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Fièvre Catarrhale : les éleveurs corses inquiets déplorent l'absence de surveillance

Une cinquantaine de bêtes déjà mortes sur l'ile


Livia Santana le Lundi 18 Octobre 2021 à 17:30

Deux foyers de fièvre catarrhale sévissent depuis quelques jours en Haute-Corse et en Corse-du-Sud. A la veille d'une réunion avec les représentants de l'Etat, la filière ovine exige des solutions rapides pour endiguer l'épidémie qui a déjà tuée une cinquantaine de bêtes.



Image d'illustration
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Une cinquantaine de brebis mortes, c’est le funeste constat qu’a pu établir Jean-Louis Paoli, président de l'interprofession laitière ovine caprine Corse (Ilocc). Depuis le 13 octobre, deux foyers de fièvre catarrhale ovine (FCO) ont été détectés à Ghisonaccia et en Corse-du-Sud. La FCO sérotype 4 aussi appelée « maladie de la langue bleue », est transmise par un minuscule moucheron suceur de sang et provoque des troubles respiratoires sur les troupeaux de brebis, ce qui n’est pas sans inquiéter les éleveurs de la filière. 
 
Et pour cause, tous se souviennent douloureusement l’épidémie du début des années 2000 et particulièrement de 2003 où quelques 15 000 bêtes avaient été décimées sur toute l’île. « C’était dramatique d’un point de vue économique mais aussi génétique, pour la race corse. Il nous aura fallu 10 ans pour nous en remettre », se remémore Jean-Louis Paoli. En 2017, la maladie était à nouveau apparue mais avait été moins virulente grâce à la vaccination des cheptels rendue obligatoire et prise en charge par l’État. Seulement, depuis 2020, les éleveurs ne sont plus obligés de vacciner leurs troupeaux. S’ils veulent le faire, il faut compter 3,50€ pour les mères, 7€ pour les jeunes bêtes qui ont besoin de deux doses, un budget important pour des éleveurs qui possèdent souvent plusieurs centaines de bêtes.

 « Nous avons demandé aux services de l’État durant l’année qu’ils reprennent en charge les vaccins car on craignait des répercussions dramatiques de l’épidémie en Sardaigne», assure Jean-Louis Paoli. Ici, l'homme fait référence aux 10.033 ovins décédés à cause de la FCO depuis le début de l'été sur l'île italienne voisine. Joseph Colombani, le président de la chambre d’agriculture de Haute-Corse est d’ailleurs persuadé que le moucheron est issu de Sardaigne : « Il a la densité d’un grain de sable du Sahara, il voyage avec le vent et se pose dans les lieux à forte chaleur, humidité et se multiplie rapidement. »
 
Des zones d’ombre  
 
Le groupement de défense sanitaire (GDS) a convié les acteurs de la filière ovine à une réunion d’urgence qui se tiendra à 10 heures ce mardi 19 octobre.
Joseph Colombani et Jean-Louis Paoli attendent de nombreuses réponses des représentants de l’État notamment sur la surveillance sanitaire. « Je ne comprends pas pourquoi l’alerte n’a pas été donnée. Normalement, lorsque le virus arrive sur l’île, il y a des signes précurseurs. Le sang des bovins qui sont des porteurs sains de la maladie est testé lorsqu’ils sont amenés à l’abattoir. Suivant le nombre d’anticorps, on sait s’ils sont infectés ou pas », lance le président de la chambre d’agriculture. L’éleveur ovin prône quant à lui le déclenchement d’un plan de lutte pour minimiser au mieux la maladie. 





















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