Dans la continuité de 2020 - année où 44 % des électeurs avaient voté pour « le changement » - les membres du collectif disent revenir aujourd’hui forts de six années d’expérience et de travail, « à l’écoute des Calvais et décidés à présenter une démarche et des projets concrets pour Calvi ».
Une démarche citoyenne revendiquée
Le ton est posé d’entrée : charte de mandat 2026-2032, positionnement « sans étiquette partisane » et principes affichés. Concertation, proximité, rigueur de gestion et transparence constituent les axes revendiqués, avec un engagement explicite contre les « dérives mafieuses » et la volonté d’une action publique « lisible », notamment sur les marchés publics et l’urbanisme.
Sur la méthode, l’équipe veut promouvoir une démocratie locale plus active : réunions publiques régulières, comités de quartier, diagnostics participatifs, budget participatif et création envisagée d’un conseil municipal de la jeunesse.
Logement et équilibre entre tourisme et vie à l’année
Au cœur des interventions, un thème s’impose : le logement et, plus largement, l’équilibre entre Calvi station touristique et Calvi ville habitée.
Léa, jeune Calvaise, a dressé un constat direct : « On encourage souvent la jeunesse à partir, mais beaucoup plus rarement à revenir. » Après une expérience ailleurs, elle dit avoir choisi de revenir vivre sur place, tout en exprimant des réserves sur certaines orientations actuelles de développement.
La priorité affichée concerne des conditions concrètes pour permettre aux jeunes de construire leur avenir localement : formations, opportunités professionnelles et accès au logement, notamment dans le centre-ville.
Concernant les outils, elle évoque les leviers législatifs récents et une ligne d’équilibre : maintenir le tourisme comme moteur économique tout en permettant une vie à l’année. Parmi les pistes citées figure l’encadrement des changements d’usage - notamment le passage vers la location saisonnière - avec un système de quotas par zones intégré au PLU.
Formation et valorisation du patrimoine
Très applaudi, Serge Ricco a défendu l’idée de faire de Calvi « une place forte de la formation ». Il propose notamment de transformer certains sites aujourd’hui sous-utilisés en pôles de compétences.
Il cite en particulier le Fort Mozzelo, qu’il imagine converti en atelier-école dédié aux métiers nécessaires à la ville : tailleurs de pierre, charpentiers, façadiers ou encore métiers de bouche. L’objectif serait de proposer de la formation continue, y compris pour la reconversion professionnelle, en lien direct avec les besoins économiques locaux.
Il insiste également sur la qualité alimentaire, les circuits courts et l’élévation des standards dans la restauration.
Concernant le patrimoine, il déplore « très peu de choses faites, pratiquement rien pendant 30 ans » et pointe l’état de la citadelle et de l’ancien hôpital militaire, qu’il estime laissés à l’abandon. Selon lui, ces sites nécessitent une remise à niveau patrimoniale et stratégique.
Critique envers certains projets récents, il regrette une méthode jugée trop verticale, citant notamment un théâtre de verdure réalisé « sans concertation avec les Calvais ». Il plaide pour des projets structurants élaborés avec la population et les acteurs compétents.
Embellissement urbain et cadre de vie
Sur le volet urbain, Josepha Poggi a mis en avant l’embellissement de la ville comme chantier transversal. Elle évoque la création d’une charte paysagère intégrée au PLU, élaborée avec habitants et professionnels.
Objectif : harmoniser les aménagements, accompagner les propriétaires dans l’amélioration de leurs biens et traiter certains points visibles du quotidien : uniformisation des sols, limitation de la superposition de revêtements, remise en valeur du petit patrimoine — notamment des fontaines aujourd’hui dégradées ou hors d’eau.
Elle a également cité la rue Clémenceau, jugée emblématique mais dégradée, et la nécessité de recréer des places publiques conçues comme de véritables espaces de vie.
Culture, démocratie locale et responsabilité collective
Dominique Bianconi a relié les enjeux culturels à la vitalité démocratique locale. Elle a dénoncé le clientélisme comme un facteur d’affaiblissement durable et appelé la société civile à soutenir celles et ceux qui s’engagent en politique avec une volonté de pratiques transparentes.
« La solution de facilité, c’est “tous pourris”. À un moment, il faut soutenir ceux qui veulent lutter contre les dérives », a-t-elle déclaré.
Une candidature dans la continuité de 2020
Jérôme Sévéon explique sa décision de se représenter aux municipales de 2026 par un choix collectif de continuité et d’élargissement dans la lignée de 2020.
Il rappelle les 44 % obtenus lors du précédent scrutin, qu’il considère comme un rééquilibrage inédit après trente ans de gouvernance identique. Refusant de parler d’échec, il estime que cette campagne a surtout été un apprentissage politique.
Il défend une méthode fondée sur la concertation et la démocratie participative et affirme un objectif constant : « faire de Calvi une ville où il fait bon vivre toute l’année », à rebours d’un modèle essentiellement saisonnier. Selon lui, la prochaine élection opposera « deux visions complètement différentes de Calvi »
Comme annoncé, la réunion s’est conclue par un temps d’échanges sur le boulevard Wilson entre habitants et membres du collectif.
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