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Interview - Alain Souchon au festival d'Erbalonga : "J’aimerais, comme Jacques Dutronc, m’installer en Corse…"


Livia Santana le Mardi 10 Août 2021 à 18:35

L'auteur, compositeur, interprète que l'on ne présente plus, Alain Souchon se produira ce 13 août au théâtre de verdure d'Erbalonga dans le cadre du festival de la musique. A l'occasion de sa venue sur l'Ile de Beauté, il revient avec CNI sur sa création musicale, son nouvel album "âmes fifties" et son secret pour ne pas tomber dans l'oubli après près de 50 ans de carrière.



Alain Souchon se produira le 13 août au festival d'Erbalunga. ©Nathaniel-Goldberg
Alain Souchon se produira le 13 août au festival d'Erbalunga. ©Nathaniel-Goldberg
Vous revenez avec un nouvel album « Âmes fifties », comment le qualifieriez vous  ?
- C’est la suite des albums que je fais d’habitude. Je regarde le Monde et j’en fais des chansons. Je suis touché par certaines choses, moins par d’autres et puis ça se décante tout seul. Un mot me vient puis je pars en marchant et une phrase arrive. Ça se fait comme ça, petit à petit mais c’est assez long tout de même. Ensuite je vais voir Laurent Voulzy, Pierre Souchon ou Ours, je leur dis « regarde j’ai un début de phrase j’aimerais bien que l’ambiance soit un peu comme ça » et puis ça se fait naturellement, petit à petit.

- Pourquoi "Âme fifties" ?
- Fifties cela veut dire les années 50 et moi j’ai ouvert les yeux à ce moment-là. J’ai commencé à découvrir le Monde, les rues, les églises, les voitures, les femmes, les gens, comment ils étaient habillés… alors j’en ai fait une chanson un peu nostalgique. Quand on a un certain âge on a envie de retrouver ses 20 ans ou son enfance.

- Une chanson qui vous tient à cœur dans l’album ?
- Ce sont toutes des bébés, on les aime toutes. On leur trouve toutes un peu des défauts mais en même temps on voudrait faire le mieux possible mais on sait que ce n’est pas parfait. Faire une chanson ça prend du temps donc on se souvient exactement des moments qu’on a passé à marcher, à chercher les phrases, à aller en studio… elles vous marquent toutes. Mais pour cet album c’était particulièrement bien parce que j’ai pu travailler avec mes deux enfants Ours et Pierre Souchon, on était tous ensemble et comme ils sont d’une autre génération ils savent me dire quand c’est démodé. Et ça, ça m’aide beaucoup.

- Après le confinement, quand vous êtes remonté sur scène, il y avait-il une différence ?
- Ma tournée s’est arrêtée en plein vol, on est rentré chez nous. Quand on est remonté sur scène tout le monde ressentait une forme de soulagement et se disait « enfin, enfin ! ». La scène c’est sympa donc on était content de se retrouver.

- Ce n’est pas la première fois que vous vous produisez en Corse… quel souvenir en avez-vous ?
- Je suis déjà venu dans ce beau petit village d’Erbalunga une fois ou deux, et puis j’ai chanté à Ajaccio dans une petite salle. C’était d’ailleurs génial la proximité avec le public. Je suis un amoureux de la Corse :lorsque à la météo ils parlent de l’Ile de Beauté, j’adore ! Je trouve que c’est le climat le plus agréable du monde. Dans les pays tropicaux on a des images de soleil et de mer mais le climat est humide tandis qu’en Corse les montagnes le rendent sec. Ce mélange de montagnes et de mer, j’adore. Et ces églises extraordinaires, leur intérieur et les gens sont gentils ! J’aimerais être comme Jacques Dutronc et m’installer en Corse… mais je crois que je ne pourrais pas… je suis trop vieux.

- En 2022 vous allez fêter vos 50 ans de carrière quel est votre secret pour perdurer ?
- Je ne sais pas, y’a pas de secrets. Il faut travailler, être sérieux. Je ne sors pas, je ne fais pas la fête, j’ai une vie assez austère, j’aime bien ma vie austère de travail. J’ai des feuilles de papier, je pars marcher, je note les phrases qui viennent au rythme de mes pas et puis j’en fais des chansons. Ensuite je vais en studio avec des musiciens que j’aime beaucoup. J’ai une vie de travail mais d’un travail plaisant.  

- Que diriez-vous à l'Alain Souchon d’il y a 50 ans ?
- Quelle chance tu as eu. De rencontrer ta femme, Laurent Voulzy d’avoir ce don de faire des chansons. Quelle chance. Merci mon Dieu, je ne sais pas s’il y en a un mais s’il y en a un je le remercie.














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