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Territoriales : Remerciements et réactions


Rédigé par le Lundi 11 Décembre 2017 à 20:18 | Modifié le Lundi 11 Décembre 2017 - 23:55


Le rideau est tombé sur la double consultation de ce mois de Décembre. Les électeurs de Corse ont désigné leurs 63 représentants à la future Collectivité de Corse. Aujourd'hui élus candidats et partis remercient où essayent de tirer les enseignements des derniers scrutins...


Territoriales : Remerciements et réactions






Jean-Martin Mondoloni
Je souhaite respectueusement féliciter Gilles Siméoni pour sa victoire qui lui permet, au bénéfice d’une majorité absolue, d’assurer désormais tous les pouvoirs dévolus à la Collectivité unique, le plaçant ainsi en pleine et entière responsabilité.
Dans ce contexte de concurrence inédit, je remercie les 21755 électeurs, qui ont su délivrer un message dont je mesure la portée : il m’appartient de faire écho à ces milliers d’hommes et de femmes qui nous demandent de bâtir une alternative au pouvoir nationaliste. Avec mes 9 colistiers, nous avons désormais la responsabilité de faire vivre une opposition constructive mais déterminée, dans un engagement total au service d’une certaine idée de la Corse et au bénéfice de tous les Corses, sans exclusive.
Je vois aussi dans cette confiance délivrée par le peuple la volonté de faire vivre un espoir, celui d’une  formation politique moderne capable de bâtir une Corse réconciliée et entreprenante. Aussi, je ne manquerai pas dans les semaines à venir de créer les conditions pour donner corps à cette espérance.
Parce que nous sommes au début d’une aventure humaine et parce qu’une défaite n’est jamais qu’une victoire différée, nous allons ensemble faire prospérer cet espoir sur la voie de l’avenir, a strada di l’avvene.


Jacques Casamarta
Le deuxième tour des élections territoriales a eu lieu, près d'un électeur sur deux ne s'est pas déplacé pour aller voter, cette situation traduit une fois de plus, une grave crise démocratique et politique, une perte de confiance des électeurs envers ses représentants.
Malgré cela, de grands enjeux sont aujourd'hui entre les mains de la majorité nationaliste.
Gilles Simeoni obtient avec sa liste "Per á Corsica" un résultat remarquable qui lui permet d'avoir une majorité absolue au sein de cette future assemblée aux pouvoirs renforcés.
Je le félicite pour cette élection et souhaite pour la Corse la réussite d'une politique différente qui passera nécessairement par une meilleure prise en compte de l'intérêt général, de la dimension environnementale et surtout sociale pour répondre à la détresse notamment des plus défavorisés.
Nous le savons, il n'y aura pas de solution Corso-corse, il faudra se battre dans les trois dimensions, régionale, nationale et européenne pour combattre l'austérité et défendre les services publics, défendre la place de la Corse dans la république, mais aussi en Europe et en Méditerranée pour en faire un espace de Paix.
La gauche de transformation sociale quant à elle, absente de cette collectivité devra nécessairement réaliser son autocritique et tirer tous les enseignements politiques, pour commencer à reconstruire un Mouvement porteur d'avenir.


PCF de Corse : Résister au libéralisme, construire ensemble une perspective favorable au progrès social
Déclaration des fédérations de la Corse du Sud et de la Haute Corse
Le second tour de l’élection territoriale a confirmé les deux principales caractéristiques du premier tour ; un score sans précédent de la liste nationaliste et une abstention record. Plus d’un votant sur deux a choisi la majorité nationaliste sortante, et près d’un électeur sur deux inscrits a refusé de s’exprimer dans ce scrutin pourtant présenté comme “historique“. Cette majorité absolue en voix (56,46 %) et plus encore en sièges (41 sur 63), cette abstention massive (47,5 %), assorti d’un affaiblissement sans précédent des partis nationaux, l’absence même d’opposition de gauche au sein de la nouvelle Assemblée de Corse, sont significatifs d’une crise politique et morale à double dimension démocratique et sociale.  

Ce constat appelle une réflexion collective de grande ampleur.

Il est vrai que les nationalistes sont parvenus à rassembler 28,7 % des inscrits au second tour (contre 26,5% au premier) ; mais l’ampleur de l’abstention (en particulier dans les quartiers populaires) relativise la portée de leur victoire car elle témoigne d’une profonde défiance à l’égard du suffrage universel ; et de l’objet même de cette élection : la collectivité unique décidée “d’en haut“ sans consultation populaire.

La signification politiquez de ce “refus de vote“ est aussi importante que le résultat lui-même.

Cette contradiction ne peut être éludée par la majorité territoriale. De même, pour ouvrir une négociation avec elle, le gouvernement ne peut se contenter d’une référence au “pacte girondin“ et d’une nomination d'un "Monsieur Corse" plus conforme à des pratiques opaques qu'à un dialogue républicain. Tous les Corses en effet sont concernés et leur droit d'être informés et consultés ne peut être bafoué s’agissant de décisions qui modifieraient le rapport de la Corse à la République et à la France.

Dans l’immédiat, le président du Conseil Exécutif disposera d’un pouvoir “royal“ inédit.

