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« L’Enchaîné de Sartene » de Christophe Mondoloni


Rédigé par le Vendredi 18 Mars 2016 à 22:20 | Modifié le Dimanche 20 Mars 2016 - 01:57


Christophe Mondoloni présentera samedi 19 mars à la librairie La Marge de 16 à 19 heures son premier livre qui a pour sujet le "Catinacciu" de Sartène. Il sera les 24 et 25 mars prochain à Propriano et Sartène.


« L’Enchaîné de Sartene  » de Christophe Mondoloni
Un premier ouvrage que l’auteur, plus connu dans le monde de la musique, dévoile non sans une certaine inquiétude à ses futurs lecteurs. Entre souvenirs d’enfances, histoire de la belle Sartène et une description parfaite et détaillée du Catinacciu, Christophe Mondoloni se livre tout en livrant l’histoire et le parcours du pénitent.
 
Né à Ajaccio mais originaire de Sartène où il a vécu auprès de ses anciens, de 6 ans jusqu’à l’adolescence, l’auteur nous livre l’amour qu’il a pour sa ville qu’il a connu village, sa vision de la religion et l’attachement qu’il peut avoir aux traditions.
« Serais-je original, en disant comme Mérimée que je suis originaire de la plus Corse des villes corses, je ne le crois pas. Il n’en est pas moins que pour moi, comme pour chaque Corse qui a la chance de posséder des racines, dans une de nos « crèches nustrale » mon village est le plus beau. »
Tel débute ce livre ! Corse et fier avant tout. Fier d’avoir traversé l’histoire de cette ville au quotidien, entouré des siens de leur amour et de leurs sages conseils.
 

L’histoire de Sartène sera le second volet de ce livre. Nous la découvrons toujours debout malgré ces siècles d’invasions, et toujours elle-même aujourd’hui encore, dans les valeurs humaines et religieuses qu’elle a toujours transmis à ses enfants.
« Sartène - « Sartè » fondée en 1507 par les génois dont le nom italien officiel jusqu’en 1848 était Sartena. Elle fut la Capitale de la Rocca. Ses habitants sont appelés les sartenais - « i sartinesi ».
 

Mais Sartène c’est aussi les souvenirs, les grands-parents, les amis, les jeux et le regard de Christophe enfant sur ce monde dont il sait déjà apprécier les moments.
« Du quartier de la Manichedda, la ville s’est rapidement agrandie vers Sant’Anna, u Borgu, et le quartier de ma vie, A Paccialedda Suttana, véritable terrain de jeu, où j’ai fait en culottes courtes « mes classes », ou plutôt comme l’on dit familièrement, et en restant poli, « les quatre cents coups ».
 

Et puis viendra la narration de la préparation au Catinacciu pour ce pénitent qui à l’époque demandait à refaire le chemin de croix du Christ afin d’expier ses fautes avant la sentence fatale. Si aujourd’hui assassins et autres condamnés ne sont plus candidats, la démarche symbolique, religieuse et de rédemption reste la même pour celui qui désire être choisi.
« Il portera une croix - A Cruci en sartenais - en chêne massif d’un poids de 37kg, et des chaînes au pied de 14 Kg, sur un parcours d’environ 1,8 Km. Evoquons ensemble si vous le voulez-bien le cheminement personnel du pénitent depuis le départ, depuis le jour où dans sa vie, cet homme, cet inconnu, de tout temps, s’est décidé à écrire une lettre au curé de la paroisse de Sartène, exprimant sa ferme volonté de représenter un jour le Christ, le soir du Vendredi Saint. »
 

En parallèle de tous ces sujets, Christophe Mondoloni nous parle de lui, en silence, car c’est le lecteur qui trouvera entre les mots racontant ses souvenirs, sa ville et la religion celui que l’on n’a pas encore totalement cerné tant il reste discret.
« Je me suis souvent demandé, toutes ces années, en suivant la procession, au fond de moi, quelle preuve d’Amour pouvait donner de plus cet homme au Christ par cette action de l’imiter, de revivre et faire revivre à la foule le pire moment de sa vie ? »
 
Un premier livre de Christophe Mondoloni qui se veut touchant, sans prétention et dont la lecture nous fera découvrir bien des aspects de Sartene et du Catinacciu.



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