Vous êtes adjoint au maire depuis plusieurs années. Alors que François Garidacci a décidé de passer la main, vous souhaitez prendre sa suite. Pourquoi avoir décidé aujourd’hui d’être candidat à la tête de la municipalité de Cargèse ?
Je souhaite être maire déjà pour continuer le travail effectué par François Garidacci. Mais aussi parce que je suis Cargèsien dans l'âme, je vis Cargèse de l'intérieur. J'ai l'envie, la volonté, et la motivation pour être maire. Et en plus, je suis jeune retraité et j'aurai tout le temps à consacrer et toute mon énergie à mettre au service de Cargèse et de ses habitants. Je serai là pour travailler pour leur bien-être.
Vous assumez clairement la continuité avec François Garidacci, maire depuis 2001. Quel regard portez-vous sur le bilan de la majorité sortante ?
Le bilan de François Garidacci est excellent. C’est un bilan que beaucoup de maires d'une commune de notre taille auraient voulu. Tout d’abord, Cargèse ne manque plus d'eau, nous n'avons plus de coupure d'eau. Dans le domaine sportif, François Garidacci a doté la commune d’un stade omnisports qui est un outil extraordinaire pour les sportifs. Dans le domaine culturel, on a un Spaziu qui attire du monde, et où on peut tout faire. On a un directeur du centre culturel qui travaille en lien avec les collèges, les écoles. Et donc, tous les enfants et tous les habitants du village peuvent pratiquer musique, chant et tout ce qu'il y a autour de la culture. Dans le domaine médical, s'il y a quatre médecins généralistes à Cargèse, c’est grâce au travail qui a été fait en amont. Nous avons aussi deux équipes de kinésithérapeutes, deux équipes d'infirmières, une pharmacie, un ostéopathe, ou encore deux dentistes. Nous avons aussi un EHPAD, un pôle santé qui est une réussite, où tous les gens de la micro-région peuvent consulter des spécialistes. Par ailleurs, sous les mandatures de François Garidacci, des HLM ont été construits, et représentent aujourd’hui une trentaine d'appartements.Nous avons aussi lancé la construction d'une nouvelle école qui va voir le jour fin 2026 - début 2027. En somme, beaucoup de belles choses ont été faites. Maintenant, bien sûr, tout n'est pas parfait, mais beaucoup de travail a été fait et bien fait. Pour preuve, lors des élections municipales de 2014 et de 2020, nous n’avons pas eu d’opposition. Maintenant, François Garidacci a décidé de s'arrêter et je souhaite prendre la suite pour continuer à construire Cargèse.
En quoi votre candidature incarne-t-elle à la fois la stabilité et une nouvelle étape pour la commune ?
Je souhaite bien sûr emmener un souffle nouveau. Quand vous avez trois mandatures d'affilée avec un même maire, il est certain qu’il faut apporter un souffle nouveau. Mais tirer un bilan ne veut pas dire s'arrêter là. Il faut continuer à construire Cargèse. Pour ce faire, nous avons des projets structurants, réalistes, réalisables et finançables. La liste que je conduis, qui est vite devenue une équipe, est déjà au travail pour travailler sur ces projets.
Cette liste que vous conduisez est composée de profils et de sensibilités différentes. Comment cette diversité se traduira-t-elle dans la gouvernance municipale ?
Tout d’abord, je ne vais pas conduire le conseil municipal avec une verticalité. C'est-à-dire que la commune est une collectivité, et que nous prendrons les décisions collégialement. Effectivement, c'est une liste de gens de sensibilités diverses, aux parcours divers, mais avec une envie commune : celle de travailler pour notre village. Les 14 personnes qui sont sur ma liste sont tous habitants de Cargèse, ce sont des Cargèsiens qui vont vite s'impliquer, vite s'investir pour le village.
Vous mettez en avant une méthode : écouter, planifier, agir et rendre compte. Qu’est-ce que cela changera concrètement dans le fonctionnement de la mairie ?
La communication est la base : il faut définir les besoins, travailler dessus, et puis passer de l'engagement à l'action. Je suis Cargèsien, mais je suis aussi assez cartésien, et je sais qu’il faut travailler avec méthode afin d’éviter de partir dans tous les sens. C'est pour cela que nous avons établi un programme, très réaliste, pour lequel chacun aura sa part et un travail à effectuer.
