Charlotte Cesari et Marc-Antoine Leroy, respectivement 1er et 2e de la liste "A Voci di u Populu", ont présenté le sens de leur démarche ce samedi à Ajaccio
À moins d’un mois des élections municipales, la candidate de la liste « La Gauche Unie : A Voci di u Populu », Charlotte Cesari, et son équipe ont présenté leur démarche qu’ils veulent concrète et tournée vers les préoccupations quotidiennes des Ajacciens, lors d’une conférence de presse au sein de leur permanence, ce samedi. Selon Marc-Antoine Leroy, secrétaire de la section du Parti Communiste (PCF) d’Ajaccio, en deuxième position de cette liste soutenue par le PCF, le Parti Socialiste et le mouvement Debout ! , il s’agit d’« un programme de progrès social, au service des habitants et de l’intérêt général ».
Le logement en constitue la priorité. En effet, près d’un tiers des jeunes actifs corses vivent encore chez leurs parents, « pas toujours parce qu’ils le souhaitent », rappelle-t-il. La liste défend donc l’objectif d’atteindre 25 % de logements sociaux conformément à la loi SRU, avec des projets réalisés en responsabilité et en accord avec l’environnement. Elle prévoit également l’encadrement des loyers et le bail réel solidaire, qui permet à la commune de rester propriétaire du foncier tout en facilitant l’accès à la propriété pour les ménages modestes.
Crèches, transports et mobilité : améliorer le quotidien
Par ailleurs, les services publics et la mobilité sont également au centre du programme de la démarche de cette union de gauche. La liste souhaite ainsi renforcer le nombre de crèches dans la ville pour répondre au manque d’accueil pour la petite enfance. En matière sportive, la construction d’un complexe sportif intercommunal dans le secteur du Stilettu serait également à l’ordre du jour.
Concernant les déplacements, Marc-Antoine Leroy reconnaît que le téléphérique « cristallise beaucoup de colère », mais estime que « puisqu’il est là, il n’est pas question de le démonter ». L’objectif est de le valoriser, tout en renforçant les transports en commun et en réfléchissant à un projet de tram-train pour améliorer la mobilité.
La question du pouvoir d’achat est un autre axe fort. La liste propose la création d’épiceries sociales solidaires et la mise en place d’une mutuelle municipale de santé.
Marc-Antoine Leroy rappelle également que la gauche locale s’inscrit dans l’histoire de la ville et de l’île, citant la mandature de Simon Renucci. Pour lui, « faire comme si ces années n’avaient pas existé, c’est oublier la place que la gauche a jouée dans le débat public ».
Une campagne dans un contexte national sensible
Alors que la campagne de Charlotte Cesari se déroule dans un contexte national marqué par la mort récente de Quentin Deranque à Lyon, la candidate a par ailleurs profité de ce temps d’échanges avec la presse pour faire une mise au point, indiquant que sa liste a été visée par des critiques et insultes sur les réseaux sociaux. En retour, elle a affirmé sans ambiguïté que « toute violence politique doit être condamnée, sans exception ».
Selon elle, « une ville comme Ajaccio ne peut pas devenir le théâtre d’un affrontement mimétique des radicalités nationales » et « qu’il n’y a rien à gagner à importer les fractures les plus violentes du débat public ».
Charlotte Cesari a en outre tenu à préciser qu’aucun représentant de La France insoumise ne figure sur sa liste et qu’elle-même n’est pas encartée dans ce mouvement. Les services de l’État l’ont alertée sur certaines précautions à prendre, mais elle reste convaincue que « la meilleure réponse reste de travailler pour les habitants, avec sérieux et transparence ».
Elle appelle enfin à éviter « les lectures trop simplifiées du débat politique » et à privilégier dialogue, concertation et respect mutuel.
Le logement en constitue la priorité. En effet, près d’un tiers des jeunes actifs corses vivent encore chez leurs parents, « pas toujours parce qu’ils le souhaitent », rappelle-t-il. La liste défend donc l’objectif d’atteindre 25 % de logements sociaux conformément à la loi SRU, avec des projets réalisés en responsabilité et en accord avec l’environnement. Elle prévoit également l’encadrement des loyers et le bail réel solidaire, qui permet à la commune de rester propriétaire du foncier tout en facilitant l’accès à la propriété pour les ménages modestes.
Crèches, transports et mobilité : améliorer le quotidien
Par ailleurs, les services publics et la mobilité sont également au centre du programme de la démarche de cette union de gauche. La liste souhaite ainsi renforcer le nombre de crèches dans la ville pour répondre au manque d’accueil pour la petite enfance. En matière sportive, la construction d’un complexe sportif intercommunal dans le secteur du Stilettu serait également à l’ordre du jour.
Concernant les déplacements, Marc-Antoine Leroy reconnaît que le téléphérique « cristallise beaucoup de colère », mais estime que « puisqu’il est là, il n’est pas question de le démonter ». L’objectif est de le valoriser, tout en renforçant les transports en commun et en réfléchissant à un projet de tram-train pour améliorer la mobilité.
La question du pouvoir d’achat est un autre axe fort. La liste propose la création d’épiceries sociales solidaires et la mise en place d’une mutuelle municipale de santé.
Marc-Antoine Leroy rappelle également que la gauche locale s’inscrit dans l’histoire de la ville et de l’île, citant la mandature de Simon Renucci. Pour lui, « faire comme si ces années n’avaient pas existé, c’est oublier la place que la gauche a jouée dans le débat public ».
Une campagne dans un contexte national sensible
Alors que la campagne de Charlotte Cesari se déroule dans un contexte national marqué par la mort récente de Quentin Deranque à Lyon, la candidate a par ailleurs profité de ce temps d’échanges avec la presse pour faire une mise au point, indiquant que sa liste a été visée par des critiques et insultes sur les réseaux sociaux. En retour, elle a affirmé sans ambiguïté que « toute violence politique doit être condamnée, sans exception ».
Selon elle, « une ville comme Ajaccio ne peut pas devenir le théâtre d’un affrontement mimétique des radicalités nationales » et « qu’il n’y a rien à gagner à importer les fractures les plus violentes du débat public ».
Charlotte Cesari a en outre tenu à préciser qu’aucun représentant de La France insoumise ne figure sur sa liste et qu’elle-même n’est pas encartée dans ce mouvement. Les services de l’État l’ont alertée sur certaines précautions à prendre, mais elle reste convaincue que « la meilleure réponse reste de travailler pour les habitants, avec sérieux et transparence ».
Elle appelle enfin à éviter « les lectures trop simplifiées du débat politique » et à privilégier dialogue, concertation et respect mutuel.
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