Sviluppà. Pruteghja. Appruntà. C’est autour de ces trois objectifs que la liste Stintu Aiaccinu a entendu construire son projet pour Ajaccio. Ce samedi matin, le chef de file de la démarche, Pascal Zagnoli et une partie de ses co-listiers ont présenté leur programme au sein de leur permanence à trois semaines du premier tour des élections municipales.
Si le détail de cette liste transpartisane n’a toujours pas été dévoilé, le secrétaire national du PNC a d’abord voulu dévoiler le sens de sa démarche. « Nous voulons répondre aux problématiques rencontrées par les Ajacciens de façon pragmatique autour d’un projet co-construit par différents acteurs autour d’un diagnostic territorial réalisé sur la ville », a-t-il indiqué.
Au résultat, un projet ambitieux détaillé au gré d’un pavé d’une centaine de pages . « Cette ville nous a vu naître, grandir, travailler, élever nos enfants. C’est une ville qui a une histoire profonde, une âme, u stintu aiaccinu que nous avons voulu remettre en avant. Le sens profond de notre engagement c’est de nous battre pour la ville, pas pour une entité administrative ou des jeux de pouvoir, mais pour ce qui fonde l’âme de cette ville », a argué Pascal Zagnoli, en indiquant avoir pour ambition de « remettre l’identité au cœur de notre démarche ». « C’est le fondement même de notre engagement, la chapelle de notre programme », a-t-il insisté
Pour préserver cette identité, la liste Stintu Aiaccinu a donc travaillé sur trois grands axes. À commencer par le développement de la ville. Un thème dans lequel le logement tient une place prépondérante. « Nous sommes partis d’un constat : le secteur du logement sur Ajaccio est en tension sur tous les quartiers de la ville. Nous avons développé différents axes et objectifs pour maîtriser ce développement et reprendre la main sur l’urbanisme », a dévoilé Pierre Medurio en appuyant : « Sur cette problématique, nous voulons proposer des solutions concrètes et applicables à droit constant ».
« Remettre les Ajacciens au cœur de ville »
Dans cette optique, la liste entend ainsi mieux encadrer les meublés de tourisme afin d’en limiter l’impact sur le marché locatif et recréer du logement permanent. Elle souhaite également mobiliser les centaines de logements vacants recensés dans le cœur de ville, en dédiant une cellule à ce sujet afin de faciliter les diagnostics et d’accompagner les propriétaires, notamment par le biais d’aides. Un accompagnement spécifique pour traiter la question de l’indivision est également envisagé, tout comme un service d’aide à l’accession à la propriété pour les primo-accédants et un fonds logement figurent également parmi les engagements. « Nous voulons remettre les Ajacciens au cœur de ville pour permettre sa redynamisation », résume Pascal Zagnoli.
Plus loin, pour la démarche Stintu Aiaccinu, le développement passe aussi par l’économie locale. Nathalie Volpi, commerçante, a ainsi relevé la nécessité de redonner de l’élan au tissu commercial. « Une ville sans commerce, c’est une ville sans lumière », a-t-elle lancé, plaidant pour une politique d’animation renforcée, la création d’événements culturels porteurs ou encore pour la taxation des friches commerciales inoccupées, une mesure permise par la loi mais laissée à l’appréciation des communes.
Jeune chargée d’expertise d’entreprise, Andrea Tramoni a, de son côté, évoqué la nécessité pour la mairie de faciliter la création d’entreprise au travers d'une meilleure information, de la mise en place d’un mentorat, d'une aide à la recherche de locaux, ou encore d'une coordination de l’écosystème entrepreneurial. Des mesures qui pourraient permettre de stimuler toute initiative créatrice d’emplois et améliorer le taux de survie des entreprises.
Par ailleurs, afin de ramener du monde en ville, la liste Stintu Aiaccinu entend reposer la question du stationnement, mais avec une idée novatrice. Elle pose ainsi l’idée d’un parking flottant – sur barge – qui permettrait de créer jusqu’à 400 places sans travaux lourds. Une alternative jugée moins coûteuse que certains projets attendus de longue date, comme le fameux parking des phares et balises.
