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Lucciana : Chez Walter, on manque de foot


Rédigé par Florian Cadu le Dimanche 18 Février 2018 à 19:18 | Modifié le Dimanche 18 Février 2018 - 17:35


Hôtel habituellement réservé par la très grande majorité des équipes professionnelles de football venant affronter le Sporting Club de Bastia jusqu’à l’été dernier, l’établissement Chez Walter, situé à Lucciana, a vu les choses changer avec la relégation du SBC en National 3. Regrettable pour le gérant Pierre-Louis Collovigh, passionné de ballon rond.


Toutes les deux semaines, c’était le même rituel. Et ce, depuis les années 1970. Dès le lundi matin, les employés de Chez Walter organisaient la réception de l’équipe de football qui allait venir jouer contre le Sporting Club de Bastia. Ainsi que celle des écuries de rallye, à une autre époque. Entre la préparation des buffets et celle des chambres, voire même la privatisation complète de l’établissement lorsque le Paris Saint-Germain le demandait, la venue d’un club représentait beaucoup de travail. Et beaucoup d’argent, selon Pierre-Louis Collovigh, le gérant : « Un week-end football, ça équivaut à 10 000 euros en moyenne. » Mais ça, c’était avant. Car depuis la relégation du SCB, passé de Ligue 1 à la Nationale 3 (cinquième division) cet été, les choses ont changé. Les équipes de l’élite, qui venaient quasiment toutes loger dans l’enseigne, ne sont plus là.  


Outre le manque à gagner financier évident, qui n’a cependant pas engendré de licenciement économique, et même si l’hôtel accueille désormais les adversaires amateurs du club bastiais, Pierre-Louis Collovigh regrette l’ambiance sportive qui régnait dans son établissement. « Il y a le côté professionnel et le chiffres d’affaire intéressant qui est important, c’est sûr. Mais c’est d’abord, et surtout, au niveau de l’aspect sportif que c’est compliqué, affirme-t-il. Moi, je suis un passionné de foot. Quand j’étais enfant, il n’y avait presque que ça comme sport, ici. Donc j’adore recevoir des équipes et discuter avec des joueurs, des entraîneurs, des dirigeants. C’est toute cette convivialité qui manque dans ce lieu assez connu dans le milieu. Ça faisait partie de notre vie quotidienne. »  


Malgré tout, Pierre-Louis Collovigh a confiance en l’avenir et garde espoir que tout reprenne d’ici quelques années : « Si ce que le club a connu ces derniers temps était arrivé dans n’importe quelle autre ville de France, je pense que ça aurait été différent. Hormis peut-être à Marseille. A Bastia, il y a quand même 5 000 personnes qui se sont abonnées. Cela montre l’engouement des gens. Des clubs qui ont plus ou moins disparu comme Grenoble, Le Mans ou Sedan ne peuvent pas en dire autant. Donc je pense que ça va repartir, même si ça risque d’être très long. Les championnats amateurs sont des championnats un peu particuliers. Il n’y a qu’une seule montée… Je crois que le plus dur va être de revenir en troisième division. Mais il faut monter cette année pour créer la dynamique. »
En attendant des jours meilleurs du côté du Sporting, Chez Walter continue quand même de tourner. « Sur les mois entre avril et septembre, il n’y pas vraiment de problème, note Pierre-Louis Collovigh. Les touristes sont là, donc on s’en sort quand même bien. »
C’est bien là l’essentiel.

   





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