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Violences faites aux femmes : Un protocole de prévention et de lutte signé à Bastia


Rédigé par Philippe Jammes le Vendredi 21 Décembre 2018 à 18:47

Ce vendredi, un protocole de prévention et de lutte contre les violences faites aux femmes a été signé par le préfet de la Haute-Corse, la procureure de la République de Bastia, les services de police et de gendarmerie et de nombreuses associations ou institutions*.




Violences faites aux femmes : Un protocole de  prévention et de lutte signé à Bastia
1 femme sur 3 est aujourd’hui victime de violence au cours de sa vie. 
En Haute-Corse, en 2018, les services de gendarmerie ont enregistré  158 procédures de violences conjugales dont 113 de femmes, soit une affaire tous les jours !
En zone police, à Bastia, 60 procédures ont été consignées.   
Face à ce constat, l’Etat affiche une ferme volonté à lutter contre les violences faites aux femmes et place cette préoccupation nationale au premier rang de ses priorités.
Depuis 2005, les plans interministériels de lutte contre les violences se succèdent pour permettre  aux  femmes  victimes  de  violences  d’accéder  à  leur  droit,  d’être  protégées  et accompagnées pour sortir des violences et se reconstruire. Aujourd’hui, le 5ème  plan intitulé « plan de mobilisation et de lutte contre toutes les violences faites aux femmes » couvre la période de 2017-2019 avec trois objectifs : assurer l’accès au droit et sécuriser les dispositifs, renforcer l’action publique là où les besoins sont les plus importants, déraciner les violences en renforçant la lutte contre le sexisme.


Pour procéder à la mise en œuvre de ce plan au niveau départemental, la commission Départementale de lutte contre les violences faites aux femmes, réunie le 7 juin 2018, a décidé de mettre en place un protocole départemental d’actions capable d’organiser et de coordonner l’accompagnement des victimes. 
Ce  protocole  est  le  fruit  d’un  travail  partenarial  qui  illustre  une  volonté  commune  de combattre ce fléau afin d’assurer aux femmes le respect de leurs droits et de leur dignité. Il s’inscrit dans la logique encouragée par le niveau national de mise en place de contrats locaux contre les violences.


Réagir peut tout changer
Dénoncer les violences sexistes et sexuelles est l’affaire de tous pour intervenir « avant qu’il ne soit trop tard ». C’est un enjeu de civilisation, a déclaré Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes. Au niveau national, des réponses concrètes ont été apportées à ces femmes pour les aider à briser le silence via le lancement d’une plateforme de signalement en ligne via service-public.fr ou  www.signalement-violences-sexuelles-sexistes.gouv.fr et  les  campagnes  publicitaires encourageant les témoins à se manifester.


Au niveau local, le préfet de Haute-Corse avec le concours de la direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations, décline la politique nationale en créant ce fil rouge qui permettra à chaque victime où qu’elle soit de trouver le bon interlocuteur pour l’écouter  et  l’orienter  mais  aussi  de  bénéficier  d’un  accompagnement  personnalisé  pour  se reconstruire dignement. Ce protocole qui est évolutif, a donc pour but la prise en charge globale de la victime, de la dénonciation de l’acte de violence jusqu’à la réinsertion sociale. 
4 axes ont été retenus pour répondre aux objectifs du Vème plan : il s'agit d'Identifier les acteurs et les dispositifs, de consolider le parcours des victimes, d'adapter la prise en charge aux publics spécifiques et former, sensibiliser, communiquer


Ces objectifs traduits en actions ou en intentions d’engagement répondent à des préoccupations locales et se fondent sur des priorités qui émanent du terrain.  La récente présentation de l’unité hospitalière spécialisée est d’ailleurs un des engagements qui s’inscrit dans cette logique. Elle sera le point d’entrée à privilégier pour une prise en charge à la fois médicale mais aussi sociale, juridique et psychiatrique des victimes.
CNI a rencontré les différents intervenants de cette réunion

*Les Signataires  
- Direction Départementale de la Cohésion Sociale et de la Protection des Populations,
- Direction Départementale de la Sécurité Publique,
- Tribunal de Grande Instance de Bastia,
- Groupement de gendarmerie départementale,
- Direction de la Protection Judiciaire de la Jeunesse,
- Direction régionale des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de
l’Emploi ( DIRECCTE),
- Direction des services départementaux de l’Éducation Nationale,
- Collectivité de Corse, 
- Centre Hospitalier de Bastia,
- Conseil Départemental de l’Ordre des Sages Femmes,
- Conseil Départemental d’Accès aux Droits, 
- Caisse d’Allocations Familiales,
- Le Centre d’Information des Droits des Femmes et des Familles (CIDFF) ,
- La Corse Aide aux Victimes (CORSAVEM),
- Union Départementale des Associations Familiales (UDAF),
- Centre d’Hébergement et de Réinsertion Maria Stella (CHRS Maria Stella),
- L’Ecole des Parents et des Educateurs ( EPE)  




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