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Ange Santini affiche sa force et verrouille son camp
C’est un sixième mandat que brigue Ange Santini. Et cela n’a rien d’anodin il s’inscrit dans une trajectoire de près de trente ans à la tête de Calvi.
Plutôt que d’attendre l’inauguration officielle de sa permanence, prévue le 15 février, Ange Santini a choisi d’entrer d’emblée « en campagne de manière très forte ». La soirée du 4 février à la salle de spectacle n’était donc pas un simple rendez-vous militant, mais un acte politique calculé. « Nous avons réuni plus de 400 personnes et nous avons même dû refuser du monde pour des raisons de sécurité. C’était à la fois un moment de retrouvailles avec l’électorat qui nous suit depuis des années et une prise de contact avec ceux qui nous ont rejoints ».
Après une courte vidéo présentant les colistiers dans différents lieux emblématiques de Calvi, Ange Santini s’est exprimé durant une bonne quarantaine de minutes, mais sans promesses détaillées ni de catalogue de projets.
Il a posé une ligne claire, le temps des projets viendra le 8 mars, lors du grand meeting prévu dans la même salle. « Avant de présenter un programme, il fallait constituer une équipe. Je ne voulais pas élaborer un projet à quatre ou cinq dans un coin, puis chercher une équipe qui accepterait de le porter. Le projet est sur les rails, mais nous le présenterons d’abord aux Calvaises et aux Calvais, dans leurs boîtes aux lettres et en ligne, avant notre grande réunion publique du 8 mars», a-t-il rappelé.
À travers cette phrase, le maire sortant a clairement revendiqué une vision collective du pouvoir municipal, où la cohésion prime sur l’affichage.
Un mandat défendu par les chiffres
Ange Santini défend un bilan chiffré, 24 millions d’euros d’investissements durant la mandature, contre 14 millions précédemment.
9 millions de subventions, dont 7 de l’État, 8 millions d’autofinancement et 7 millions d’emprunt, tout en affirmant que l’endettement de la ville a diminué depuis 2020.
« Nous ne sommes pas là pour vendre un Calvi idyllique. Le monde, la France et la Corse traversent des difficultés sociales et financières. Nous avancerons par des actes concrets, pas par des promesses irréalistes».
Parmi les axes prioritaires qu’il esquisse, le renforcement de l’offre de santé avec des cabinets médicaux, un projet d’IRM et un centre de spécialistes adossés à l’hôpital. Une politique de logement et d’accession à la propriété via le PLU pour environ 800 bénéficiaires, soit 15 % de la population. Un plan de gestion du littoral calvais, avec régulation des usages et plantation massive d’arbres. La rénovation du patrimoine, notamment dans la Citadelle, avec plusieurs millions d’euros déjà sécurisés.
Une équipe mêlant fidélité et renouvellement
La liste « Uniti per l’Avvene », a été présentée dans l’ordre décroissant avant d’être dévoilée officiellement, traduit un équilibre entre piliers historiques et nouvelles figures.
Autour d’Ange Santini on peut retrouver sans surprise, Hélène Astolfi, Jean-Louis Delpoux, Didier Bicchieray, Sandra Vautier, Jean-Baptiste Ceccaldi, François-Xavier Acquaviva.
Pour les nouvelles figures, il met particulièrement en avant Vanina Patriarche. « Elle est la fille du regretté Paul Patriarche, sa grand-mère était le modèle de la fameuse Porteuse d’Eau et son oncle en était sculpteur. Elle a dirigé le pôle financier de l’Assemblée nationale et elle nous apporte une vraie expertise».
Il cite aussi Stéphane Serra, ancien opposant de 2008, rallié à sa démarche. « Il a toujours voulu s’investir au service des Calvaises et des Calvais et il s’inscrit aujourd’hui pleinement dans notre logique d’union».
Le maire insiste sur la place accordée aux jeunes femmes et aux forces vives locales, évoquant notamment Jessica Bianconi, cheffe d’entreprise implantée à l’année, ainsi que de nouveaux profils issus du monde professionnel, du sport et de la jeunesse, dont Nicolas Guglielmacci, petit-fils de l’ancien élu Pancrace Guglielmacci.
« Nous avons voulu garder l’expérience des sortants, mais aussi injecter une énergie nouvelle. La première qualité pour s’engager, c’est la passion et l’envie d’être au service des autres».
La moyenne d’âge de la liste s’établit à 50 ans, symbole d’un dosage voulu entre expérience et énergie nouvelle. « Nous ne venons pas tous des mêmes familles politiques. J’ai toujours intégré différentes sensibilités, y compris une coloration nationaliste à certaines périodes, sans que cela ne pose jamais problème. Ce qui nous rassemble dépasse largement ce qui pourrait nous diviser».
Pour les rendez-vous à noter, la permanence de campagne ouvrira ses portes le 15 février. Le véritable moment politique reste fixé au 8 mars, date à laquelle Ange Santini dévoilera officiellement son bilan détaillé et son programme.
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