Vous êtes aujourd’hui premier adjoint à la mairie de Sartène et membre de la majorité sortante. Pourquoi avoir décidé de vous lancer dans la course aux municipales cette année ?
Parce que je crois que Sartène a besoin d'un nouvel élan et que j'ai une expérience de quelques années en tant qu’adjoint.
Cette campagne intervient quelques mois après le décès de votre frère, jusqu’alors maire en exercice.Dans quel état d’esprit abordez-vous cette élection ?
Sur le plan personnel, j'aurais préféré bien évidemment que mon frère soit toujours là. Ceci étant, les choses auraient pu changer. Après, il y a eu une scission au sein de la majorité, et j'ai continué à œuvrer en étant premier adjoint. D'ailleurs, j'ai été obligé de faire un recours devant le Conseil d'État, qui m'a donné raison et a validé les candidatures et l'élection des adjoints. Je pense qu'il faut continuer à œuvrer pour Sartène et poursuivre ce que mon frère a initié, même s'il n'a pas toujours eu les coudées franches, surtout dans les deux premières mandatures, puisqu'il y avait des membres même de sa majorité qui étaient contre lui. Il a essayé de faire pour le mieux, même si, malheureusement, il n'a pas pu finir sa mandature.
Votre nièce, la fille de l’ancien maire, est, elle aussi, candidate. Comment percevez-vous cette situation ?
Ma nièce a décidé de son propre chef de se présenter, sans m'en avertir, sans en parler à qui que ce soit. C'est son choix, je le respecte. Si elle s’était peut-être décidée avant, les choses auraient peut-être été autrement. Si je suis élu, et qu’elle est élue dans l'opposition, je vais la traiter avec tous les égards dus à une élue. Mais je n'ai aucun problème avec elle.
Vous évoquez la nécessité d’impulser un nouveau souffle à Sartène. Qu’entendez-vous par là ?
Je pense que pour donner un nouveau souffle, il faut d’abord rendre le cadre de vie de Sartène plus agréable, que les gens s'y sentent bien et puis qu'on puisse aussi développer la commune. C'est-à-dire qu'il faut d'abord passer par l'élaboration d'un PLU pour pouvoir donner une constructibilité autour de la ville de Sartène, même si on connaît les contraintes des lois montagnes, littorales, Padduc, … L’une des premières choses à faire pour permettre aux personnes qui souhaitent s'installer à Sartène de pouvoir le faire, c’est de rendre des terrains constructibles, non pas pour faire de la construction à outrance, mais de manière harmonisée et harmonieuse. Il faut ensuite créer des parkings, parce qu'on souffre d'un manque de stationnement. Il y a la possibilité de le faire, parce que nous avons déjà un terrain communal, un autre qui a été donné à la collectivité pour le lycée et que l’on peut récupérer hors période scolaire. Et puis, je suis en négociation avec des personnes privées pour l'acquisition de terrain. Nous voulons aussi mettre des navettes en place pour avoir un transport en commun digne de ce nom, qui dessert y compris dans les hameaux. Il faut par ailleurs relancer la culture, ouvrir le centre culturel pour pouvoir aider les associations de musique, de théâtre et autres. Il faut aussi végétaliser la ville, et la rendre plus fluide au niveau de la circulation des piétons et des véhicules. Nous voulons en outre mettre en place un cahier des charges pour harmoniser les vitrines des commerces pour que Sartène soit plus belle encore et rénover les édifices religieux qui ne l'ont pas été. Nous avons aussi pour projet de créer un centre de recherche sur la biodiversité à l'ancien camping de Roccapina, un centre de médecine intégrative. Enfin, il faut améliorer aussi les accès et le stationnement dans les hameaux, le mouillage au port de Tizzano et aux alentours, par exemple sur Roccapina ou sur Calalonga. Et puis, il faut aussi réaménager le groupe scolaire, et faire des déviations pour désenclaver Sartène.
À travers les grands axes de votre programme que vous venez de décrire, on voit que le cadre de vie au cœur de votre projet. Votre objectif est donc quelque part aussi de recréer l'attractivité pour la commune de Sartène ?
Absolument, déjà pour que les personnes qui cherchent des logements puissent s'y installer et peut-être aussi pour attirer de nouvelles personnes. Il faut essayer de relancer aussi le petit commerce, en aidant les personnes à s'installer et en demandant aux propriétaires de locaux de bien vouloir les louer pour qu'il y ait une véritable attractivité commerciale, notamment sur le cours Général de Gaulle, et le cours Sœur Amélie. Il faut aussi, à mon avis, créer un marché couvert pour les producteurs, c'est important.
