- Comment réagissez-vous à votre condamnation ?
- Je constate une aggravation des peines avec la condamnation pour recel et sa relation avec la notion de « terrorisme » qui n’avait pas été retenue en 1ère instance. Mon inéligibilité pour 5 ans et la privation pour Marc Simeoni d’exercer sa fonction au sein du tribunal sont des peines lourdes. Marc a toujours nié les faits qu’on lui reproche. Quand à moi, j’ai toujours dit dans quelles conditions et dans quel état d’esprit j’avais accompli cet acte.
- Comment interprétez-vous les peines complémentaires ?
- Elles correspondent à une logique de vengeance d’Etat qui s’abat sur nous et sur la Corse depuis l’affaire d’Yvan Colonna. On a vu comment se sont déroulés les trois procès d’Yvan. Ça continue avec ce verdict. L’Etat veut ainsi boucler la boucle à sa façon, toujours très répressive. Ces privations de libertés sont très embêtantes pour nous.
- Trouvez-vous, comme Marc Simeoni, qu’elles sont « infamantes » ?
- Bien sûr que c’est infamant ! C’est ne plus nous considérer comme des citoyens à part entière ! Je pense surtout à Marc qui, lui, n’a plus le droit d’exercer son travail. Quant à moi qui suis élue à la Mairie de Bastia, je devrais interrompre ma mission, une mission que le peuple, que les Bastiais m’ont confiée !
- Irez-vous en cassation ?
- Je ne sais pas. Nous sommes en train de réfléchir avec nos avocats. Le verdict vient juste de tomber. Nous sommes encore sous l’effet de la mauvaise surprise, même si nous ne nous attendions pas à des cadeaux de la part de l’Etat français. Bien au contraire, si on considère l’état d’esprit actuel, qui se manifeste à travers, notamment, les propos infamants à l’égard de la Corse et des Corses du ministre Manuel Valls qui attribue la violence à nos gènes et à notre culture ! Le regard porté sur la Corse n’est jamais normal. On nous considère comme des êtres à part, culturellement violents et je tiens à dire que ça me choque beaucoup !
- Pensez-vous que ce verdict s’inscrit dans la campagne de stigmatisation dont la Corse semble actuellement faire l’objet ?
- Je pense que cela fait partie d’une campagne de stigmatisation de la Corse qui dure depuis toujours ! Les gouvernements se succèdent, mais la politique de l’Etat par rapport à la Corse ne change pas. Elle reste toujours répressive à tous crins ! Ses conséquences sont des atteintes à notre liberté et, surtout, à notre façon de voir le monde qui est, certainement, différente, mais qui est la nôtre et qui doit être respectée.
Propos recueillis par Nicole MARI
- Je constate une aggravation des peines avec la condamnation pour recel et sa relation avec la notion de « terrorisme » qui n’avait pas été retenue en 1ère instance. Mon inéligibilité pour 5 ans et la privation pour Marc Simeoni d’exercer sa fonction au sein du tribunal sont des peines lourdes. Marc a toujours nié les faits qu’on lui reproche. Quand à moi, j’ai toujours dit dans quelles conditions et dans quel état d’esprit j’avais accompli cet acte.
- Comment interprétez-vous les peines complémentaires ?
- Elles correspondent à une logique de vengeance d’Etat qui s’abat sur nous et sur la Corse depuis l’affaire d’Yvan Colonna. On a vu comment se sont déroulés les trois procès d’Yvan. Ça continue avec ce verdict. L’Etat veut ainsi boucler la boucle à sa façon, toujours très répressive. Ces privations de libertés sont très embêtantes pour nous.
- Trouvez-vous, comme Marc Simeoni, qu’elles sont « infamantes » ?
- Bien sûr que c’est infamant ! C’est ne plus nous considérer comme des citoyens à part entière ! Je pense surtout à Marc qui, lui, n’a plus le droit d’exercer son travail. Quant à moi qui suis élue à la Mairie de Bastia, je devrais interrompre ma mission, une mission que le peuple, que les Bastiais m’ont confiée !
- Irez-vous en cassation ?
- Je ne sais pas. Nous sommes en train de réfléchir avec nos avocats. Le verdict vient juste de tomber. Nous sommes encore sous l’effet de la mauvaise surprise, même si nous ne nous attendions pas à des cadeaux de la part de l’Etat français. Bien au contraire, si on considère l’état d’esprit actuel, qui se manifeste à travers, notamment, les propos infamants à l’égard de la Corse et des Corses du ministre Manuel Valls qui attribue la violence à nos gènes et à notre culture ! Le regard porté sur la Corse n’est jamais normal. On nous considère comme des êtres à part, culturellement violents et je tiens à dire que ça me choque beaucoup !
- Pensez-vous que ce verdict s’inscrit dans la campagne de stigmatisation dont la Corse semble actuellement faire l’objet ?
- Je pense que cela fait partie d’une campagne de stigmatisation de la Corse qui dure depuis toujours ! Les gouvernements se succèdent, mais la politique de l’Etat par rapport à la Corse ne change pas. Elle reste toujours répressive à tous crins ! Ses conséquences sont des atteintes à notre liberté et, surtout, à notre façon de voir le monde qui est, certainement, différente, mais qui est la nôtre et qui doit être respectée.
Propos recueillis par Nicole MARI
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