Corse Net Infos - Pure player corse

La Ghjuventù Regiunalista candidate aux élections du Conseil d’Administration de l’Université de Corse


Rédigé par Pierre BERETTI le Vendredi 19 Janvier 2018 à 23:50 | Modifié le Samedi 20 Janvier 2018 - 00:16


Nouvelle venue dans le paysage universitaire, la Ghjuventù Régiunalista candidate pour siéger au Conseil d’Administration de l’Université de Corse. En première ligne, des jeunes étudiants de tendance libérale qui n’en sont pas à leur coup d’essai dans l’engagement public.


Une des équipes de la GR, tacts à la main, en campagne.
Une des équipes de la GR, tacts à la main, en campagne.
Mardi prochain se dérouleront les élections du conseil d’administration à l’Université de Corse. En ce qui concerne la représentation étudiante, un jeune groupe libéral candidate avec sa liste. A sa tête, Christophe Altieri, étudiant en Master 1ère année. L’engagement de ce dernier n’est pas nouveau. Il siège en effet depuis près d’un an au conseil municipal des Jeunes d’Ajaccio et a fait récemment campagne sur la liste de Valérie Bozzi lors des élections territoriales de décembre dernier.

Aujourd’hui, il propose de porter la voix des étudiants au conseil d’administration de l’université. « Mes colistiers et moi même avions envie de dire aux étudiants qu’il existe un pluralisme politique même à l’université, souligne le candidat. Les représentations étudiantes actuelles sont principalement nationalistes et misent souvent davantage sur l’idéologie. Nous avons l’envie de nous reconcentrer sur les problématiques du quotidien des étudiants. Il est vrai cependant que nous portons une couleur politique libérale mais le mouvement que nous avons choisi d’incarner à la fac n’est pas uniquement idéologique ou politique. Avec cette sensibilité libérale, nous avons l’envie par exemple de promouvoir davantage l’entrepreneuriat avec notamment la mise en place de réunions d’information ainsi qu’une aide juridique pour les étudiants qui souhaitent entreprendre.

La question sociale est également préoccupante bien que nous reconnaissons qu’une association existante fait un travail exceptionnel pour les jeunes en situation précaire sur le campus. Il y a encore tant à faire, nous n’éluderons pas la question si nous avons l’opportunité de siéger. Ensuite nous avons à cœur de prioriser davantage certaines dépenses budgétaires et de faire des propositions dans ce sens. A titre d’exemple, ma classe a dû changer récemment huit fois de salle avant de trouver un rétroprojecteur qui fonctionnait. Cela est pénible pour tout le monde, les étudiants mais aussi les professeurs qui sont pénalisés sur leur temps d’enseignement. Nous sommes certes ravis d’avoir vu la rénovation des peintures un peu vieillissantes mais nous nous interrogeons s’il n’aurait pas été plus judicieux d’investir dans le matériel en priorité afin d’optimiser le plus important, nos études. Nous avons récemment reçu le soutien de l’Union Nationale Inter-universitaire, ce qui nous encourage dans notre démarche ».


L’engagement politique et public de l’étudiant ne date pas d’hier. Agé d'à peine de vingt et un an, ce dernier s’est impliqué depuis ses seize ans. Une expérience qui l’a poussé à vouloir proposer un programme pour son université. Pour cela il s’est entouré de plusieurs étudiants, lesquels, comme lui, ont un parcours militant. En effet, les trois suivants sur sa liste étaient également candidats aux territoriales. On peut ainsi retrouver Julie Andréani qui représente le groupe du centre droit à l’Assemblée des Jeunes et Jean-Alain Tarelli. Ces deux étudiants étaient colistiers de Jean-Martin Mondoloni qui soutient d’ailleurs leur démarche actuelle.

« J’avais présenté un projet il y a deux ans, explique Jean-Alain Tarelli. Cette fois, nous avons choisi Christophe Altieri pour conduire la liste pour plusieurs raisons. Il est en Master 1, il a donc l’expérience de trois ans d’université et une vision des choses à améliorer et il a la possibilité de siéger les deux ans de mandature ce qui ne sera pas mon cas puisque je finis mes études cette année. Nous étions, il est vrai sur des listes opposées lors des élections territoriales. Nous défendions un projet pour notre région, aujourd’hui, nous avons choisi naturellement de nous rassembler car nous sommes de la même sensibilité politique et nous portons le même regard sur les choses à améliorer pour les étudiants. Nous sommes d’ailleurs heureux d’avoir chacun le soutien de nos anciens colistiers dans cette élection ».

La quatrième de liste Marie Rossi, également issue d’une ancienne liste candidate de décembre auprès de Valérie Bozzi, est en quelque sorte la benjamine de la liste puisqu’en première année. « Nous avons essayé de démontrer à la fois le pluralisme des idées mais aussi la diversité. Notre liste représente les étudiants dans leur ensemble. En première année, j’aimerais porter la voix des nouveaux étudiants et des soucis qu’ils rencontrent. Par ailleurs, nous avons essayé aussi de représenter chaque cursus et provenance. A titre d’exemple, je suis originaire de Bastia, Christophe Altieri d’Ajaccio, Julie Andreani de Porto-Vecchio et Jean-Alain Tarelli de Lozzi. Ce ne sont que les quatre premiers mais chaque personne sur notre liste représente un territoire et une filière ».
Si les jeunes libéraux admettent qu’il ne s’agit que de se concentrer sur cette élection, ils promettent également la création d’un mouvement étudiant de sensibilité de droite avec leur « Ghjuventù Regiunalista ». L’idée de persévérer jusqu’à la création d’un syndicat étudiant fait son chemin… A suivre.
 
Leur programme :
 
-une meilleure interaction entre les services lors de l'inscription en début d'année.
 
-améliorer le réseau Wi-Fi ainsi que l'équipement électronique de l'université.
 
-sécuriser le parking et débuter des discussions pour palier au problème du stationnement.
 
-mise en place d'un cahier de doléances sur lequel les étudiants pourront y exposer leurs idées pour l'université, les représentants au Conseil d'administration devront les présenter au Conseil.
 
-permettre l'ouverture de la BU le dimanche en période d'examen.
 
-favoriser l'insertion professionnelle en organisant régulièrement des rencontres avec des professionnels de chaque filière.
 
-favoriser l'entreprenariat par la mise en place de réunions d'information en la matière ainsi que d'une aide juridique pour les étudiants désirant créer leur entreprise.
 
-proposer la généralisation à toutes les filières des cérémonies de remise de diplôme pour récompenser les plus méritants et faire vivre les campus.
 
-débuter des discussions concernant le retour de la filière sciences politiques avec des iep ou bien des universités.
 
Leur liste :
 
1 Christophe Altieri
2 Julie Andreani
3 Jean Alain Tarelli
4 Marie Rossi
5 Samir Benhaddou
6 -Melissa giansily
7-Simon Secondi
8 -Julie Navarro
9 -Don Jérôme Fieschi
10 - Angele Rossi
11- Angelin Cianfarani
12-Marine Valery




Dans la même rubrique :
< >

Vendredi 7 Décembre 2018 - 07:57 Terrible collision à Omessa : Deux morts

A la une | L'actu régionale | Faits divers | Société | Justice | Economie