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Deux jeunes Ajacciens sur la voie de la médecine militaire


Léana Serve le Samedi 18 Juillet 2026 à 18:18

Après plusieurs mois de préparation, Rafael Maerten et Henri Cappelaere, deux lycéens originaires d’Ajaccio, ont décroché leur admission à l’école de santé des armées à Lyon. Un parcours qu’ils ont mené ensemble, entre travail, entraînement et entraide dans le but de devenir médecins militaires.



Rafael Maerten et Henri Cappelaere
Rafael Maerten et Henri Cappelaere

Amis depuis le lycée, Rafael Maerten et Henri Cappelaere intégreront, d’ici quelques jours, l’école de santé des armées (ESA) de Lyon-Bron. Les deux jeunes Ajacciens ont réussi le concours d’entrée de cet établissement qui forme les futurs médecins militaires. Pour Henri, cette orientation s'inscrit dans un parcours déjà marqué par le monde médical. Fils d'un infirmier, il explique avoir toujours été attiré par les métiers de la santé, mais aussi par l'engagement militaire. « J’ai toujours grandi dans le milieu médical, et depuis tout jeune, je dis que je veux être militaire parce que l’engagement et le fait de servir m’intéressent et me passionnent vraiment », explique-t-il. « En faisant une préparation militaire marine, on m'a fait découvrir qu'on pouvait joindre les deux métiers. » Du côté de Rafael, le parcours est différent. Attiré depuis l'enfance par les métiers de la santé, il découvre la médecine militaire au lycée, grâce à son ami. « Quand on s’est retrouvé dans la même classe, il m’a parlé du métier, et j’ai trouvé que c’était un super projet parce que c’est extrêmement polyvalent, on mélange le sport et la santé, et on peut le pratiquer dans plusieurs pays. »
 

Un concours en deux étapes
 

L’admission à l’ESA se déroule en deux phases. Une première série d'épreuves écrites permet de sélectionner les candidats admissibles. Ils sont évalués en anglais, en culture générale ainsi que dans deux matières scientifiques choisies parmi les mathématiques, la physique-chimie et les sciences de la vie et de la terre. Parmi les 2 000 candidats qui se sont présentés au concours, seuls 360 ont été retenus pour la seconde phase. Les candidats admissibles sont ensuite convoqués à Lyon-Bron, sur le site de l’école, où ils passent des épreuves sportives et un entretien devant un jury composé d'un médecin militaire, d'un psychologue militaire et d'un officier. « Pour les tests physiques, il fallait pouvoir faire 17 tractions, 3 minutes de gainage, courir à 17 km/h pendant 6 minutes et faire 110 mètres à la piscine en 100 secondes en enchaînant avec 10 mètres d’apnée. »
 

Avec une préparation particulièrement exigeante, menée en parallèle de leur année de terminale, les deux amis expliquent que le fait de s’entraider a joué un rôle important dans leur réussite. « Quand l’un avait des doutes, l'autre était là pour le rassurer. Et on travaillait ensemble : j’étais moins fort dans une matière et lui dans une autre, donc on pouvait vraiment se compléter », détaille Rafael. « Jusqu'en terminale, je n'avais jamais vraiment beaucoup travaillé, mais j’ai trouvé une prépa où on avait cours tous les samedis avec des cours qui nous préparaient spécifiquement aux épreuves du concours. Et après, on se rejoignait tous les samedis de 7h à 20h, à côté de la préparation du bac. Il y a des moments où on a eu des baisses de motivation, mais on a été là l’un pour l’autre, et je ne pense pas qu’on aurait réussi si on n’avait pas été tous les deux », raconte Henri.
 

Une formation entre médecine et armée
 

Le 26 juillet, Rafael Maerten et Henri Cappelaere feront leur rentrée à l'école de santé des armées de Lyon-Bron. Avant de commencer leurs études de médecine, ils suivront une formation militaire initiale destinée à leur apprendre les bases de la vie militaire. « Suite à ça, on va commencer le cursus médecine et en parallèle, on va suivre également d'autres formations militaires, par exemple la médecine tactique, la médecine de combat, qu'on ne voit pas forcément dans le cursus normal en médecine. » À terme, Rafael aimerait se spécialiser en tant que médecin traumatologique. « J’aimerais partir en opération extérieure sur les terrains accidentés, sur les lieux ayant subi des catastrophes naturelles ou dans les populations les plus éloignées, dans les sous-marins ou les porte-avions. » Henri, lui, envisage « de partir dans les sous-marins ou d’être médecin commando ».