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Procès de l’assassinat d’Alexandre Giacopelli à Ajaccio : 23 et 25 ans de réclusion criminelle prononcés


AFP le Mercredi 18 Février 2026 à 21:01

Trois hommes ont été condamnés mercredi à 23 et 25 ans de réclusion criminelle par la cour d'assises spéciale des Bouches-du-Rhône pour un assassinat en juin 2020 à Ajaccio, sur fond de dissensions au sein d'une bande criminelle corse.



Procès de l’assassinat d’Alexandre Giacopelli à Ajaccio : 23 et 25 ans de réclusion criminelle prononcés
Selon l'accusation, l'assassinat le 18 juin 2020 d'Alexandre Giacopelli, alors âgé de 28 ans, s'inscrivait dans un contexte de scission au sein d'un groupe criminel émergeant à Ajaccio.
 
Reconnus coupables d'assassinat en bande organisée, Yohan de la Foata a été condamné mercredi à 25 ans, tandis que Jean-David Giarrizzo et Thomas Rosano l'ont été à 23 ans de réclusion criminelle. Ces condamnations sont assorties d'une période de sûreté des deux-tiers et d'une peine complémentaire de dix ans d'interdiction de porter une arme. Jennifer Andarelli a, elle, été condamnée à cinq ans de prison dont quatre ans et six mois avec sursis pour association de malfaiteurs.
 
Lundi à l'audience à Aix-en-Provence, l'avocate générale avait requis 30 ans de réclusion contre les trois accusés. Cinq ans de prison, dont quatre avec sursis, avaient été demandés contre Mme Andarelli.
 
Par le passé, la victime, Alexandre Giacopelli, avait lui été condamné à plusieurs reprises pour des faits de vols aggravés, d'extorsion et de violences aggravées, avait indiqué à l'époque à l'AFP la procureure d'Ajaccio Carine Greff. Le 18 juin 2020, il était attablé à la terrasse du snack de sa tante lorsque deux individus lui avaient tiré dessus, le touchant à plusieurs reprises et le tuant sur le coup, avait ajouté la procureure d'Ajaccio.
 
Au cours des investigations, enquêteurs et magistrats s'étaient interrogés sur un possible lien entre cet homicide et un autre onze jours plus tôt : le 7 juin, Jacques Baranovsky avait été tué par erreur, à la terrasse de la brasserie l'Aktuel, en périphérie d'Ajaccio. Jennifer Andarelli était employée d'une boulangerie voisine de la brasserie l'Aktuel et M. de la Foata était le président de la société qui gérait en location-gérance cette brasserie.
 
Il s'agit du premier dossier corse relevant du crime organisé jugé devant une cour d'assises spécialement composée de magistrats professionnels, sans jurés populaires, voulue par la loi de juin 2025 de lutte contre le narcotrafic.
 
Les condamnés ont dix jours pour faire appel.
Pour Me Julien Pinelli, en défense de M. de la Foata, "les éléments du dossier et les nombreuses interrogations demeurées sans réponse à l'issue des débats ne permettent pas de justifier la condamnation" de son client. "C'est en toute logique que nous relèverons appel de cette décision", a déclaré à l'AFP l'avocat.