De nombreux projets engagés sous la dernière mandature de François Garidacci vont être finalisés : voirie du Peru, équipements autour de l’école, restauration de l’église latine. Pourquoi était-il important de garantir l’aboutissement de ces dossiers ?
J’ai participé à l'élaboration de ces projets et, si le maire s'arrête, moi je continue et je souhaite les finaliser. Je ne conduis pas une liste qui va conduire une politique de rupture avec l'ancienne municipalité, je veux travailler sur la continuité. Finaliser la route du Peru, c'est une évidence, tout le monde l'attend. L'aménagement de la crèche dans les bureaux de l'ancienne école, c'est une évidence aussi. Il faut également ramener tous les services administratifs au-dessus de la nouvelle école. Ce sera un joli projet avec un parking qui sera aussi réalisé. Ensuite, la création d'un terrain omnisport est attendue par la jeunesse. Nous avions déjà commencé à en débattre et nous allons mettre cela en place. Et la restauration de l'église latine est importante car elle en a besoin, et l'église grecque a de plus été restaurée il y a deux ans.
L’eau, l’assainissement et la voirie occupent une place centrale dans votre programme. Ces questions sont-elles, selon vous, les principaux défis à venir pour Cargèse ?
Oui, car si nous voulons attirer du monde, il ne faut pas que les gens touchent du doigt des problèmes comme des coupures d'eau tout l'été de 00 h à 6 h, comme cela existait encore il y a 20 ans. Sinon, nous aurons un gros souci d’attractivité. Sur notre territoire, nous avons déjà deux bâches de 40 000 m3. Si le village se développe, nous étudions le fait de mettre une troisième bâche en lien avec les syndicats agricoles.
En matière d'attractivité aussi, vous annoncez plusieurs mesures en faveur de la jeunesse. Vous avez parlé de la crèche et de l’école, mais vous aspirez aussi à la création d’un centre aéré communal, l'encadrement bilingue ou encore un conseil municipal des jeunes. Votre ambition est de mettre la jeunesse plus au centre de la vie de la cité ?
S'il n'y a pas de jeunesse dans un village, il n'y a rien. Une nouvelle école est en train d'être construite, c'est le cœur battant d’une commune. Aujourd’hui, nous sommes 1300 habitants à Cargèse. Nous avons gagné près de 400 habitants dans les 40 dernières années. Si nous voulons garder cette attractivité, il faut que nous gardions nos jeunes, et nous faisons tout pour cela : il y a un centre sportif, et même une équipe de football à l’heure actuelle, un centre culturel… Et puis je souhaite offrir une récompense à tous les bacheliers qui auront effectué leur scolarité primaire à l’école de Cargèse. Je pense que c'est un bon lien entre l'école primaire et leur entrée dans la vie active. Je souhaite aussi développer les liens intergénérationnels entre les anciens et les jeunes pour favoriser la transmission et préserver nos traditions.
Quelle vision du cadre de vie défendez-vous pour Cargèse ?
Cargèse est un village quand même atypique qui a une histoire quand même assez singulière. Cette année, nous fêtons les 250 ans de la fondation du village. Aujourd’hui, Cargèse se développe et doit se développer. Mais pour moi, il ne faut pas que Cargèse devienne une ville ou un bourg où personne ne se connaît. Il faut que l’on continue ce développement dans une demi-mesure, car nous avons toutes les infrastructures qu’il faut et cela rend la vie plus facile à nos habitants.
Enfin, vous promettez une mairie ouverte et participative, avec un journal communal et une commission extra-municipale. Comment comptez-vous associer durablement les habitants aux décisions locales ?
Oui, je reconnais que la communication a été un manque lors de la dernière mandature avec François Garidacci. Pour pallier cela, je voudrais mettre en place un journal trimestriel qui explique, tous les trois mois, ce que nous avons fait et ce que nous sommes en train de faire, quel est le budget actuel... À mes yeux, il est très important que les Cargèsiens soient au courant de tout cela. J’ai aussi voulu la création d'un conseil municipal des jeunes et d'une commission extra-municipale de 7 ou 8 Cargèsiens qui vivent au village du 1er janvier au 31 décembre, et qui n’ont pas voulu s’engager sur une liste mais qui pourront venir discuter et proposer des idées au conseil municipal.