« Ne pas laisser ces sujets à l’extrême droite »
Au travers de son deuxième axe, protéger, Pascal Zagnoli et ses co-listiers entendent par ailleurs s’attaquer aux questions de la sécurité et de la tranquillité publique, qu’ils refusent de laisser à l’extrême droite. « Nous ne sommes pas enfermés dans une tour d’ivoire Parce que nous sommes nationalistes, nous n’aurions pas le droit de parler de sécurité ? Notre candidature est ancrée dans le réel et le quotidien », argue la tête de liste de Stintu Aiaccinu en proposant de réaliser des diagnostics par quartier, de renforcer la vidéoprotection sur l’ensemble de la ville, tout comme la présence de la police municipale afin qu’elle redevienne « une vraie police de tranquillité publique », notamment face au trafic de stupéfiants, ou encore de créer une antenne dans le quartier des Cannes.
Plus loin, à travers cet axe, la liste entend aussi « lutter frontalement contre la drogue », renforcer les solidarités locales, notamment en facilitant l’accès aux aides sociales pour les plus précaires, et s’attaquer à la qualité du cadre de vie. Afin de renforcer la solidarité intergénérationnelle, la démarche envisage la création d’un établissement intergénérationnel sur le site du commissariat, qui accueillerait à la fois un EHPAD municipal, mais aussi des logements à loyers modérés pour les jeunes.
Préparer l’avenir
Enfin, au travers de son troisième pilier, « appruntà », Stintu Aiaccinu veut préparer l’avenir en plaçant la jeunesse au centre du projet municipal. « Nous voulons faire d’Ajaccio une ville motrice en matière de politique éducative », ambitionne Pierre-Dominique Ramacciotti. Au-delà du bâti scolaire, cet enseignant a insisté sur le rôle que peut jouer la commune pour améliorer la prise en charge des enfants en renforçant la présence d’agents municipaux, dotant les écoles de secrétariats, ou encore en créant un « référent unique plus ancré dans la réalité des vrais besoins des Ajacciens ». « L’école doit être gage de réussite. Elle doit être ouverte et protéger chaque enfant », a-t-il posé en pointant encore la nécessité d’associer les familles pour qu’elles puissent reprendre confiance en l’école, et celle d’augmenter le budget consacré à la jeunesse.
« La culture doit aussi prendre une place prépondérante », a encore amené Pascal Zagnoli, en dévoilant notamment que sa démarche entend valoriser l’héritage bonapartiste de la cité impériale en créant un musée Napoléon.
Présentant ce programme comme un véritable « projet de société » pour la ville, à 26 ans, le candidat se projette déjà au-delà de cette échéance municipale, évoquant 2032 comme une nouvelle étape où sa démarche continuera de défendre u stintu aiaccinu.
Si le détail de cette liste transpartisane n’a toujours pas été dévoilé, le secrétaire national du PNC a d’abord voulu dévoiler le sens de sa démarche. « Nous voulons répondre aux problématiques rencontrées par les Ajacciens de façon pragmatique autour d’un projet co-construit par différents acteurs autour d’un diagnostic territorial réalisé sur la ville », a-t-il indiqué.
Au résultat, un projet ambitieux détaillé au gré d’un pavé d’une centaine de pages . « Cette ville nous a vu naître, grandir, travailler, élever nos enfants. C’est une ville qui a une histoire profonde, une âme, u stintu aiaccinu que nous avons voulu remettre en avant. Le sens profond de notre engagement c’est de nous battre pour la ville, pas pour une entité administrative ou des jeux de pouvoir, mais pour ce qui fonde l’âme de cette ville », a argué Pascal Zagnoli, en indiquant avoir pour ambition de « remettre l’identité au cœur de notre démarche ». « C’est le fondement même de notre engagement, la chapelle de notre programme », a-t-il insisté
Pour préserver cette identité, la liste Stintu Aiaccinu a donc travaillé sur trois grands axes. À commencer par le développement de la ville. Un thème dans lequel le logement tient une place prépondérante. « Nous sommes partis d’un constat : le secteur du logement sur Ajaccio est en tension sur tous les quartiers de la ville. Nous avons développé différents axes et objectifs pour maîtriser ce développement et reprendre la main sur l’urbanisme », a dévoilé Pierre Medurio en appuyant : « Sur cette problématique, nous voulons proposer des solutions concrètes et applicables à droit constant ».
« Remettre les Ajacciens au cœur de ville »
Dans cette optique, la liste entend ainsi mieux encadrer les meublés de tourisme afin d’en limiter l’impact sur le marché locatif et recréer du logement permanent. Elle souhaite également mobiliser les centaines de logements vacants recensés dans le cœur de ville, en dédiant une cellule à ce sujet afin de faciliter les diagnostics et d’accompagner les propriétaires, notamment par le biais d’aides. Un accompagnement spécifique pour traiter la question de l’indivision est également envisagé, tout comme un service d’aide à l’accession à la propriété pour les primo-accédants et un fonds logement figurent également parmi les engagements. « Nous voulons remettre les Ajacciens au cœur de ville pour permettre sa redynamisation », résume Pascal Zagnoli.
