Qu’est-ce qui vous a donné envie de participer au Nikon Festival dont le thème cette année est la beauté ?
Ce n’était pas le thème qui m’inspirait. C’est une amie actrice, Andrea Capirossi, qui m’en a parlé pour y participer, et puis j’ai eu envie de faire un court métrage sur le mauvais œil en Corse pour parler de beauté.
Quel est le court métrage que vous présentez dans le cadre de ce festival ?
Ça s’appelle « Sous le regard des ombres ». C’est un film de 2,20 minutes, un format imposé par le festival. Je voulais parler de la beauté à travers le mauvais œil, avec un clin d’œil à la Corse, qui est l’Île de Beauté, et parce que la beauté n’attire pas toujours que des regards bienveillants.
Associer l’Ochju et la beauté peut sembler paradoxal. Pourquoi avoir fait ce choix ?
Oui, mais je trouvais cela bien de ne pas montrer que les avantages de la beauté. Je trouvais intéressant d’ancrer le scénario dans quelque chose qui nous parle à nous, et de ne pas aller vers ce à quoi on peut penser directement quand on parle de la beauté.
Comment résumeriez-vous ce film de 2,20 minutes ?
C’est une croyance, une bougie et une nuit dans laquelle tout peut basculer. C’est un film qui parle de cette croyance en Corse, avec des scènes oniriques.
Était-il important pour vous de mettre en avant l’identité corse, même dans un concours international ?
Au-delà du décor — nous avons tourné à Urtaca, et nous avons des paysages magnifiques — dans mes films, j’aime bien que la Corse soit un personnage à part entière.
Le format de 2 minutes 20 est imposé par le festival. Comment travaille-t-on dans une contrainte aussi courte ?
C’est très compliqué, car c’est 2 minutes 20, générique inclus. Il a donc fallu faire des choix. Nous avons même rajouté une scène d’introduction qui n’était pas prévue à l’écriture. C’est un exercice intéressant, car j’ai plutôt fait des formats plus classiques de 15 ou 45 minutes. Ce format court oblige à se concentrer sur l’essentiel, à voir que les silences ont de l’importance. Il ne faut pas que cela ressemble à un clip.
Entre l’écriture et le montage, qu’est-ce que cela change concrètement dans votre manière de raconter ?
Cela oblige à garder l’essentiel, à voir si les émotions passent et si le sujet est compris. Comme c’est un concours international, il y a des personnes qui n’ont pas les références en Corse.
Le mauvais œil existe dans de nombreuses cultures, avec des spécificités corses. Avez-vous dû l’adapter pour qu’il soit compris par un public international ?
Je l’ai un peu modifié. J’ai gardé l’essence. Je n’ai pas montré la pratique par rapport à l’huile. Au départ, je voulais une scène finale où l’on voyait ma grand-mère avec les gouttes, mais j’avais peur que ce soit interprété comme si c’était elle qui jetait un sort. Du coup, j’ai gommé cet élément-là. C’est un concours, il fallait faire des choix.
Qu’est-ce que ce concours peut vous apporter, à vous et à votre équipe ?
C’est intéressant, car on est quand même vus par des professionnels, que ce soit pour l’actrice principale et moi-même. Il y a un avis de professionnels sur plus de 2 500 films. Cela apporte de la visibilité, les films sont mis en avant. Après, il y a différents prix : image, réalisation, acting, originalité.
Peut-on considérer ce festival comme un tremplin pour la suite de votre parcours ?
Oui, comme on est mélangés entre petites équipes avec peu de matériel comme nous et de gros professionnels, on est tous mis sur le même pied d’égalité. Se faire remarquer, c’est une belle étape.
Vous explorez souvent le fantastique dans vos projets. Est-ce, selon vous, un genre qui mérite d’être davantage développé en Corse ?
C’est pour cela que j’essaie d’aller vers ça. J’aime beaucoup regarder ce genre de films et puis je trouve qu’on a tout à faire en Corse. Ce n’est pas parce que quelque chose plaît sur le Continent, avec des clichés sur la Corse, que l’on doit faire la même chose. Un film corse, ce n’est pas le sujet : c’est un film fait par une équipe corse. Il n’y a pas besoin de surjouer notre identité ou encore la mafia. Cela peut avoir du bon, mais cela ne doit pas être une obligation.
