis rendu sur place et, parallèlement, j’ai demandé l’ouverture d’un cadre d’enquête du chef d’assassinat en bande organisée par les premiers enquêteurs arrivés sur les lieux.
Les premières constatations faisaient état d’un tir opéré à longue distance, probablement à partir d’un point haut, à l’aide d’une arme longue, certainement équipée d’une lunette.
Sur place, il n’a été retrouvé à ce stade la trace que d’un seul tir, que les examens balistiques et l’autopsie devront confirmer.
Après contact avec mon homologue de Marseille, il a été convenu d’un dessaisissement de l’enquête au profit du parquet de la JIRS, compte tenu du mode opératoire utilisé et de la personnalité de la victime visée par le tir.
À ce stade, le parquet JIRS de Marseille est désormais saisi des faits, en cosaisine également avec le PNACO."
Le nouveau parquet national anti-criminalité organisée et la Jirs saisis de l'enquête
Le nouveau parquet national anti-criminalité organisée s'est saisi de l'enquête sur l'assassinat lundi lors des obsèques de sa mère de l'ancien dirigeant nationaliste corse Alain Orsoni, en cosaisine avec la Jirs de Marseille, ont annoncé à l'AFP le Pnaco et le procureur de Marseille, Nicolas Bessone.
Le Pnaco, dont c'est la première enquête depuis son entrée en fonctions le 5 janvier, s'est saisi "au regard notamment de la qualité de la victime et de son appartenance au milieu corse", a-t-il dit à l'AFP.
Un magistrat de la Jirs de Marseille est sur place et un autre du Pnaco y sera dès mardi, ont précisé le parquet anti-criminalité organisée et Nicolas Bessone.
Le Pnaco, dont c'est la première enquête depuis son entrée en fonctions le 5 janvier, s'est saisi "au regard notamment de la qualité de la victime et de son appartenance au milieu corse", a-t-il dit à l'AFP.
Un magistrat de la Jirs de Marseille est sur place et un autre du Pnaco y sera dès mardi, ont précisé le parquet anti-criminalité organisée et Nicolas Bessone.










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