Tout a basculé le jour où cette femme, victime d’un mari violent, a décidé de dénoncer les faits. Un choix courageux qui a été cher payé par cette bastiaise qui dit avoir été abandonnée, livrée à elle même, par les autorités. "Après avoir subi la violence physique et psychologique, suite à l'absence de protection et de sécurité, j'ai dû faire face au manque d'aide et de soutien, à la non reconnaissance du statut de victime. Je me suis retrouvée à la rue alors que nous possédions une maison et un appartement.", dénonce Angeline qui définit sa vie comme "un parcours de survie, vécu dans la privation et la pauvreté".
"J'ai parlé, oui, mais que m'est-il arrivé ?"
Ni les autorités, au courant des faits, ni les associassions contactées par cette victime ne se sont "souciées , selon elle, de la situation" malgré la présence dans son foyer d'un enfant de 12 ans, né d'une précédente union. "C'est exclusivement grâce au soutien, la bienveillance et la protection du père du petit que j'ai pu avoir un toit et maintenir le lien avec mon fils en attendant l'ordonnance de non conciliation en juin 2010."
Injustement licenciée par son conjoint avec qui elle travaillait dans une affaire familiale, Angeline s'est vite retrouvée sans travail et, ce qui est encore pire, "sans protection ni sécurité malgré mes plaintes et le harcèlement quasi quotidien."
Pour se reconstruire et éviter tout danger pour elle et son fils, elle a fait le choix "perdu à l'avance" de quitter la Corse, ses porches et ses repères :"Quatre années de galère, loin de mon fils, dans des conditions de pauvreté quasi extreme alliant formation professionnelle et petits boulots" comme elle les décrit cette battante qui à 42 ans, en 2014, décide de rentrer au pays dans l'espoir de retrouver un peu de bonheur. "De ma propre initiative, j'ai contacté à l'époque, tous les "acteurs" œuvrant contre les violences, l'accompagnement social et l'insertion professionnelle...sans solution."
Le système D est donc devenu son quotidien. Elle a appris à s'adapter et réadapter sa vie à ses faibles finances.
10 déménagements
"J'ai cumulé des tas de CDD, dans divers domaines, déménagé 10 fois... Autant dire que le mot "loisir", n'a plus eu aucune place dans ce genre de parcours. Le champ de bataille laisse peu de place à la féminité, à l'estime de soi, à la confiance, à l'amour et à bien d'autres choses encore.", détaille, encore émue Angeline qui affirme avoir comptabilisé " 11 années de "surviolence", de maltraitance.".
Aujourd'hui épuisée, anéantie et mise à terre, elle est dans l'incapacité de travailler, et dans l'impossibilité de "tourner la page de cette affaire judiciaire maltraitante et sans fin", elle demande par cette pétition que son statut de victime cesse. Et que toutes les victimes de violence puissent bénéficier d'un véritable accompagnement "vers la reconstruction et dans des conditions de vie décentes."
Pour en savoir plus et:ou signer la pétition
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