Je souhaite être maire déjà pour continuer le travail effectué par François Garidacci. Mais aussi parce que je suis Cargèsien dans l'âme, je vis Cargèse de l'intérieur. J'ai l'envie, la volonté, et la motivation pour être maire. Et en plus, je suis jeune retraité et j'aurai tout le temps à consacrer et toute mon énergie à mettre au service de Cargèse et de ses habitants. Je serai là pour travailler pour leur bien-être.
Vous assumez clairement la continuité avec François Garidacci, maire depuis 2001. Quel regard portez-vous sur le bilan de la majorité sortante ?
Le bilan de François Garidacci est excellent. C’est un bilan que beaucoup de maires d'une commune de notre taille auraient voulu. Tout d’abord, Cargèse ne manque plus d'eau, nous n'avons plus de coupure d'eau. Dans le domaine sportif, François Garidacci a doté la commune d’un stade omnisports qui est un outil extraordinaire pour les sportifs. Dans le domaine culturel, on a un Spaziu qui attire du monde, et où on peut tout faire. On a un directeur du centre culturel qui travaille en lien avec les collèges, les écoles. Et donc, tous les enfants et tous les habitants du village peuvent pratiquer musique, chant et tout ce qu'il y a autour de la culture. Dans le domaine médical, s'il y a quatre médecins généralistes à Cargèse, c’est grâce au travail qui a été fait en amont. Nous avons aussi deux équipes de kinésithérapeutes, deux équipes d'infirmières, une pharmacie, un ostéopathe, ou encore deux dentistes. Nous avons aussi un EHPAD, un pôle santé qui est une réussite, où tous les gens de la micro-région peuvent consulter des spécialistes. Par ailleurs, sous les mandatures de François Garidacci, des HLM ont été construits, et représentent aujourd’hui une trentaine d'appartements.Nous avons aussi lancé la construction d'une nouvelle école qui va voir le jour fin 2026 - début 2027. En somme, beaucoup de belles choses ont été faites. Maintenant, bien sûr, tout n'est pas parfait, mais beaucoup de travail a été fait et bien fait. Pour preuve, lors des élections municipales de 2014 et de 2020, nous n’avons pas eu d’opposition. Maintenant, François Garidacci a décidé de s'arrêter et je souhaite prendre la suite pour continuer à construire Cargèse.
En quoi votre candidature incarne-t-elle à la fois la stabilité et une nouvelle étape pour la commune ?
Je souhaite bien sûr emmener un souffle nouveau. Quand vous avez trois mandatures d'affilée avec un même maire, il est certain qu’il faut apporter un souffle nouveau. Mais tirer un bilan ne veut pas dire s'arrêter là. Il faut continuer à construire Cargèse. Pour ce faire, nous avons des projets structurants, réalistes, réalisables et finançables. La liste que je conduis, qui est vite devenue une équipe, est déjà au travail pour travailler sur ces projets.
Cette liste que vous conduisez est composée de profils et de sensibilités différentes. Comment cette diversité se traduira-t-elle dans la gouvernance municipale ?
Tout d’abord, je ne vais pas conduire le conseil municipal avec une verticalité. C'est-à-dire que la commune est une collectivité, et que nous prendrons les décisions collégialement. Effectivement, c'est une liste de gens de sensibilités diverses, aux parcours divers, mais avec une envie commune : celle de travailler pour notre village. Les 14 personnes qui sont sur ma liste sont tous habitants de Cargèse, ce sont des Cargèsiens qui vont vite s'impliquer, vite s'investir pour le village.
Vous mettez en avant une méthode : écouter, planifier, agir et rendre compte. Qu’est-ce que cela changera concrètement dans le fonctionnement de la mairie ?
La communication est la base : il faut définir les besoins, travailler dessus, et puis passer de l'engagement à l'action. Je suis Cargèsien, mais je suis aussi assez cartésien, et je sais qu’il faut travailler avec méthode afin d’éviter de partir dans tous les sens. C'est pour cela que nous avons établi un programme, très réaliste, pour lequel chacun aura sa part et un travail à effectuer.