On a souvent parlé de la piétonisation de Sartène. Quelle est votre position sur le sujet ?
Je pense qu'il faut, sur les deux mois de la période estivale, rendre le cours Sœur Amélie piéton, à des heures réglementées. Mais il faut le faire de façon à ce que les gens puissent circuler lorsque la rue est ouverte aux véhicules, avec un aménagement de mobilier urbain qui puisse délimiter les deux espaces, pour les piétons et pour les véhicules. Selon moi, il ne faut pas mettre en place une piétonisation annuelle, mais au cas par cas.
Comment avez-vous constitué votre liste ?
Ma liste, Anima Sartinesa, est constituée de gens qui viennent de la société civile pour la plupart. Il y a quelques fonctionnaires, des jeunes et des moins jeunes, mais surtout des gens de bonne volonté qui veulent participer à la construction et développement de Sartène. Ma liste n'a pas de couleur politique. Elle est complètement transpartisane. Pour ma part, je ne n'appartiens à aucun parti et je n'entends pas y appartenir. Je suis bien évidemment libéral, mais j’ai aussi des idées nationalistes, et je suis social parce qu’il le faut. Je compte travailler de concert avec la majorité territoriale, quelle qu’elle soit pour le développement de Sartène.
On voit que cette campagne est marquée par une forte concurrence à Sartène puisque cinq candidats sont en liste pour cette élection. En quoi votre démarche et votre projet se distinguent de ceux des autres listes ?
C'est très bien qu'il y ait cinq listes, cela prouve que la démocratie fonctionne. Pour ma part, je pense que mon projet est plus ambitieux et est élaboré pour pouvoir développer Sartène. Il se distingue des autres listes parce que je pense qu’elles n'ont pas la même vision que la mienne, même s'il y a des projets communs qui sont inévitables. Et puis, j’ai une expérience en tant qu’élu, et une expérience personnelle qui peuvent faire la différence. J’ai en effet fait pas mal de projets à titre privé, et j’ai aussi exercé la profession de notaire. Je pense donc que j’ai une certaine connaissance de la loi qui pourra être utile. J’espère que les Sartenais nous ferons confiance.
Parce que je crois que Sartène a besoin d'un nouvel élan et que j'ai une expérience de quelques années en tant qu’adjoint.
Cette campagne intervient quelques mois après le décès de votre frère, jusqu’alors maire en exercice.Dans quel état d’esprit abordez-vous cette élection ?
Sur le plan personnel, j'aurais préféré bien évidemment que mon frère soit toujours là. Ceci étant, les choses auraient pu changer. Après, il y a eu une scission au sein de la majorité, et j'ai continué à œuvrer en étant premier adjoint. D'ailleurs, j'ai été obligé de faire un recours devant le Conseil d'État, qui m'a donné raison et a validé les candidatures et l'élection des adjoints. Je pense qu'il faut continuer à œuvrer pour Sartène et poursuivre ce que mon frère a initié, même s'il n'a pas toujours eu les coudées franches, surtout dans les deux premières mandatures, puisqu'il y avait des membres même de sa majorité qui étaient contre lui. Il a essayé de faire pour le mieux, même si, malheureusement, il n'a pas pu finir sa mandature.
Votre nièce, la fille de l’ancien maire, est, elle aussi, candidate. Comment percevez-vous cette situation ?
Ma nièce a décidé de son propre chef de se présenter, sans m'en avertir, sans en parler à qui que ce soit. C'est son choix, je le respecte. Si elle s’était peut-être décidée avant, les choses auraient peut-être été autrement. Si je suis élu, et qu’elle est élue dans l'opposition, je vais la traiter avec tous les égards dus à une élue. Mais je n'ai aucun problème avec elle.
Vous évoquez la nécessité d’impulser un nouveau souffle à Sartène. Qu’entendez-vous par là ?
