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Porto-Vecchio : Les inquiétudes de l'opposition des commerçants et des riverains


Rédigé par Irène Ferrari le Mercredi 12 Décembre 2018 à 18:47

Jean-Christophe Angelini, conseiller municipal Campà Altrimenti et président de l’ADEC, a tenu une conférence de presse, Mardi matin au centre ville de Porto-Vecchio afin d’aborder le sujet des futurs travaux de la place de la République ainsi que ceux programmés dans d’autres rues. Il était entouré pour la circonstance de plusieurs conseillers municipaux de l’opposition Jeanne Stomboni, et Nathalie Apostolatos - et de Gérard Cesari, ainsi que de Michel Giraschi, conseiller territorial. Des riverains et des commerçants, à l’appel de Sandra Morelli, présidente de l’association « A Rinascita ,commerçants de la haute ville de Porto-Vecchio », se sont joints à cette conférence de presse.




Le ton a été donné d’emblée par Jean Christophe Angelini, en qualifiant les travaux déjà entrepris et futurs travaux, comme le fait d'un de manque de « concertation, anticipation et communication ».
Trois points selon posent, selon lui, un grave problème : Les travaux, la rue des Oliviers, la place.
Les travaux ?
« Malgré un embellissement reconnu, il s’avère qu’ils ont engendré une perte d’activité considérable. Ce jeudi 13 décembre ,la commission d’indemnisation pour les commerces impactés se réunira mais le choc économique et social est considérable. L’année se finira sans patinoire, 4 chalets de Noël seulement seront dispersés aux 4 coins de la ville et la ville est morte alors qu’elle était appelée à revivre. Ce choc concerne les commerçants et des riverains désemparés par un manque de communication totale.Des consultations se font « au fil de l’eau » des appels d’offres sont lancés et attribués sans que l’on en ait la visibilité.Des travaux financés et subventionnés conduisent à des problèmes de stationnement .Des dizaines de places seraient supprimées, un parking à l’entrée de la ville aurait une contenance et une superficie qui ne répondent pas aux besoins de la population et de la fréquentation touristique »
Quant aux navettes gratuites mises en service début Aout, Jean-Christophe Angelini estime "qu’elles sont positives mais que le nombre des rotations et leur circuit « sont notoirement insuffisants".
Et de conclure  : «  Pour la place, on est dans la caricature de ce qu’il ne faut pas faire »


Rappelant que les études concernant le cœur de ville ont débuté depuis 2010, Nathalie Apostolatos affirme que  « l’on aurait pu largement travailler en concertation avec les commerçants et les riverains, car les bureaux d’étude n’ont pas l’historique de la façon dont nous avons occupé nos lieux publics au fil des ans, que ce soit la place ou les rues. Chaque espace a son histoire propre. Nous ne sommes pas suffisamment intégrés dans ces études. Nous avons l’opportunité d’avoir un investissement important mais, cet investissement n’est pas répercuté tant au niveau des élus qu’au niveau des porto-vecchiais .
L’ensemble des élus, majorité et opposition, n’est pas suffisamment impliqué en amont sur le travail .On fait des petits bouts de travaux à droite et à gauche mais on n’a pas une vision globale de la totalité de la ville en devenir. Ce cœur de ville appartient à ceux qui y travaillent et y vivent mais il appartient aussi aux gens de l’extérieur qui n’ont plus envie d’y venir, car ils ne s’y reconnaissent en rien malgré l’embellissement. Nous avons demandé à la Commune qu’un nouveau travail soit fait pour la place de Porto-Vecchio, j’espère que nous allons être entendus."



La rue des Oliviers
Mme Galloni a ensuite pris la parole au nom de l’association nouvellement créé des riverains de la rue des Oliviers en expliquant que c’est par le  «  bouche à oreille » que ces riverains ont appris le projet de restructuration de leur rue. Après une entrevue avec M. Rochefort, ingénieur de la Commune, et au vu du plan qu’il leur a été donné, ils ont réalisé qu’ils étaient nettement spoliés de leurs propriété. Jérônime Galloni d’Istria expliqua alors que des parties qui sont cadastrées leur appartiennent et leur servent utilement pour leurs métiers et leurs clients pour les uns; et pour leurs domiciles pour les autres.  « Nous sommes une dizaine concernés, on nous prend nos propriétés privées, cadastrées, il n’y a pas eu d’enquête d’utilité publique, pas d’expropriations.On ne reçoit rien, et on ne sait rien .Nous avons donc pris une avocate.Il faut savoir que l’on nous prend nos biens pour restructurer la rue et refaire d’autres places de parking qui seraient payantes….. »
Michel Giraschi, quant à lui, constate « que la ville est désertée, les porto-vecchiais n’y viennent plus tout est compliqué pour le stationnement, pour l’accès, pour la circulation avec tellement d’instabilités et d’incertitudes ! La ville est déserte et est en train de mourir complètement. Les commerçants sont aux abois et les riverains mécontents. »


Sandra Morelli, au nom des commerçants, annonce qu’elle a pris aussi un avocat et estime quant à elle que « pour les chalets, c’est là encore un manque de concertation, nous avions proposé de nous  investir avec la Chambre de Commerce, mais la Mairie a voulu faire sans nous.Si nous avions été concertés, nous aurions eu un vrai marché de Noël. Quant au prix de la location de ces chalets, il était de 1 200€ !Nous sommes intervenus pour le faire descendre à 600 et 800€. C’est déjà cher si l’on considère qu’ils ne sont prévus que du 13
Décembre au 6 Janvier. »

Prenant en exemple son activité, elle explique "qu’elle devrait faire 300 crêpes par jour ,pour s’y retrouver…"
Chacune des personnes présentes, laissa ensuite échapper son mécontentement :
« Au niveau commerce, on ne peut pas se projeter dans l’avenir »
« A 8 jours de Noël, la ville est morte »
«  j’ai fait d’importants travaux à l’intérieur de mon commerce, ne sachant pas ce qu’il va advenir de ma terrasse »s’inquiète Jean-Louis Tozzi. »
«  la ville est sinistrée, ils ont tué la ville, il ya un abandon du centre ville ,il faut être de mauvaise foi pour ne pas le constater »
« En descendant du centre et arrivant à hauteur de « Gifi », la vie est là, c’est une autre ville !! »
« Depuis des années ,on nous a diabolisés »
«  La vie d’un village, c’est les cafés et les commerces, le pire c’est lorsque le boulanger s’en va ,c’est ce qui est
arrivé »
«  Pour la place, c’est le « pompon »,il y a un projet de boulodrome, !!! »
« La conception des terrasses et l’implantation de murets entre les établissements ont été décidés sans concertation »
«  Tout le monde demande et on ne sait strictement rien »
«  Nous n’avons vu aucun croquis ni plan de la place »
« Nous ne sommes absolument pas considérés .Nos commerces vivent à 70% grâce aux terrasses .Certains sont là depuis plus de 40 ans et constituent l’âme de ce que l’on appelait avant, le village. »
Les personnes présentes se séparèrent en suggérant d’envoyer une délégation ce Vendredi 14 Décembre  à 9 heures à l’ouverture du conseil municipal, afin de demander de mettre en place un espace de concertation immédiat .




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