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Plusieurs cas de bilharziose après baignade dans la rivière Cavu


Rédigé par Damien Bianchi le Mercredi 14 Mai 2014 à 11:58 | Modifié le Mercredi 14 Mai 2014 - 20:44


Selon un communiqué de l'Agence Régionale de Santé de Corse, plusieurs cas groupés de bilharziose urogénitale ont été détectés par les autorités sanitaires nationales et régionales fin avril 2014. Les personnes concernées n’ont pas séjourné dans une zone d’endémie de la maladie et se sont toutes baignées dans le Cavu, une rivière de Corse-du-Sud.


Dès connaissance de ces cas, des investigations épidémiologiques, écologiques et environnementales ont été engagées par les autorités sanitaires locales et nationales. La Direction générale de la santé (DGS) a notamment saisi le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) et l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) pour évaluer les risques.
 En fonction des éléments recueillis et des conclusions de ces expertises, un plan d’actions sera élaboré par les autorités sanitaires avant le début de la période à risque et de la saison de baignade. Il précisera notamment les modalités de dépistage, de diagnostic, de prévention et d'information à mettre en œuvre. Ces informations seront communiquées par les autorités sanitaires aux personnes concernées.
 Une information a été diffusée aux établissements et professionnels de santé, afin de rappeler les symptômes et les traitements d’une telle infection.
 La bilharziose urogénitale est une maladie parasitaire due à un ver, du genre Schistosoma. Cette maladie est surtout observée en zones tropicales et subtropicales. L’hôte intermédiaire obligatoire est un mollusque d’eau douce, le bulin, dont la présence a été constatée en Corse dans le passé. Cette maladie parasitaire, une fois diagnostiquée, se soigne facilement.




Pas de risque sanitaire

A l'heure des explications Jean-Jacques Coiplet, directeur de l'Agence régionale de la santé a précisé que le "risque sanitaire n’existe pas, et qu’il n’y aucune raison de céder à la panique". 
Il n'y a pas de transmission interhumaine. Pour ce faire, il faut des conditions  particulières liées à l’eau douce (baignade, jeux d’eau…) dans des eaux stagnantes ou avec peu de courant.
Des cas ont été recensés en Allemagne et en midi-Pyrénées,
Une équipe de spécialistes est sur place depuis mardi pour voir comment va se développer le bulin (Mollusque).
Dans le même temps un plan d’action est en cours, le ministère de la Santé a saisi le haut conseil de la Santé publique, ainsi que d’autres organismes nationaux, afin d’agir avant les grandes baignades où le risque deviendra plus important.




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