Je pense que pour donner un nouveau souffle, il faut d’abord rendre le cadre de vie de Sartène plus agréable, que les gens s'y sentent bien et puis qu'on puisse aussi développer la commune. C'est-à-dire qu'il faut d'abord passer par l'élaboration d'un PLU pour pouvoir donner une constructibilité autour de la ville de Sartène, même si on connaît les contraintes des lois montagnes, littorales, Padduc, … L’une des premières choses à faire pour permettre aux personnes qui souhaitent s'installer à Sartène de pouvoir le faire, c’est de rendre des terrains constructibles, non pas pour faire de la construction à outrance, mais de manière harmonisée et harmonieuse. Il faut ensuite créer des parkings, parce qu'on souffre d'un manque de stationnement. Il y a la possibilité de le faire, parce que nous avons déjà un terrain communal, un autre qui a été donné à la collectivité pour le lycée et que l’on peut récupérer hors période scolaire. Et puis, je suis en négociation avec des personnes privées pour l'acquisition de terrain. Nous voulons aussi mettre des navettes en place pour avoir un transport en commun digne de ce nom, qui dessert y compris dans les hameaux. Il faut par ailleurs relancer la culture, ouvrir le centre culturel pour pouvoir aider les associations de musique, de théâtre et autres. Il faut aussi végétaliser la ville, et la rendre plus fluide au niveau de la circulation des piétons et des véhicules. Nous voulons en outre mettre en place un cahier des charges pour harmoniser les vitrines des commerces pour que Sartène soit plus belle encore et rénover les édifices religieux qui ne l'ont pas été. Nous avons aussi pour projet de créer un centre de recherche sur la biodiversité à l'ancien camping de Roccapina, un centre de médecine intégrative. Enfin, il faut améliorer aussi les accès et le stationnement dans les hameaux, le mouillage au port de Tizzano et aux alentours, par exemple sur Roccapina ou sur Calalonga. Et puis, il faut aussi réaménager le groupe scolaire, et faire des déviations pour désenclaver Sartène.
À travers les grands axes de votre programme que vous venez de décrire, on voit que le cadre de vie au cœur de votre projet. Votre objectif est donc quelque part aussi de recréer l'attractivité pour la commune de Sartène ?
Absolument, déjà pour que les personnes qui cherchent des logements puissent s'y installer et peut-être aussi pour attirer de nouvelles personnes. Il faut essayer de relancer aussi le petit commerce, en aidant les personnes à s'installer et en demandant aux propriétaires de locaux de bien vouloir les louer pour qu'il y ait une véritable attractivité commerciale, notamment sur le cours Général de Gaulle, et le cours Sœur Amélie. Il faut aussi, à mon avis, créer un marché couvert pour les producteurs, c'est important.
On a souvent parlé de la piétonisation de Sartène. Quelle est votre position sur le sujet ?
Je pense qu'il faut, sur les deux mois de la période estivale, rendre le cours Sœur Amélie piéton, à des heures réglementées. Mais il faut le faire de façon à ce que les gens puissent circuler lorsque la rue est ouverte aux véhicules, avec un aménagement de mobilier urbain qui puisse délimiter les deux espaces, pour les piétons et pour les véhicules. Selon moi, il ne faut pas mettre en place une piétonisation annuelle, mais au cas par cas.
Comment avez-vous constitué votre liste ?
Ma liste, Anima Sartinesa, est constituée de gens qui viennent de la société civile pour la plupart. Il y a quelques fonctionnaires, des jeunes et des moins jeunes, mais surtout des gens de bonne volonté qui veulent participer à la construction et développement de Sartène. Ma liste n'a pas de couleur politique. Elle est complètement transpartisane. Pour ma part, je ne n'appartiens à aucun parti et je n'entends pas y appartenir. Je suis bien évidemment libéral, mais j’ai aussi des idées nationalistes, et je suis social parce qu’il le faut. Je compte travailler de concert avec la majorité territoriale, quelle qu’elle soit pour le développement de Sartène.
On voit que cette campagne est marquée par une forte concurrence à Sartène puisque cinq candidats sont en liste pour cette élection. En quoi votre démarche et votre projet se distinguent de ceux des autres listes ?
C'est très bien qu'il y ait cinq listes, cela prouve que la démocratie fonctionne. Pour ma part, je pense que mon projet est plus ambitieux et est élaboré pour pouvoir développer Sartène. Il se distingue des autres listes parce que je pense qu’elles n'ont pas la même vision que la mienne, même s'il y a des projets communs qui sont inévitables. Et puis, j’ai une expérience en tant qu’élu, et une expérience personnelle qui peuvent faire la différence. J’ai en effet fait pas mal de projets à titre privé, et j’ai aussi exercé la profession de notaire. Je pense donc que j’ai une certaine connaissance de la loi qui pourra être utile. J’espère que les Sartenais nous ferons confiance.
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