Ce n’était pas le thème qui m’inspirait. C’est une amie actrice, Andrea Capirossi, qui m’en a parlé pour y participer, et puis j’ai eu envie de faire un court métrage sur le mauvais œil en Corse pour parler de beauté.
Quel est le court métrage que vous présentez dans le cadre de ce festival ?
Ça s’appelle « Sous le regard des ombres ». C’est un film de 2,20 minutes, un format imposé par le festival. Je voulais parler de la beauté à travers le mauvais œil, avec un clin d’œil à la Corse, qui est l’Île de Beauté, et parce que la beauté n’attire pas toujours que des regards bienveillants.
Associer l’Ochju et la beauté peut sembler paradoxal. Pourquoi avoir fait ce choix ?
Oui, mais je trouvais cela bien de ne pas montrer que les avantages de la beauté. Je trouvais intéressant d’ancrer le scénario dans quelque chose qui nous parle à nous, et de ne pas aller vers ce à quoi on peut penser directement quand on parle de la beauté.
Comment résumeriez-vous ce film de 2,20 minutes ?
C’est une croyance, une bougie et une nuit dans laquelle tout peut basculer. C’est un film qui parle de cette croyance en Corse, avec des scènes oniriques.
Était-il important pour vous de mettre en avant l’identité corse, même dans un concours international ?
Au-delà du décor — nous avons tourné à Urtaca, et nous avons des paysages magnifiques — dans mes films, j’aime bien que la Corse soit un personnage à part entière.
Le format de 2 minutes 20 est imposé par le festival. Comment travaille-t-on dans une contrainte aussi courte ?
C’est très compliqué, car c’est 2 minutes 20, générique inclus. Il a donc fallu faire des choix. Nous avons même rajouté une scène d’introduction qui n’était pas prévue à l’écriture. C’est un exercice intéressant, car j’ai plutôt fait des formats plus classiques de 15 ou 45 minutes. Ce format court oblige à se concentrer sur l’essentiel, à voir que les silences ont de l’importance. Il ne faut pas que cela ressemble à un clip.
Entre l’écriture et le montage, qu’est-ce que cela change concrètement dans votre manière de raconter ?
Cela oblige à garder l’essentiel, à voir si les émotions passent et si le sujet est compris. Comme c’est un concours international, il y a des personnes qui n’ont pas les références en Corse.
Le mauvais œil existe dans de nombreuses cultures, avec des spécificités corses. Avez-vous dû l’adapter pour qu’il soit compris par un public international ?
Je l’ai un peu modifié. J’ai gardé l’essence. Je n’ai pas montré la pratique par rapport à l’huile. Au départ, je voulais une scène finale où l’on voyait ma grand-mère avec les gouttes, mais j’avais peur que ce soit interprété comme si c’était elle qui jetait un sort. Du coup, j’ai gommé cet élément-là. C’est un concours, il fallait faire des choix.
Qu’est-ce que ce concours peut vous apporter, à vous et à votre équipe ?
C’est intéressant, car on est quand même vus par des professionnels, que ce soit pour l’actrice principale et moi-même. Il y a un avis de professionnels sur plus de 2 500 films. Cela apporte de la visibilité, les films sont mis en avant. Après, il y a différents prix : image, réalisation, acting, originalité.
Peut-on considérer ce festival comme un tremplin pour la suite de votre parcours ?
Oui, comme on est mélangés entre petites équipes avec peu de matériel comme nous et de gros professionnels, on est tous mis sur le même pied d’égalité. Se faire remarquer, c’est une belle étape.
Vous explorez souvent le fantastique dans vos projets. Est-ce, selon vous, un genre qui mérite d’être davantage développé en Corse ?
C’est pour cela que j’essaie d’aller vers ça. J’aime beaucoup regarder ce genre de films et puis je trouve qu’on a tout à faire en Corse. Ce n’est pas parce que quelque chose plaît sur le Continent, avec des clichés sur la Corse, que l’on doit faire la même chose. Un film corse, ce n’est pas le sujet : c’est un film fait par une équipe corse. Il n’y a pas besoin de surjouer notre identité ou encore la mafia. Cela peut avoir du bon, mais cela ne doit pas être une obligation.
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