De nombreux projets engagés sous la dernière mandature de François Garidacci vont être finalisés : voirie du Peru, équipements autour de l’école, restauration de l’église latine. Pourquoi était-il important de garantir l’aboutissement de ces dossiers ?
J’ai participé à l'élaboration de ces projets et, si le maire s'arrête, moi je continue et je souhaite les finaliser. Je ne conduis pas une liste qui va conduire une politique de rupture avec l'ancienne municipalité, je veux travailler sur la continuité. Finaliser la route du Peru, c'est une évidence, tout le monde l'attend. L'aménagement de la crèche dans les bureaux de l'ancienne école, c'est une évidence aussi. Il faut également ramener tous les services administratifs au-dessus de la nouvelle école. Ce sera un joli projet avec un parking qui sera aussi réalisé. Ensuite, la création d'un terrain omnisport est attendue par la jeunesse. Nous avions déjà commencé à en débattre et nous allons mettre cela en place. Et la restauration de l'église latine est importante car elle en a besoin, et l'église grecque a de plus été restaurée il y a deux ans.
L’eau, l’assainissement et la voirie occupent une place centrale dans votre programme. Ces questions sont-elles, selon vous, les principaux défis à venir pour Cargèse ?
Oui, car si nous voulons attirer du monde, il ne faut pas que les gens touchent du doigt des problèmes comme des coupures d'eau tout l'été de 00 h à 6 h, comme cela existait encore il y a 20 ans. Sinon, nous aurons un gros souci d’attractivité. Sur notre territoire, nous avons déjà deux bâches de 40 000 m3. Si le village se développe, nous étudions le fait de mettre une troisième bâche en lien avec les syndicats agricoles.
En matière d'attractivité aussi, vous annoncez plusieurs mesures en faveur de la jeunesse. Vous avez parlé de la crèche et de l’école, mais vous aspirez aussi à la création d’un centre aéré communal, l'encadrement bilingue ou encore un conseil municipal des jeunes. Votre ambition est de mettre la jeunesse plus au centre de la vie de la cité ?
S'il n'y a pas de jeunesse dans un village, il n'y a rien. Une nouvelle école est en train d'être construite, c'est le cœur battant d’une commune. Aujourd’hui, nous sommes 1300 habitants à Cargèse. Nous avons gagné près de 400 habitants dans les 40 dernières années. Si nous voulons garder cette attractivité, il faut que nous gardions nos jeunes, et nous faisons tout pour cela : il y a un centre sportif, et même une équipe de football à l’heure actuelle, un centre culturel… Et puis je souhaite offrir une récompense à tous les bacheliers qui auront effectué leur scolarité primaire à l’école de Cargèse. Je pense que c'est un bon lien entre l'école primaire et leur entrée dans la vie active. Je souhaite aussi développer les liens intergénérationnels entre les anciens et les jeunes pour favoriser la transmission et préserver nos traditions.
Quelle vision du cadre de vie défendez-vous pour Cargèse ?
Cargèse est un village quand même atypique qui a une histoire quand même assez singulière. Cette année, nous fêtons les 250 ans de la fondation du village. Aujourd’hui, Cargèse se développe et doit se développer. Mais pour moi, il ne faut pas que Cargèse devienne une ville ou un bourg où personne ne se connaît. Il faut que l’on continue ce développement dans une demi-mesure, car nous avons toutes les infrastructures qu’il faut et cela rend la vie plus facile à nos habitants.
Enfin, vous promettez une mairie ouverte et participative, avec un journal communal et une commission extra-municipale. Comment comptez-vous associer durablement les habitants aux décisions locales ?
Oui, je reconnais que la communication a été un manque lors de la dernière mandature avec François Garidacci. Pour pallier cela, je voudrais mettre en place un journal trimestriel qui explique, tous les trois mois, ce que nous avons fait et ce que nous sommes en train de faire, quel est le budget actuel... À mes yeux, il est très important que les Cargèsiens soient au courant de tout cela. J’ai aussi voulu la création d'un conseil municipal des jeunes et d'une commission extra-municipale de 7 ou 8 Cargèsiens qui vivent au village du 1er janvier au 31 décembre, et qui n’ont pas voulu s’engager sur une liste mais qui pourront venir discuter et proposer des idées au conseil municipal.
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