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Pierre-Louis Loubet au rallye de Pologne : L’implacable loi de l’apprentissage


Rédigé par José FANCHI le Mercredi 12 Juillet 2017 à 23:34 | Modifié le Mercredi 12 Juillet 2017 - 23:40


Pierre-Louis Loubet et son copilote Vincent Landais ont accompli un véritable festival de performances le premier jour, sur des pistes devenues patinoires avec la pluie. La suite, en demi-teinte, est une leçon à méditer. Mais le jeune équipage est prompt à la réflexion, pour mieux rectifier le tir. Les deux copains auraient pu prétendre une place dans les 15 premiers voire meilleure, mais le choix du réglage de l’auto l’a contraint à la galère. Près d’un quart d’heure de perdu et une 21e place, juste derrière Latvala. C’est Thierry Neuville qui s’est brillamment imposé en Pologne


Pierre-Louis Loubet au rallye de Pologne : L’implacable loi de l’apprentissage
L’avantage avec Pi’Louis c’est qu’il est franc et direct. Il progresse certes mais corrige ses petites erreurs au fil des courses. Cette fois encore, un petit détail a fait tilt dans le choix de ses réglages et ne lui a pas permis de s’illustrer, quand bien même aurait-il fait montre de ses dispositions dans la première partie du rallye. Il s’en explique :
 
« La Pologne, j’avais décidé de m’y engager hors-championnat. C’est un rallye très spécial, où l’expérience compte énormément. Autant en faire un terrain d’apprentissage, où l’on explore des limites qu’on ne trouve pas forcément ailleurs. J’y suis allé sans pression. Et sans avoir fait d’essais auparavant. Je préfère garder le budget pour d’autres épreuves. J’avais roulé une fois déjà en Pologne : la saison dernière. Ça va vite ! Très très vite ! Et cette année, avec les trombes d’eau qui dégringolaient sur le pays, c’était carrément la zizanie. Croyez-moi, dans ces conditions, les trois premiers sont des pilotes d’avions de chasse ! »
 
Premiers pas prometteurs…
Pierre-Louis explique sa première journée dans le bains (c’est le cas de le dire) Polonais :
« Avec Vincent, nous avons réussi une très bonne première journée. Nous avions un bon réglage de base. Avec MSport, de toute façon, un réglage de base inspire toujours confiance ; on sait que c’est bon. Et quand il pleut, on n’a pas à se poser trop de questions : on assouplit au maximum. Donc je suis parti vraiment bien ce jour-là. J’ai aligné les chronos. J’étais le premier des Ford MSport, juste derrière les deux Skoda officielles, très compétitives dans ces conditions défoncées. Avec Eric Camilli pour point de repère, et 30 secondes d’avance sur lui, j’étais content de mes performances. Eric avait les mêmes réglages que moi, (il est dans la même équipe), on le sait ultra rapide, surtout en Pologne et en Finlande. Donc je prenais confiance. Et le lendemain, j’ai choisi de conserver un réglage pluie. Or c’était un peu plus sec. J’ai joué, j’ai perdu. Dans la première spéciale, je n’étais plus aussi rapide que la veille. Autant dire que j’ai pris un peu une valise. J’ai voulu réagir dans la deuxième, j’ai attaqué. Sûrement trop. Je suis sorti un peu large dans un droite et j’ai tapé dans une racine. Ça m’a ouvert le train arrière. Et voilà. J’ai roulé toute la matinée comme ça. Entre le temps perdu et les pénalités, ça m’a coûté 10-12 minutes. Nous n’avions plus aucune chance de résultat, et plus aucune raisons de prendre des risques. »


A retenir pour la prochaine…
 Loubet fils est conscient que le métier entre et il améliore régulièrement son comportement. Certes, ça ne vient pas tout seul mais bien au contraire avec beaucoup de travail avant, pendant et après les courses. Mais il est conscient que ça rentre et cela le motive fortement :
« Je sais que j’arrive de plus en plus près du top niveau en rallye. Donc tout devient plus difficile, et la marge d’erreur est de plus en plus ténue. Il faut compter avec tous ces paramètres.
J’analyse après coup, et je pense que ma prise de notes n’était peut-être pas parfaite. Ce ciel qui a délesté, je ne l’avais pas assez bien souligné. Un virage sur un ciel, c’est un virage en bosse, où la voiture saute. Je n’ai pas suffisamment insisté sur le saut, au moment des reconnaissances. Je n’ai pas vu que ça  sauterait autant en course. Je dois affiner mes notes. Bien sûr j’en parle avec Vincent, mais au final c’est moi qui décide. Le tout maintenant, c’est de tirer les bonnes leçons, ne pas se décourager, rester positif et construire les résultats à venir.
Je vous donne rendez-vous au Rallye de Finlande, du 27 au 30 juillet. 
»
 





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