Ce mercredi matin, rue Michel-Bozzi, dans le quartier Sainte-Lucie, les premiers habitants partent travailler. Les rats, eux, se sont déjà fait discrets. Pourtant, leur présence ne fait guère de doute pour les agents du service communal d'Hygiène et de Santé. Au pied du mur d'enceinte de la chapelle, quelques traces suffisent à guider Didier Brancaleoni, responsable de l'équipe en charge de la désinfection, de la dératisation et de la désinsectisation. « C'est ici que les rats passent », indique-t-il avant qu'un poste d'appâtage sécurisé ne soit installé.
« Il y a une présence du rat qui est assez récurrente dans ce quartier. À chacun de nos passages, ça revient », observe le technicien. Si les conteneurs à déchets ont été retirés, les rongeurs, eux, sont restés. L'intervention s'inscrit dans la campagne estivale lancée à la mi-juin et qui fait partie de l'une des quatre grandes opérations de dératisation menées chaque année. « En période estivale, on a une montée en puissance des rats sur Ajaccio. Il fallait commencer à poser des pièges pour essayer de contenir cette population », explique Charles Voglimacci, adjoint au maire chargé de l'hygiène, de la santé et de la sécurité publique.
« Il y a une présence du rat qui est assez récurrente dans ce quartier. À chacun de nos passages, ça revient », observe le technicien. Si les conteneurs à déchets ont été retirés, les rongeurs, eux, sont restés. L'intervention s'inscrit dans la campagne estivale lancée à la mi-juin et qui fait partie de l'une des quatre grandes opérations de dératisation menées chaque année. « En période estivale, on a une montée en puissance des rats sur Ajaccio. Il fallait commencer à poser des pièges pour essayer de contenir cette population », explique Charles Voglimacci, adjoint au maire chargé de l'hygiène, de la santé et de la sécurité publique.
Une stratégie ciblée et un suivi hebdomadaire
Les équipes municipales ciblent les secteurs où les passages de rats sont identifiés et assurent un suivi régulier des dispositifs. « Dans les quartiers les plus impactés, on revient toutes les semaines pour vérifier l'intégrité des postes et les recharger si besoin. Ce suivi dure 35 jours et peut être prolongé si la population n'est pas suffisamment régulée », explique Didier Brancaleoni.
Au-delà de Sainte-Lucie, plusieurs autres secteurs sont concernés par les interventions, parmi lesquels les Sanguinaires, la Vieille Ville, Aspretto et Mezzavia. Au total, près de 500 postes d'appâtage seront installés, en complément de plus de 1 200 plaquettes rodenticides déployées depuis le début de l'année dans le réseau d'eaux pluviales, ainsi que du traitement des terriers présents sur les espaces publics.
Mais pour être efficace, encore faut-il que les rongeurs acceptent d'entrer dans les boîtes, comme l’explique le responsable d’équipe : « Le rat est très intelligent. Dès que l'on modifie son environnement, il s'en rend compte et évite le nouvel objet. Il lui faut un temps d'adaptation avant d'aller consommer les appâts, mais une fois ingérer, le rat meurt en près de 4 heures. » Les produits utilisés sont régis par la législation européenne et exclusivement réservés aux professionnels. « Seuls mes agents et moi pouvons les manipuler. Ils sont placés dans des postes fermés à clé, inaccessibles aux riverains et aux enfants. » Concernant les chiens, le responsable précise que les appâts contiennent un répulsif et qu'il faudrait en ingérer une quantité importante pour provoquer une intoxication.
