Au départ, l'objectif était simple : partager les vacances entre montagne et mer. Habituée aux sommets autour de Grenoble, la famille composée de David, Alexandra et de leurs deux filles, Olga, 10 ans, et Emma, 9 ans, avait prévu de consacrer une semaine au célèbre GR20 avant de profiter du littoral corse. « Nous voulions faire moitié-moitié : sept ou huit jours sur le GR20, puis le reste à la mer », raconte David.
C'est au moment de préparer leur itinéraire que le projet prend une tournure inattendue. En effectuant quelques recherches sur le sentier, le père de famille découvre l'existence d'un record du monde chez les enfants. « Je ne savais même pas que ça existait. J'ai vu qu'un jeune Canadien venait de réaliser le parcours en 8 jours. On s'est dit que ça correspondait finalement assez bien au temps que nous avions prévu. Les filles se sont prises au jeu. Elles se sont dit : 'On peut faire mieux.’ Ça leur a donné une vraie motivation », explique le papa.
Une première journée éprouvante sous une chaleur écrasante
La famille débarque du bateau en direction de Calenzana avant de s'élancer dès 12 h 30 sur les premiers kilomètres du GR20. Une entrée en matière particulièrement difficile. « Il faisait jusqu'à 42 °C en ressenti selon Météo-France. On a pris une vraie claque. Heureusement, on avait prévu une petite étape jusqu'au premier refuge. » La première nuit n'est guère plus reposante. « On ne s'attendait pas à autant de bruit. Certains randonneurs partent à 4 heures du matin pour éviter la chaleur. Nous, on trouvait que ce n'était pas forcément nécessaire puisqu'une fois en altitude, les températures deviennent beaucoup plus supportables. »
C'est au moment de préparer leur itinéraire que le projet prend une tournure inattendue. En effectuant quelques recherches sur le sentier, le père de famille découvre l'existence d'un record du monde chez les enfants. « Je ne savais même pas que ça existait. J'ai vu qu'un jeune Canadien venait de réaliser le parcours en 8 jours. On s'est dit que ça correspondait finalement assez bien au temps que nous avions prévu. Les filles se sont prises au jeu. Elles se sont dit : 'On peut faire mieux.’ Ça leur a donné une vraie motivation », explique le papa.
Une première journée éprouvante sous une chaleur écrasante
La famille débarque du bateau en direction de Calenzana avant de s'élancer dès 12 h 30 sur les premiers kilomètres du GR20. Une entrée en matière particulièrement difficile. « Il faisait jusqu'à 42 °C en ressenti selon Météo-France. On a pris une vraie claque. Heureusement, on avait prévu une petite étape jusqu'au premier refuge. » La première nuit n'est guère plus reposante. « On ne s'attendait pas à autant de bruit. Certains randonneurs partent à 4 heures du matin pour éviter la chaleur. Nous, on trouvait que ce n'était pas forcément nécessaire puisqu'une fois en altitude, les températures deviennent beaucoup plus supportables. »
Si le défi peut sembler démesuré pour des enfants de cet âge, les parents se montrent rapidement rassurés. Les deux fillettes pratiquent depuis plusieurs années les sports de montagne, comme l’explique David : « Elles font de l'escalade, de l'alpinisme, du trail, de la randonnée… Elles sont habituées aux longues sorties. Ma seule interrogation concernait l'enchaînement de plusieurs journées d'affilée, avec la chaleur et la technicité du GR20. Finalement, tout s'est extrêmement bien passé. »
Chaque journée s'étire sur une dizaine d'heures de marche, avec des étapes comprises entre 20 et près de 30 kilomètres. Lors de la dernière journée, la famille pousse même jusqu'à près de 38 kilomètres avant d'arriver à Conca. « Les dernières heures ont été un peu longues. Il y avait aussi l'envie d'en finir », sourit David.
Aucun découragement malgré la fatigue
Contre toute attente, les moments les plus difficiles ne sont pas toujours ceux imaginés au départ. « Les étapes qui nous semblaient les plus compliquées se sont parfois révélées plus faciles que prévu, et inversement. » Surtout, jamais Olga et Emma n'ont envisagé d’abandonner. « Après la première demi-journée, avec cette chaleur, on s'est demandé si elles n'allaient pas déchanter. Mais non. Elles ont été exemplaires. Le plus dur, finalement, c'était de les sortir du lit le matin ! Une fois les chaussures enfilées, elles étaient reparties. »
Les départs s'effectuaient généralement entre 6 h 30 et 9 h 30, selon la longueur des étapes, avec quelques pauses baignade dans les rivières pour rafraîchir les jambes avant de reprendre la marche.
