Corse Net Infos - Pure player corse

Philippe Juvin, candidat à l’élection présidentielle : "la Corse est un territoire de la République qui nécessite d’être traité particulièrement" 


Julia Sereni le Vendredi 30 Juillet 2021 à 21:15

Maire Les Républicains de La Garenne-Colombes, dans les Hauts-de-Seine, et chef des urgences de l'hôpital Pompidou à Paris, Philippe Juvin s’est déclaré candidat à la primaire de la droite, en vue de l’élection présidentielle. Originaire d’Ucciani, l’élu a choisi la Corse comme point de départ de sa campagne. Au programme de son premier jour à Ajaccio, jeudi 29 juillet, des entretiens avec les élus notamment comme le président de l’Exécutif Gilles Simeoni ou le maire d’Ajaccio Laurent Marcangeli. Entre deux rencontres, Philippe Juvin revient sur les raisons de sa candidature et les perspectives qu’il propose de tracer pour le pays.



Philippe Juvin était de passage à Ajaccio ce jeudi 29 juillet. Photo : Michel Luccioni
Philippe Juvin était de passage à Ajaccio ce jeudi 29 juillet. Photo : Michel Luccioni

Vous avez déclaré votre candidature à l’élection présidentielle et choisi la Corse pour débuter votre campagne, pourquoi ?

Pour moi, la Corse a toujours été importante. Ma famille est d’Ajaccio et d’Ucciani, mon grand-père a été professeur au lycée Fesch pendant des années et a bercé des générations d’Ajacciens. Je suis ici chez moi et, d’ailleurs, je viens très souvent à Ucciani. Et puis d’une certaine manière, la Corse est aussi un symbole, parce que je crois en la régionalisation et en la nécessité de redonner du pouvoir aux communes et aux régions, et particulièrement pour la Corse, qui a en plus la caractéristique d’être une île. Ce qui ne fait que renforcer cette justification de transfert de compétences.

Quelle est votre analyse de la situation du pays aujourd’hui ?

C’est le constat que j’ai pu faire en tant que médecin hospitalier public face à la crise. On m’a toujours dit que le système de santé était le meilleur du monde et je constate quoi ? Des gens qui meurent et qui n’auraient pas dû mourir, des gens qui meurent seuls dans des conditions absolument folles, des gens qui ne peuvent pas se soigner… Et au fond, tout cela a été le point d’orgue d’un quinquennat de désordre où il y avait un mélange d’amateurisme, d’autoritarisme dans la prise de décision. Quand on y pense, les cinq ans qui viennent de passer, c’est toujours pareil : absence de dialogue, parole publique descendante, paupérisation et hypercommunication. Les hommes politiques - et cela je n’en peux plus, ne font que communiquer.

De votre côté, qu’allez-vous défendre pendant cette campagne ?

Ce que je veux dans cette campagne, c’est être le candidat des services publics. Je pense que la paupérisation et la disparition des services publics est un symptôme de la France qui tourne mal. Pendant des années, le service public a été à la pointe de ce qui permettait à la France d’être un grand pays, on a souvent parlé du meilleur système de santé du monde, avec tout ce qui allait avec, une recherche par exemple, car c’est un écosystème. Ce que je voudrais, c’est retrouver cela, probablement avec des services publics modernisés. Aujourd’hui, la notion de service public est à l’image de la façon dont on maltraite le pays. Le pays est abandonné.

Que pensez-vous pouvoir apporter ?

D’abord une double méthode. Je crois à la nécessité d’écouter l’autre, au débat. En sciences, cela s’appelle l’échange scientifique, en démocratie, cela s’appelle le débat parlementaire. Il faut que l’Assemblée nationale arrête de subir, elle n’est pas un endroit où l’on enregistre une décision prise par l’Exécutif. Or, ce n’est devenu que cela. Si vous ne respectez pas les institutions parlementaires, vous avez la rue et les réseaux sociaux. La violence et la haine. Moi, je rétablirai une vie démocratique représentative parlementaire normale. Deuxième élément de méthode : durant cette crise on a vu un État qui souvent s’est trompé, qui a été en retard, sur le pass sanitaire par exemple. Souvent, l’État n’a pas été la solution mais a été le problème. Et d’où est venue la solution ? Des élus locaux, des chefs d’entreprise, des citoyens, des médecins. C’est de cela aussi dont je veux tirer des leçons, avec un mode de gouvernance basé sur la confiance.  On ne peut pas gouverner un peuple sans lui faire confiance. Nous le savons bien, nous les maires. Monsieur Macron est un homme très intelligent, avec tous les diplômes qu’il faut, mais il y a un élément d’expérience qui lui manque, il n’a jamais été maire de La Garenne-Colombes.

Si vous êtes élu, aurez-vous un regard particulier pour la Corse ?

Je l’ai déjà ! C’est un regard qui n’est pas que sentimental, même s’il l’est. La Corse est un territoire de la République qui nécessite d’être traité particulièrement parce qu’il a une situation particulière de par son insularité. L’Italie l’a bien compris depuis des années en traitant différemment ses îles et c’est d’ailleurs un exemple que l’on peut regarder avec intérêt, même si peut être tout n’est pas comparable. Mais ne serait-ce que sur les questions de santé, il y a d’immenses choses à faire. Je crois que la Corse doit se doter d’un centre hospitalier universitaire, parce que quand vous formez les gens sur un territoire, un attachement se crée et cela met en place une dynamique vertueuse de long terme de construction d’un outil. La Corse a en tout cas pour elle d’avoir des élus de qualité. Il faut que les Français comprennent que la République tient grâce aux élus locaux, et pas grâce à un gouvernement qui impose souvent avec retard et mal des choses qu’on ne comprend pas. Le président Larcher a dit, pendant la crise des gilets jaunes, que la République a tenu grâce aux maires. Je crois beaucoup à cela.














    Aucun événement à cette date.








Newsletter


Galerie
Manif Ajaccio.12
Manif Ajaccio.11
Parking Gaudin
Parking Gaudin
Cinéma Ellipse
Cinéma Ellipse
IMG_9423
Donation Lazaret ajaccio.5
1
Inondations Ajaccio.17
Soignants Bastia
Hôpital Ajaccio
Inhumation Guy Bedos
IMG_9304
Citadelle Ajaccio.12
IMG_2047