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Processus de paix au Pays Basque : La Ligue des Droits de l’Homme Corsica à Paris le 9 décembre


Rédigé par José FANCHI le Samedi 2 Décembre 2017 à 23:39 | Modifié le Samedi 2 Décembre 2017 - 23:44


En octobre 2011, l’ETA avait annoncé la fin de son action armée 52 ans après sa naissance. Cette année, ETA a décidé de rendre les armes. Ce conflit aura fait plus de 800 morts. Parallèlement à la démarche d’ETA, la société civile Basque se mobilise depuis 2010 dans un collectif «Bake Bitea » qui signifie le chemin de la paix, lequel multiplie les actions pour organiser un processus de paix. Samedi matin, André Paccou et les membres de la section ont organisé une conférence de presse sur ce thème


Processus de paix au Pays Basque :  La Ligue des Droits de l’Homme Corsica à Paris le 9 décembre








Dès novembre 2012, la section corse de la Ligue s’est mobilisée pour soutenir le processus de paix au Pays Basque et a dénoncé par voie de communiqué l’arrestation de la militante nationaliste basque Aurore Martin, très impliquée dans le processus. Ce soutien de la LDH Corsica s’est renforcé depuis juin 2015, année où elle a été invitée à la conférence de Paris, organisée à l’Assemblée Nationale en présence de nombreux élus.


Réunion à Ajaccio
En octobre 2015, une délégation de la section s’est rendue au Pays Basque pour y rencontrer Bake Bitea et les organisations de défense des prisonniers basques. En avril 2016, la section a organisé à Ajaccio une réunion avec Gaby Mouesca, syndicaliste et militant nationaliste basque, incarcéré depuis 17 ans, qui a été président de l’observatoire des prisons et aujourd’hui, est responsable d’association de défense des prisonniers regroupés dans un collectif qui s’appelle « Bacoaz. » L’an dernier, la section corse a également apporté son soutien à Emilie Martin, autre militante basque, qui a été arrêtée dans le même cadre européen que sa sœur Aurore, à savoir qu’elle peut être à tout moment extradée vers l’Espagne de la part de la France.  Dernier point, en décembre 2016, la section corse a dénoncé une opération de police Franco Espagnole contre des militants de la société civile qui étaient impliqués dans le dépôt des armes de l’ETA. Et André Paccou de préciser :
« Au lieu d’accepter cela comme un  geste fort d’apaisement, on arrête les militants de la société civile. Chaque fois que la section constate ce genre de fait, elle intervient et se rend compte qu’il y a une constante entre les deux gouvernements Espagnol et français qui, en agissant de la sorte, visent à s’opposer au processus de paix. »  


Le 9 décembre à Paris
André Paccou précise en outre que le 9 décembre prochain, la section Corsica participera à la            manifestation qui se déroulera à Paris, organisée par les partisans de la paix, qui revendiquent en particulier, après le dépôt des armes par ETA, le règlement de la question des prisonniers Basques.
« Il s’agit d’une étape indispensable pour avancer et ancrer le processus de paix. Actuellement, ce sont 316 prisonniers basques qui sont incarcérés en France en Espagne, dans soixante prisons différentes.  Parmi ces prisonniers, 21 personnes particulièrement malades. La LDH Corsica veut dire l’importance de ce mouvement parce qu’il mobilise toute une société civile et les politique, dans un mouvement civique. Le processus de paix porté par Bake Bidea concerne toutes les victimes du conflit marqué par des centaines de victimes. Le mouvement prend en charge les victimes deux côtés. »
J.F.




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