Le couvent de Santa Catalina appartient désormais à la commune de Sisco (crédit: Facebook commune de Sisco)
C'est l'aboutissement de trois décennies de procédures et de négociations. Ange-Pierre Vivoni, le maire de Sisco, a signé ce mercredi 7 janvier l’acte d’achat du couvent Santa Catalina pour 1,7 million d’euros. Un dénouement que le maire de la commune attendait depuis près de trois décennies et dont l’achat a été ponctué de nombreuses décisions de justice, donnant la priorité à la commune. Le dossier a abouti sur le bureau de l’AGRASC (Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués), suite aux déboires judiciaires de l’ancien propriétaire, un avocat parisien, à la fin des années 2010.
Un dénouement dont se satisfait Ange-Pierre Vivoni : « Cela a été la montagne de l’Himalaya, il a fallu beaucoup de temps, de patience, d’énergie. » Mais aussi trouver les fonds nécessaires à l’acquisition de cette bâtisse du XVe siècle, dont les fondations remontent au Ve siècle. « D’abord, il y a eu le manque d’argent, et puis il a fallu rivaliser avec des privés qui proposaient plusieurs millions d’euros. » En 2021, le maire de Sisco avait déposé plainte, expliquant avoir reçu des menaces afin qu’il retire son offre d’achat.
Ange-Pierre Vivoni précise : « Il fallait négocier et faire attendre. Nous avons bloqué la vente en 2023 avec un montant de 346 000 euros pour garder la main dessus. Puis nous avons obtenu une subvention de l’État de 300 000 euros. Nous avons pris 108 000 euros avec la dotation quinquennale de la commune. Il y a eu plus de 345 000 euros avec la collecte mise en place par la Fondation du patrimoine et 48 000 euros de la commune. » La commune ajoute que les 700 000 euros restants ont été négociés avec l’AGRASC pour « un paiement sans intérêt à partir de 2027 pendant 15 ans ».
Désormais propriété de la commune, il reste à lui trouver une destination. « Il va falloir au minimum une décennie pour avoir un projet viable », indique Ange-Pierre Vivoni, qui souhaite déjà que « les 11 hectares soient sanctuarisés et donnés à des agriculteurs pour y planter de la vigne, et notamment faire du Rappu du Cap Corse, ainsi que des câpriers ». Pour la bâtisse, l’édile envisage de transformer le couvent en équipement culturel.
Le couvent de Santa Catalina a en effet été fondé en 1443 sur les ruines d’une ancienne abbaye datant des alentours de l’an 400. Pour Ange-Pierre Vivoni : « C’est le patrimoine de Sisco et de la Corse. Mais aussi de la chrétienté : c’est là que les premiers chrétiens de la Corse sont venus se recueillir. C’est un trésor culturel et cultuel. »
Un dénouement dont se satisfait Ange-Pierre Vivoni : « Cela a été la montagne de l’Himalaya, il a fallu beaucoup de temps, de patience, d’énergie. » Mais aussi trouver les fonds nécessaires à l’acquisition de cette bâtisse du XVe siècle, dont les fondations remontent au Ve siècle. « D’abord, il y a eu le manque d’argent, et puis il a fallu rivaliser avec des privés qui proposaient plusieurs millions d’euros. » En 2021, le maire de Sisco avait déposé plainte, expliquant avoir reçu des menaces afin qu’il retire son offre d’achat.
Ange-Pierre Vivoni précise : « Il fallait négocier et faire attendre. Nous avons bloqué la vente en 2023 avec un montant de 346 000 euros pour garder la main dessus. Puis nous avons obtenu une subvention de l’État de 300 000 euros. Nous avons pris 108 000 euros avec la dotation quinquennale de la commune. Il y a eu plus de 345 000 euros avec la collecte mise en place par la Fondation du patrimoine et 48 000 euros de la commune. » La commune ajoute que les 700 000 euros restants ont été négociés avec l’AGRASC pour « un paiement sans intérêt à partir de 2027 pendant 15 ans ».
Désormais propriété de la commune, il reste à lui trouver une destination. « Il va falloir au minimum une décennie pour avoir un projet viable », indique Ange-Pierre Vivoni, qui souhaite déjà que « les 11 hectares soient sanctuarisés et donnés à des agriculteurs pour y planter de la vigne, et notamment faire du Rappu du Cap Corse, ainsi que des câpriers ». Pour la bâtisse, l’édile envisage de transformer le couvent en équipement culturel.
Le couvent de Santa Catalina a en effet été fondé en 1443 sur les ruines d’une ancienne abbaye datant des alentours de l’an 400. Pour Ange-Pierre Vivoni : « C’est le patrimoine de Sisco et de la Corse. Mais aussi de la chrétienté : c’est là que les premiers chrétiens de la Corse sont venus se recueillir. C’est un trésor culturel et cultuel. »










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