À quelques semaines des élections municipales, le devenir du stade Michel-Moretti s'invite au coeur de la campagne ajaccienne. À l’origine de cette séquence politique : une lettre ouverte du Cullettivu Biancu è Rossu, collectif de socios de l’AC Ajaccio fort de 1 200 adhérents, appelant l’ensemble des candidats à se positionner clairement sur l’avenir des installations de Timizzolu.
Dans ce courrier adressé à toutes les listes, le collectif rappelle que l’ACA, fondé en 1910, « n’est pas un simple club » mais « une institution ajaccienne, un patrimoine immatériel » Il souligne les investissements réalisés ces vingt dernières années — quasi exclusivement sur fonds propres — qui ont permis la création d’un véritable complexe comprenant le stade Michel-Moretti, achevé en 2024, ainsi que trois terrains annexes.
Mais le cœur du problème est ailleurs : les infrastructures historiquement liées au club sont aujourd’hui détenues par un propriétaire privé, situation que le Cullettivu qualifie de « fragilité structurelle » pour l’activité sportive. Cette précarité foncière « empêche toute projection sereine » et justifie, selon ses auteurs, une reprise en main publique du site. Pour les socios, l’enjeu dépasse le football : il touche à la jeunesse, à l’identité locale et à l’attractivité du bassin ajaccien. Leur demande est explicite : un engagement clair des futurs élus sur la maîtrise publique des installations de Timizzolu.
Dans ce courrier adressé à toutes les listes, le collectif rappelle que l’ACA, fondé en 1910, « n’est pas un simple club » mais « une institution ajaccienne, un patrimoine immatériel » Il souligne les investissements réalisés ces vingt dernières années — quasi exclusivement sur fonds propres — qui ont permis la création d’un véritable complexe comprenant le stade Michel-Moretti, achevé en 2024, ainsi que trois terrains annexes.
Mais le cœur du problème est ailleurs : les infrastructures historiquement liées au club sont aujourd’hui détenues par un propriétaire privé, situation que le Cullettivu qualifie de « fragilité structurelle » pour l’activité sportive. Cette précarité foncière « empêche toute projection sereine » et justifie, selon ses auteurs, une reprise en main publique du site. Pour les socios, l’enjeu dépasse le football : il touche à la jeunesse, à l’identité locale et à l’attractivité du bassin ajaccien. Leur demande est explicite : un engagement clair des futurs élus sur la maîtrise publique des installations de Timizzolu.
François Filoni ouvre le débat
Une demande qui intervient après la prise de position de François Filoni ce dimanche. Celui-ci, proposant lors de la présentation de sa liste, que la municipalité engage des discussions pour acquérir le stade, aujourd’hui propriété d’une SAS dirigée par Patrick Bruneau et Jean-Noël Fattaccioli. « Si vous nous accordez votre confiance, la majorité municipale et communautaire que je conduirai prendra un engagement fort : faire du Stade Michel-Moretti un équipement public », a-t-il déclaré. L’objectif : transformer l’enceinte en patrimoine commun « au service de tous ». Le coût de l’opération est estimé par le candidat à environ 5 millions d’euros. Un montant qui correspond sensiblement à la somme payée par la SAS dirigée par Patrick Bruneau et Jean-Noël Fattaccioli, pour devenir propriétaire de l'enceinte ajaccienne et de ses terrains annexes en 2019.
Interrogé, le Dr Jean-Paul Carrolaggi, tête de liste d’Aiacciu Vivu n’est pas contre l’idée : « Il faut d’abord s’assurer que les propriétaires sont vendeurs et négocier le prix au mieux, en évitant toute spéculation financière sur cette opération » réservant une réponse plus officielle ces prochaines heures.
Autre réponse publique, celle de Pascal Zagnoli, tête de liste « Stintu Aiaccinu, qui partage le constat d’une situation insatisfaisante et affirme que « la question du stade dépasse largement le cadre sportif » pour devenir un enjeu municipal et intercommunal majeur. Son objectif est clair : « vulemi renda u stadiu Michel Moretti à l’Aiaccini ». Le candidat du PNC évoque un financement mixte (État, Collectivité de Corse, fonds européens, emprunt, partenariats) et cite l’exemple du stade Marcel-Picot à Nancy comme modèle de modernisation progressive. Le candidat du PNC défend une vision économique : faire du stade un pôle sportif et culturel d’agglomération capable de générer des retombées au-delà du football.
Aujourd’hui, le débat du rachat du stade Michel Moretti s’invite donc au cœur des élections municipales : la Ville et la CAPA doivent-elles investir plusieurs millions d’euros pour reprendre la maîtrise d’un équipement aujourd’hui détenu par une société privée ? La réponse de Stéphane Sbraggia, le maire sortant très attendue, devrait-être connue ce jeudi.
Interrogé, le Dr Jean-Paul Carrolaggi, tête de liste d’Aiacciu Vivu n’est pas contre l’idée : « Il faut d’abord s’assurer que les propriétaires sont vendeurs et négocier le prix au mieux, en évitant toute spéculation financière sur cette opération » réservant une réponse plus officielle ces prochaines heures.
Autre réponse publique, celle de Pascal Zagnoli, tête de liste « Stintu Aiaccinu, qui partage le constat d’une situation insatisfaisante et affirme que « la question du stade dépasse largement le cadre sportif » pour devenir un enjeu municipal et intercommunal majeur. Son objectif est clair : « vulemi renda u stadiu Michel Moretti à l’Aiaccini ». Le candidat du PNC évoque un financement mixte (État, Collectivité de Corse, fonds européens, emprunt, partenariats) et cite l’exemple du stade Marcel-Picot à Nancy comme modèle de modernisation progressive. Le candidat du PNC défend une vision économique : faire du stade un pôle sportif et culturel d’agglomération capable de générer des retombées au-delà du football.
Aujourd’hui, le débat du rachat du stade Michel Moretti s’invite donc au cœur des élections municipales : la Ville et la CAPA doivent-elles investir plusieurs millions d’euros pour reprendre la maîtrise d’un équipement aujourd’hui détenu par une société privée ? La réponse de Stéphane Sbraggia, le maire sortant très attendue, devrait-être connue ce jeudi.
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