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Equitation : Anne de Sainte Marie, candidate à la présidence de la Fédération Française, en visite en Corse.


Philippe Jammes le Jeudi 12 Mars 2020 à 17:58

Anne de Sainte Marie, candidate à la présidence de la Fédération Française d’Équitation, était ce jeudi à Borgo, aux Écuries Laura Benvel, venue à la rencontre du monde de l’équitation insulaire. Elle devait aussi se rendre à Ajaccio mais a du y renoncer en raison des circonstances que l’on sait.




Anne de Sainte Marie, candidate à la présidence de la FFE
Anne de Sainte Marie, candidate à la présidence de la FFE

 
Sur place, elle a exposé le programme de son équipe. Sa priorité est de faire de 2020, un grand rendez-vous démocratique pour les clubs.  Soutenue par le collectif « A cheval demain », elle invite tous les acteurs de l’équitation à construire ensemble un nouveau projet pour l’équitation. En venant à Borgo, elle tenait aussi  tutoyer la spécificité corse. Il faut savoir que l’équitation sur notre île est très prisée avec  2270 licenciés en 2020 et de nombreux clubs adhérents à la FFE.
CNI a rencontré Anne de Sainte Marie et les participants à cette réunion


- Quel était l’objet de votre visite en Corse ?
- L'équitation et les pratiques équestres sportives et de loisirs, pour demain, appellent, dès aujourd'hui, de nouvelles et innovantes  réflexions. C’est pour cela que je me suis portée candidate à la présidence de la FFE. Avec mon équipe,  on a choisi de faire une tournée dans tous les départements pour présenter ce qui nous anime et le constat sur l’équitation d’aujourd’hui. On va faire un état des lieux au printemps et on proposera un programme en septembre, un programme participatif.


- Que préconisez-vous ?
- On préconise une fédération qui soit plus proche de ses adhérents, plus proche de ses clubs. Une fédération qui mette plus de moyens dans les territoires régionaux et départementaux pour s’adapter et reconnaître l’identité de chacun.  Identité des clubs et identité des régions.


- L’équitation en France ?
- Aujourd’hui la fédération regroupe 9 500 groupements et 620 000 licenciés. Depuis 2012, le nombre des licences baisse alors que les structures se multiplient. Les clubs souffrent de la concurrence, des effets de la hausse de la TVA, des changements de rythmes scolaires... Le modèle s’essouffle.
 

- Qu’est-il ressorti de votre réunion ici à Borgo ?
- En Corse il y a une forte dynamique avec de la compétition mais aussi un cheval plus vert avec beaucoup de cheval nature et du tourisme équestre. Les Corses sont des pionniers dans ces activités. Les Corses attendent qu’on puisse proposer des solutions adaptables à chacun et pas des solutions standard,  les mêmes pour tout le monde. La Corse présente des particularités, la spécificité insulaire est forte notamment sur le modèle économique. En Corse il faut travailler sur le modèle économique, c’est-à-dire trouver des solutions notamment pour baisser les charges. Dans nos propositions,  il y a la création d’un bureau d’études qui permette de donner de vraies lignes directrices, pour que nos actions  soient plus efficaces, permettent d’optimiser le temps de travail,  d’optimiser la pénibilité et avoir aussi une vraie communication pour avoir plus de monde dans les clubs. On sent bien que les dirigeants corses éprouvent des difficultés économiques et donc se posent la question de savoir comment y faire face et comment la fédération peut les aider. La rencontre d’aujourd’hui à Borgo a été très intéressante car il y a vraiment une spécificité corse.
 
- Une meilleure identité pour une meilleure efficacité ?
- Aujourd’hui on a du mal à travailler de manière collective car on est une activité concurrentielle et donc on a tendance à tous faire la même chose. Je pense qu’en renforçant l’identité de chaque structure,  on permettra et on encouragera celles-ci  à travailler ensemble que ce soit sur l’île ou sur le continent. 


- Votre parcours ?
- Je suis fille de professionnels. Je suis née dans le secteur de l’élevage.  J’ai organisé des compétitions,  du plus petit niveau jusqu’au niveau international,  j’ai été quatre ans cadre de la Fédération Française d’Equitation, dont chef de mission pour les JO de Londres et depuis six ans je dirige un établissement équestre dans les Yvelines, un centre qui est également centre de formation professionnelle, je suis vice-présidente du comité régional d’équitation d’Île-de-France, enfin,  je représente l’équitation au Comité Régional Olympique et Sportif.


- D’autres candidats à cette élection ?
- Pour l’instant je suis la seule candidate déclarée. L’actuel président ne s’est pour l’instant pas positionné. Avec mon équipe nous proposons donc un projet alternatif. Pour construire cette alternative, nous commençons par identifier les difficultés quotidiennes des clubs et parlons des enjeux pour l’avenir. Car donner un nouvel élan à l’équitation nécessite d’abord de se poser les bonnes questions.
 

Et du coté des insulaires, qu’en pense t-on ?
«J’ai apprécié qu’elle vienne à notre rencontre » souligne Sébastien Garibaldi,  enseignant aux Ecuries Laura Benvel à Borgo. « On a pu ainsi lui parler des problèmes liés à l’insularité comme par exemple les formations ou les stages qui sont dispensés sur le continent et donc souvent difficiles d’accès à nous autres insulaires quand on
connait les problèmes pour se déplacer. Anne de Sainte Marie nous a écoutés et semble nous avoir compris. C’est une autre politique que celle actuelle qu’elle présente et j’y suis favorable ».
 
Pour Dominique Sbraggia, propriétaire du Centre équestre «Haras des Sables » sur le Lido de la Marana à Biguglia et Président du Conseil du Cheval en Corse « Il y a beaucoup à faire à la fédération car elle est vieillissante. Je pense qu’il faut donner un coup de jeune à tout ça car il y a un trop grand fossé entre la fédération,  les comités régionaux et les centres équestres. Aujourd’hui n’importe qui peut ouvrir une structure.  La fédération délivre très facilement des adhésions sans tenir compte de savoir si ces structures nouvelles ont l’habilitation jeunesse et sports ou de la chambre d’agriculture. On donne l’autorisation sans contrôle,  n’importe qui fait n’importe quoi. Je pense qu’il faut arrêter cela.  En Corse aujourd’hui personne ne travaille.  Entre Furiani et Penta di Casinca par exemple, il y a 14 centres équestres. C’est trop ! »




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