Une population favorisée par l'été... et les déchets
La période estivale constitue un terrain favorable à la prolifération des rongeurs. « En hiver, ils dépensent beaucoup d'énergie pour maintenir leur température. En été, ils sortent davantage, recherchent de la nourriture, se reproduisent. La population peut doubler », explique Didier Brancaleoni. Un phénomène qui s’est accentué ces dernières années. Si le réchauffement climatique peut jouer un rôle, le responsable pointe surtout la présence de déchets en surface. « Il faut absolument que les ordures ménagères soient sorties aux heures de collecte. Les dépôts sauvages nourrissent directement les rats. »
Les équipes municipales ciblent les secteurs où les passages de rats sont identifiés et assurent un suivi régulier des dispositifs. « Dans les quartiers les plus impactés, on revient toutes les semaines pour vérifier l'intégrité des postes et les recharger si besoin. Ce suivi dure 35 jours et peut être prolongé si la population n'est pas suffisamment régulée », explique Didier Brancaleoni.
Au-delà de Sainte-Lucie, plusieurs autres secteurs sont concernés par les interventions, parmi lesquels les Sanguinaires, la Vieille Ville, Aspretto et Mezzavia. Au total, près de 500 postes d'appâtage seront installés, en complément de plus de 1 200 plaquettes rodenticides déployées depuis le début de l'année dans le réseau d'eaux pluviales, ainsi que du traitement des terriers présents sur les espaces publics.
Mais pour être efficace, encore faut-il que les rongeurs acceptent d'entrer dans les boîtes, comme l’explique le responsable d’équipe : « Le rat est très intelligent. Dès que l'on modifie son environnement, il s'en rend compte et évite le nouvel objet. Il lui faut un temps d'adaptation avant d'aller consommer les appâts, mais une fois ingérer, le rat meurt en près de 4 heures. » Les produits utilisés sont régis par la législation européenne et exclusivement réservés aux professionnels. « Seuls mes agents et moi pouvons les manipuler. Ils sont placés dans des postes fermés à clé, inaccessibles aux riverains et aux enfants. » Concernant les chiens, le responsable précise que les appâts contiennent un répulsif et qu'il faudrait en ingérer une quantité importante pour provoquer une intoxication.
Une population favorisée par l'été... et les déchets
La période estivale constitue un terrain favorable à la prolifération des rongeurs. « En hiver, ils dépensent beaucoup d'énergie pour maintenir leur température. En été, ils sortent davantage, recherchent de la nourriture, se reproduisent. La population peut doubler », explique Didier Brancaleoni. Un phénomène qui s’est accentué ces dernières années. Si le réchauffement climatique peut jouer un rôle, le responsable pointe surtout la présence de déchets en surface. « Il faut absolument que les ordures ménagères soient sorties aux heures de collecte. Les dépôts sauvages nourrissent directement les rats. »
Dans les quartiers concernés, ce constat rejoint celui des interventions de terrain : la gestion des déchets reste le facteur central de la prolifération. « Ce qui les attire, ce sont les ordures ménagères, les déchets laissés sur la voie publique et les dépôts sauvages. C'est un combat que l'on ne peut pas gagner seuls. Nous avons besoin que chacun respecte les horaires de sortie des poubelles, utilise la déchetterie pour les encombrants et referme les conteneurs après utilisation », insiste Charles Voglimacci.
Car les signalements continuent d'augmenter. « Nous recevons de plus en plus de plaintes. Et nous les voyons nous-mêmes. La semaine dernière, j'en ai même vu monter dans des arbres », confie l’adjoint. Pour autant, l'objectif n'est pas d'éradiquer totalement les rats, une perspective jugée irréaliste. « On ne peut pas éradiquer la totalité des rats sur Ajaccio. Ce n'est pas possible », reconnaît l’élu.
Car les signalements continuent d'augmenter. « Nous recevons de plus en plus de plaintes. Et nous les voyons nous-mêmes. La semaine dernière, j'en ai même vu monter dans des arbres », confie l’adjoint. Pour autant, l'objectif n'est pas d'éradiquer totalement les rats, une perspective jugée irréaliste. « On ne peut pas éradiquer la totalité des rats sur Ajaccio. Ce n'est pas possible », reconnaît l’élu.
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