Plus loin, pour la démarche Stintu Aiaccinu, le développement passe aussi par l’économie locale. Nathalie Volpi, commerçante, a ainsi relevé la nécessité de redonner de l’élan au tissu commercial. « Une ville sans commerce, c’est une ville sans lumière », a-t-elle lancé, plaidant pour une politique d’animation renforcée, la création d’événements culturels porteurs ou encore pour la taxation des friches commerciales inoccupées, une mesure permise par la loi mais laissée à l’appréciation des communes.
Jeune chargée d’expertise d’entreprise, Andrea Tramoni a, de son côté, évoqué la nécessité pour la mairie de faciliter la création d’entreprise au travers d'une meilleure information, de la mise en place d’un mentorat, d'une aide à la recherche de locaux, ou encore d'une coordination de l’écosystème entrepreneurial. Des mesures qui pourraient permettre de stimuler toute initiative créatrice d’emplois et améliorer le taux de survie des entreprises.
Par ailleurs, afin de ramener du monde en ville, la liste Stintu Aiaccinu entend reposer la question du stationnement, mais avec une idée novatrice. Elle pose ainsi l’idée d’un parking flottant – sur barge – qui permettrait de créer jusqu’à 400 places sans travaux lourds. Une alternative jugée moins coûteuse que certains projets attendus de longue date, comme le fameux parking des phares et balises.
« Ne pas laisser ces sujets à l’extrême droite »
Au travers de son deuxième axe, protéger, Pascal Zagnoli et ses co-listiers entendent par ailleurs s’attaquer aux questions de la sécurité et de la tranquillité publique, qu’ils refusent de laisser à l’extrême droite. « Nous ne sommes pas enfermés dans une tour d’ivoire Parce que nous sommes nationalistes, nous n’aurions pas le droit de parler de sécurité ? Notre candidature est ancrée dans le réel et le quotidien », argue la tête de liste de Stintu Aiaccinu en proposant de réaliser des diagnostics par quartier, de renforcer la vidéoprotection sur l’ensemble de la ville, tout comme la présence de la police municipale afin qu’elle redevienne « une vraie police de tranquillité publique », notamment face au trafic de stupéfiants, ou encore de créer une antenne dans le quartier des Cannes.
Plus loin, à travers cet axe, la liste entend aussi « lutter frontalement contre la drogue », renforcer les solidarités locales, notamment en facilitant l’accès aux aides sociales pour les plus précaires, et s’attaquer à la qualité du cadre de vie. Afin de renforcer la solidarité intergénérationnelle, la démarche envisage la création d’un établissement intergénérationnel sur le site du commissariat, qui accueillerait à la fois un EHPAD municipal, mais aussi des logements à loyers modérés pour les jeunes.
Préparer l’avenir
Enfin, au travers de son troisième pilier, « appruntà », Stintu Aiaccinu veut préparer l’avenir en plaçant la jeunesse au centre du projet municipal. « Nous voulons faire d’Ajaccio une ville motrice en matière de politique éducative », ambitionne Pierre-Dominique Ramacciotti. Au-delà du bâti scolaire, cet enseignant a insisté sur le rôle que peut jouer la commune pour améliorer la prise en charge des enfants en renforçant la présence d’agents municipaux, dotant les écoles de secrétariats, ou encore en créant un « référent unique plus ancré dans la réalité des vrais besoins des Ajacciens ». « L’école doit être gage de réussite. Elle doit être ouverte et protéger chaque enfant », a-t-il posé en pointant encore la nécessité d’associer les familles pour qu’elles puissent reprendre confiance en l’école, et celle d’augmenter le budget consacré à la jeunesse.
« La culture doit aussi prendre une place prépondérante », a encore amené Pascal Zagnoli, en dévoilant notamment que sa démarche entend valoriser l’héritage bonapartiste de la cité impériale en créant un musée Napoléon.
Présentant ce programme comme un véritable « projet de société » pour la ville, à 26 ans, le candidat se projette déjà au-delà de cette échéance municipale, évoquant 2032 comme une nouvelle étape où sa démarche continuera de défendre u stintu aiaccinu.
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