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Plus de 4 000 signatures pour la pétition contre la cherté des carburants en Corse


le Samedi 10 Novembre 2018 à 18:31 | Modifié le Samedi 10 Novembre 2018 - 23:59


Signe du ras-le-bol des automobilistes corses, la pétition du collectif citoyen contre la hausse des prix à la pompe a dépassé les 4 180 signatures. Ce samedi, le collectif « Agissons contre la cherté des carburants en Corse » officialisait sa constitution lors d’un débat public. L'occasion de présenter les objectifs de cette démarche qui veut être un contre-pouvoir citoyen au monopole du groupe Rubis.


 Plus de 4 000 signatures pour la pétition contre la cherté des carburants en Corse

Ils se veulent les porte-paroles des automobilistes corses consternés par la hausse des prix à la pompe, Frédéric Poletti, Philippe Domergue et Jean-Marc Andreani sont les trois « initiateurs » du collectif « Agissons contre la cherté des carburants en Corse » qui ce samedi officialisait sa constitution lors d’un débat public à l’ancienne salle des fêtes de Biguglia. L'occasion de présenter les objectifs de cette démarche citoyenne qui veut être un contre-pouvoir au quasi-monopole du groupe Rubis sur l’ile.

 

« Notre démarche, initiée bien avant les appels aux blocages du 17 novembre, a pour ambition de durer bien au delà de ce jour et elle est avant tout une démarche citoyenne qui ne s'appuie donc pas sur une base militante. - nous dit Frederic Poletti - Ce qui est intéressant c'est que la notion d’intérêt général du collectif dépasse le clivage social et partisan. Personne ici fait de la politique ou du syndicalisme, de ce fait, notre mouvement est assez atypique et il a comme objectif principal de sensibiliser et mobiliser la population contre la hausse des prix du carburant et pour que leur voix soit entendue. ».

 

Plus 12 centimes que la moyenne nationale sur le sans-plomb, plus 11 centimes sur le gazole, alors qu’en Corse l’essence devrait être moins chère car l’ile bénéficie d'une TVA au 13 % , le nœud du problème c’est peut être le « monopole » du groupe Rubis contre lequel le collectif pointe le doigt.
"Rubis, avec sa filiale Vito Corse, détient la moitié des stations-service de l’ile et gère, depuis 2017, les Dépôts Pétroliers de la Corse (DPCL) dont il détient le 70 % du capital"

 

« Malgré le fait que la Corse soit la région la plus pauvre de France, l’augmentation des prix à la pompe par rapport au continent n’a pas cessé de croître et cette augmentation s’est surtout vérifiée depuis l’arrivée de Rubis qui contrôle depuis plusieurs années l'intégralité de la desserte en carburant sur l'île. » affirme Frédéric Poletti « En Corse nous n'avons pas un problème de taxation et pourtant les carburants sont bien plus chers que sur le continent et cela pèse lourdement sur les ménages modestes. ».

 

A la réunion de ce samedi à laquelle assistaient François Tatti, Michel Stefani et Julien Morganti malgré le fait que l’invitation avait été lancée à toute la classe politique corse, le Collectif a affirmé de vouloir se pencher sur le circuit de l'essence en Corse et exige plus de transparence. « On demande de pouvoir avoir accès, comme la loi oblige, à la publication des comptes du DPLC, - continue Frederic Poletti - on souhaiterait avoir des informations sur les marchés passés entre DPLC er les sociétés de tankers pour l’acheminement du carburant en Corse, l’accès aux dates de livraison du carburant sur l’ile afin de vérifier la corrélation entre les livraisons des dépôts et la modification des prix à la pompe ainsi que des informations concernant le marché de transport routier des carburants pour livrer les stations-service. ». 

 

En attendant ces réponses, et bien au delà de la mobilisation du 17 novembre, la pétition contre la cherté des carburants en Corse qui a été lancée fin octobre par le Collectif a fait le plein et sera bientôt présentée aux élus corses.




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