Au terme des 180 kilomètres parcourus, les deux jeunes randonneuses affichent la même émotion : la fierté. « C'était quand même un peu dur le dernier jour. On avait mal aux jambes », confie Olga. « On était soulagées d'arriver et en même temps très fières de nous. Maintenant, je suis surtout contente d'aller à la mer ! »
Chaque journée s'étire sur une dizaine d'heures de marche, avec des étapes comprises entre 20 et près de 30 kilomètres. Lors de la dernière journée, la famille pousse même jusqu'à près de 38 kilomètres avant d'arriver à Conca. « Les dernières heures ont été un peu longues. Il y avait aussi l'envie d'en finir », sourit David.
Aucun découragement malgré la fatigue
Contre toute attente, les moments les plus difficiles ne sont pas toujours ceux imaginés au départ. « Les étapes qui nous semblaient les plus compliquées se sont parfois révélées plus faciles que prévu, et inversement. » Surtout, jamais Olga et Emma n'ont envisagé d’abandonner. « Après la première demi-journée, avec cette chaleur, on s'est demandé si elles n'allaient pas déchanter. Mais non. Elles ont été exemplaires. Le plus dur, finalement, c'était de les sortir du lit le matin ! Une fois les chaussures enfilées, elles étaient reparties. »
Les départs s'effectuaient généralement entre 6 h 30 et 9 h 30, selon la longueur des étapes, avec quelques pauses baignade dans les rivières pour rafraîchir les jambes avant de reprendre la marche.
Au terme des 180 kilomètres parcourus, les deux jeunes randonneuses affichent la même émotion : la fierté. « C'était quand même un peu dur le dernier jour. On avait mal aux jambes », confie Olga. « On était soulagées d'arriver et en même temps très fières de nous. Maintenant, je suis surtout contente d'aller à la mer ! »
« On était soulagées… et fières »
Sa sœur Emma partage ce sentiment. « J'étais contente, fatiguée aussi. J'étais fière de moi et d'Olga parce qu'on l'a fait toutes les deux. J'avais aussi mal aux pieds. » L'expérience leur a même donné envie de repartir. « Oui, on aimerait faire d'autres randonnées sur plusieurs jours », assure la benjamine.
Avec un temps final de 7 jours, 6 heures et 51 minutes, la famille pense avoir amélioré la précédente référence connue chez les enfants. Pour faire reconnaître officiellement cette performance, tout a été soigneusement documenté. « On dispose de la trace GPS. On a alimenté un blog chaque jour avec les photos, les horaires et les principaux points de passage », explique David.
Le père de famille n'exclut pas une démarche d'homologation, sans en faire une priorité. « Pourquoi pas, mais on ne veut pas non plus se lancer dans quelque chose de trop administratif. Déjà, on est très heureux de cette aventure familiale. »
Et les regards se tournent déjà vers les Alpes. « On pense notamment au Tour du Mont-Blanc. Les filles grandissent vite et leurs envies évolueront sans doute, mais cette expérience nous a montré qu'on pouvait aussi vivre de très belles aventures sur plusieurs jours, même près de chez nous », confie le père de famille, avant de prendre la route direction le littoral pour savourer une fin de vacance bien méritée.
Sa sœur Emma partage ce sentiment. « J'étais contente, fatiguée aussi. J'étais fière de moi et d'Olga parce qu'on l'a fait toutes les deux. J'avais aussi mal aux pieds. » L'expérience leur a même donné envie de repartir. « Oui, on aimerait faire d'autres randonnées sur plusieurs jours », assure la benjamine.
Avec un temps final de 7 jours, 6 heures et 51 minutes, la famille pense avoir amélioré la précédente référence connue chez les enfants. Pour faire reconnaître officiellement cette performance, tout a été soigneusement documenté. « On dispose de la trace GPS. On a alimenté un blog chaque jour avec les photos, les horaires et les principaux points de passage », explique David.
Le père de famille n'exclut pas une démarche d'homologation, sans en faire une priorité. « Pourquoi pas, mais on ne veut pas non plus se lancer dans quelque chose de trop administratif. Déjà, on est très heureux de cette aventure familiale. »
Et les regards se tournent déjà vers les Alpes. « On pense notamment au Tour du Mont-Blanc. Les filles grandissent vite et leurs envies évolueront sans doute, mais cette expérience nous a montré qu'on pouvait aussi vivre de très belles aventures sur plusieurs jours, même près de chez nous », confie le père de famille, avant de prendre la route direction le littoral pour savourer une fin de vacance bien méritée.
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