Avec un volume considérable de compétences dévolues, l’exercice plein et entier ne pourra être esquivé au prétexte que le Statut de la Corse ne le permettrait pas. L’opposition de droite, la seule en l’état mais morcelée, sera d’autant plus limitée qu’elle se veut régionaliste pour les uns, arcboutée sur ses valeurs pour les autres, ou encore pro gouvernementale pour les macronistes ; le seul point commun réside dans l’objectif partagé d’un libéralisme et d’une austérité toujours plus rudes.
L’urgence sociale et la réduction des inégalités, évacuées en tant que telles de la campagne électorale, n’ont pas disparu.
L’absence d’élus communistes n’en sera que plus rudement ressentie, mais leur combat sera prolongé, au service de l’intérêt général avec la même détermination et la même volonté de rassembler les forces de progrès pour résister. C’est dans cet esprit que nous nous adressons aux milliers de femmes et d’hommes, qui ont choisi d’exprimer leur colère par l’abstention, pour les appeler à ne pas se résigner et à agir ensemble, dès à présent et à long terme, pour ouvrir une perspective favorable au progrès social.



A Manca
La victoire électorale de la liste Pè a Corsica est sans appel. En enregistrant une augmentation de quelques 13 000 voix entre les deux tours, elle porte son score à 67 155 voix soit 56,46% des suffrages exprimés. Ce sont donc 41 conseillers (e)s territoriaux nationalistes sur 63 sièges qui représentent désormais la majorité absolue au sein de la collectivité territoriale.
Dans cette assemblée, ne vont plus siéger par ailleurs que des conseillers issus de la droite et pro-Macron (qui se partagent les 22 sièges restants).
Cette réussite consacre la stratégie du courant des autonomistes associés aux régionalistes, courant qui constitue une majorité dans la majorité. Le pacte de gouvernement signé avec les indépendantistes de Corsica Libera vaut pour dix ans. La principale revendication de cette coalition est donc l’autonomie la plus large (notamment avec le pouvoir de légiférer hors des domaines régaliens de l’Etat) dans le cadre de la République française. Cet objectif de pouvoir légiférer est un socle unitaire du mouvement national déjà exprimé massivement lors de la manifestation du 25 mars 2000. Cette revendication vieille de plus de quarante ans va-t-elle être cette fois-ci entendue par le pouvoir central ? Le proche avenir le dira.Depuis le dimanche 10 décembre au soir, ce sont des nationalistes qui dirigent les institutions en Corse. Dès lors, et cela sera visible dès les premières annonces dans les domaines économiques et sociaux, ils sont dans l’obligation de préciser clairement les contours idéologiques du projet de société qu’ils porteront.



Tout en soutenant les indépendantistes catalans, l’actuelle majorité nationaliste tient à affirmer sans ambiguïté aucune que c’est de l’autonomie dont il est aujourd’hui question et uniquement de cela. Son argument est fondé sur les différences économiques qui séparent la Catalogne de la Corse. Il y aurait selon eux une réelle possibilité d’indépendance pour les Catalans parce que leur système économique performant les y autorise. Ce qui, toujours selon leurs propos, n’est pas le cas en Corse, pays dans lequel il s’agirait dès lors de construire une économie. En termes plus explicites, cela signifie une économie compétitive dans le cadre de la mondialisation capitaliste. Ce raisonnement largement partagé dans les sphères nationalistes irlandaises et basques témoigne d’un virage entamé par une partie des directions réformistes depuis une quinzaine d’années. Certes, il fallait sortir des impasses dans lesquelles les tenants de la lutte armée avaient engagé les mouvements de libération. Mais aux yeux des réformistes, cela ne constitue qu’une étape. Le vrai projet demeure d’engager leurs pays respectifs sur le chemin unique de l’économie de marché.
En raison de l’effondrement des régimes poststaliniens et des renoncements de la social-démocratie, des générations entières se sont trouvées éloignées de toute idée de socialisme. Cela a pesé également sur les luttes de libération nationales. De nouvelles directions se sont alors imposées. Issues de la petite bourgeoisie, elles tentent aujourd’hui le pari d’un capitalisme « régulé ». Et c’est principalement de cette tentative que vont surgir de très fortes contradictions avec le monde du travail.
Notre rôle, celui des militants de l’autodétermination et d’un socialisme autogestionnaire, est donc de défendre des revendications à caractère démocratique tout en proposant une alternative à ces politiques libérales. Car recomposition il y a et il y aura sans doute plus encore demain. Le nationalisme interclassiste a eu le mérite d’opposer à la puissance occupante une forme de front démocratique. Cela peut perdurer jusqu’à l’officialisation probable d’un statut d’autonomie. En attendant, l’enjeu que constitue la masse des abstentionnistes issus des classes populaires est majeur. Et ce serait une grave erreur d’en minorer, voire d’en ignorer l’importance politique. Avec une extrême droite dont l’influence est réelle dans ces franges de la classe populaire, le danger d’une exacerbation des tensions sociales sur fond de racisme s’avère plus que présent.
Loin de tout sectarisme, nous sommes disposés dans un premier temps à initier un travail sur des dossiers stratégiques à l’adresse de la collectivité unique pour qu’à tout le moins, tous les arguments soient envisagés et confrontés.

L’alternative vitale qui doit être proposée par le monde du travail, passe dans tous les cas de figure, par la mise en chantier de réflexions, d’analyses et de mobilisations avec la construction d’un mouvement regroupant les femmes et les hommes prêt(E)s à s’engager dans la seconde étape de la lutte : l’émancipation sociale contre toutes les formes d’aliénation.




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