Nathalie Roudil-Rébillout est philosophe de formation, spécialisée en esthétique et en poétique. Elle est aujourd'hui hypnoanalyste, formatrice, enseignante et artiste à Ajaccio. Ses recherches et ses activités de création s'intéressent aux relations entre éthique, création, expérience esthétique et pensée contemporaine, notamment à travers les questions soulevées par le réalisme spéculatif. Elle est la déléguée corse de l'Association des Arts et Lettres de France. Cette association dont le siège est à Bordeaux a pour but d’encourager, de maintenir et de promouvoir la culture artistique et littéraire française. Elle aide à faire connaître et récompenser les œuvres des artistes et écrivains de tout âge.
Girandulibru, présidée par Dominique Gaudin, est une association très active dans le venacais. Créée en 2017, elle gère la bibliothèque de Venaco qui possède un fonds très intéressant de littérature générale, de romans, des biographies, des ouvrages d'histoire. Girandulibru organise également de nombreuses animations culturelles dans le village et aux alentours. Elle participe aussi au Prix des lecteurs de Corse.
- Nathalie Roudil-Rébillout quelle sera la teneur de ce colloque ?
- Le terme « archéologie de l’absence » peut surprendre ?
- Archéologie et mythologie corse ?
Venons-en à l’idée de ce colloque ?
- Pourquoi Venaco et non Corte alors?
- A quoi s’attendre ?
- A quel public cette journée s’adresse-t-elle ?
- Un évènement qui se veut pérenne ?
**Voir liste et programme ci-joint
Girandulibru, présidée par Dominique Gaudin, est une association très active dans le venacais. Créée en 2017, elle gère la bibliothèque de Venaco qui possède un fonds très intéressant de littérature générale, de romans, des biographies, des ouvrages d'histoire. Girandulibru organise également de nombreuses animations culturelles dans le village et aux alentours. Elle participe aussi au Prix des lecteurs de Corse.
- Nathalie Roudil-Rébillout quelle sera la teneur de ce colloque ?
- « Archéologie de l'absence, Mythologies corses » se veut une journée de rencontres entre artistes, chercheurs et passionnés du patrimoine autour d'une question simple : Comment ce qui a disparu continue-t-il à vivre dans nos mémoires, nos paysages, nos œuvres et nos récits ? Conférences, expositions et échanges permettront d'explorer ensemble les traces visibles et invisibles qui composent encore aujourd'hui l'imaginaire corse.
- Le terme « archéologie de l’absence » peut surprendre ?
- Le mot « archéologie » trouve son origine dans le grec ancien. Il renvoie à la notion d’archè, c'est-à-dire l'origine, le commencement ou le principe, associée au logos, le savoir, l'étude ou le discours. L'archéologie est donc, au sens le plus large, une démarche de recherche tournée vers ce qui nous précède et vers les traces laissées par le passé. Les termes « archéologie » et « absence » ne sont ni synonymes ni redondants. L'absence désigne ce qui s'est retiré ; l'archéologie désigne la démarche qui consiste à rechercher et interpréter les traces laissées par ce retrait.
- Archéologie et mythologie corse ?
- Un mythe n'est pas seulement une légende ; c'est un récit fondateur qui aide une communauté à penser son origine et son identité. Les mythologies corses font partie du patrimoine immatériel de l'île et continuent de nourrir son imaginaire collectif. À travers elles, nous nous interrogeons sur la manière dont certains récits traversent les siècles et continuent d'habiter les mémoires et les territoires.
Venons-en à l’idée de ce colloque ?
- Tout est parti d'une conversation avec Philippe Plagnol, le président des Arts et des Lettres. Il évoquait le regret de n'avoir pas suffisamment connu une partie de sa famille originaire de Corte dont son grand-père, Laurent Lorenzi, né à Corte en 1864. De son arbre généalogique que sa fille me présentait, il ressortait qu’ils descendaient de Ugo Colonna, un personnage mythique. J’ai trouvé cette information fort surprenante considérant que Ugo Colonna appartient à cette zone incertaine où l'histoire rencontre le mythe. Son existence demeure discutée par les historiens, mais son nom continue pourtant de traverser les siècles. D’où des questionnements : Comment ce qui n'est plus là, ou ce qui n'a peut-être jamais existé sous la forme que nous imaginons, continue-t-il malgré tout à agir dans nos paysages, nos traditions et notre imaginaire collectif ?
- Pourquoi Venaco et non Corte alors?
- Venaco s'est imposé naturellement pour deux raisons. D'une part, la tradition rattache cette région à la figure légendaire d'Ugo Colonna. D'autre part, grâce à l'action de l'association Girandulibru et au soutien de la municipalité, Venaco est aujourd'hui un lieu particulièrement actif en matière de rencontres et d'initiatives culturelles.
- A quoi s’attendre ?
- Le fil conducteur est l'exploration des traces laissées par ce qui semble avoir disparu. Qu'il s'agisse de vestiges archéologiques, de mythes, de paysages, d'œuvres ou de mémoires collectives, chaque intervention interroge la manière dont le passé continue de façonner notre rapport au territoire et à nous-mêmes. Son originalité réside dans la rencontre entre différentes disciplines autour d'un même thème : l'absence, la mémoire et les mythologies : Artistes**, chercheurs, historiens, architectes, archéologues, photographes, artistes plasticiens, essayistes passionnés du patrimoine venus partager leurs regards autour de cette réflexion commune sur la mémoire, les traces du passé et les mythologies qui continuent d'habiter la Corse. À travers des conférences, des projections, des échanges et une exposition d'œuvres contemporaines, chaque intervenant apportera son regard sur l'absence, non comme une disparition mais traces, empreintes, échos, récits de ce qui demeure. Lorsque les êtres, les lieux ou les époques semblent avoir disparu, ils continuent pourtant de vivre dans la mémoire collective et l'imaginaire. Outre les échanges durant la journée, des moments conviviaux, comme un buffet et un apéritif de fin de journée, permettront de prolonger les discussions.
- A quel public cette journée s’adresse-t-elle ?
- A tous, dont particulièrement les adolescents et les adultes. Peut-être pas pour les tout petits ! Toute personne intéressée par la culture, l'histoire, le patrimoine, les arts ou simplement par la découverte et l'échange. Adolescents, étudiants et adultes. La participation à la journée nécessite simplement de remplir un bulletin d'inscription*, afin d'organiser au mieux l'accueil du public.
- Un évènement qui se veut pérenne ?
- Cette première édition constitue en fait le point de départ d'un projet plus vaste. Une nouvelle déclinaison de l'événement est déjà envisagée à la Galerie Archipel à Ajaccio, avec l'ambition de poursuivre cette réflexion sur la mémoire, les traces et les mythologies à travers d'autres rencontres, expositions et échanges.
* Inscriptions/réservations/renseignements : Dominique Gaudin ou 06 79 82 07 87 ou Girandulibru. **Voir liste et programme ci-joint
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