Vous êtes engagés en tant qu’Adjoint de la Ville d’Ajaccio aux côtés de Stéphane Sbraggia depuis plus de douze ans. Pourquoi avez-vous choisi de vous porter candidat à Sartène ?
C’est un choix personnel, un retour aux sources. Je suis un enfant du quartier de Paccialedda. Ces ruelles ont été le théâtre de mon enfance. J’y ai découvert à travers mes grands-parents « u taroccu sartinesu », dans l’église Sainte Marie j’ai chanté mes premières notes et par-dessus tout, j’y ai forgé des amitiés solides qui me soutiennent et m’accompagnent encore aujourd’hui. Sartène, c’est une part essentielle, fondamentale, de mon ADN : j’y puise mes racines, mon socle familial, du côté de ma mère comme de mon père. Comme beaucoup de Sartenais, la vie m’a conduit à Ajaccio pour travailler. Comme vous le précisez j’ai eu la chance de m’investir pleinement depuis douze ans comme adjoint au maire. J’y ai acquis une expérience dans de nombreux domaines de la vie publique. J’ai constitué un réseau humain, culturel et politique fécond. J’ai aussi compris le fonctionnement des institutions, les rouages administratifs, et l’importance de la concertation. Et je souhaite mettre cette expérience et ce réseau au service des sartenais.
Vous présentez votre liste ce samedi à 18h à l'hôtel des roches. D’où sont issus celles et ceux qui s’engagent au sein de votre démarche ?
À mes côtés, il y a une équipe plurielle mais soudée, compétente et ancrée ici. Des femmes et des hommes de terrain, issus de tous les horizons, ce sont des professionnels reconnus dans leur domaine, qui partagent une même exigence : servir l’intérêt général avec honnêteté, conviction et amour de notre ville. C’est une équipe prête à agir ! Ensemble, nous avons construit un projet clair, réaliste et ambitieux. Un projet tourné vers l’avenir, sans jamais renier notre identité. Un projet qui remet l’humain, le territoire et l’équilibre au cœur de l’action municipale. Nos priorités sont assumées.
Quels sont les axes forts de votre programme ?
Parce qu’une commune n’est jamais plus forte que lorsqu’elle protège et accompagne chacun de ses habitants, à Sartène, personne ne doit être laissé de côté. Notre première priorité consiste donc à faire de la solidarité et du bien-être un véritable socle municipal. Concrètement, cela signifie améliorer l’accès au logement pour nos jeunes via des dispositifs de primo-accession, à la santé, et faciliter l’usage des services publics pour tous. Le Pape François lors de sa venue en Corse, a dit deux choses : « faites des enfants, guidez-les au mieux, et occupez-vous de vos ainés » c’est exactement ce que nous comptons faire. Nous voulons mieux accompagner nos seniors, soutenir les familles et être présents auprès des personnes les plus fragiles. C’est pourquoi cette priorité arrive en tête de notre action. La deuxième priorité est le développement économique. Sartène doit rester une commune vivante, dynamique, et capable d’offrir des perspectives à ceux qui veulent y vivre et y travailler. Cela repose donc sur un double objectif : relancer l’attractivité économique tout en préservant l’équilibre du territoire. Nous devons soutenir nos entreprises, encourager les savoir-faire locaux et favoriser un emploi durable. Cela passe par un centre-ville plus accessible, plus accueillant, doté de poches de stationnement reliées par des navettes électriques, qui désengorgent le cœur historique sans l’étouffer. En parallèle, nous avons une responsabilité majeure : protéger nos terres agricoles, développer les circuits courts et à l’heure ou la Corse importe 97% de ce qu’elle consomme, avancer vers une autonomie alimentaire réaliste. Parce que nous avons pris énormément de retard dans le domaine, nous aurons seulement deux années pour effectuer notre plan local d’urbanisme. L’urbanisme doit être maîtrisé, pensé dans la durée, pour respecter la ruralité sartenaise, sa protection environnementale, tout en permettant un développement cohérent. Cette priorité est essentielle pour garantir l’avenir économique de la commune, sans renoncer à son identité profonde. Enfin la troisième priorité sera de moderniser la ville, de préparer le futur tout en améliorant le quotidien. Cela passe par trois chantiers majeurs : la transition numérique, la transition écologique et la relance culturelle et patrimoniale. Je suis conscient du potentiel de notre cité. Nous avons un décorum naturel encensé par Prosper Mérimée et tous ceux qui visitent la plus corse des villes corses. Nous voulons réaménager le cœur historique, le rendre plus vivant, plus agréable : végétalisation, mobiliers urbains, WC publics et une meilleure gestion de la propreté. Sartène à l’avenir ne doit pas être « consommée » cela doit être une véritable « expérience » pour nos visiteurs.
La piétonnisation du centre-ville de Sartène a fait l’objet de nombreux débats et a longtemps fait partie des sujets de discordes, quelle est votre position sur ce sujet sensible ?
La piétonnisation du centre-ville de Sartène est un sujet complexe, qui a suscité beaucoup de débats et parfois des divisions. Je pense justement que si cette question a cristallisé autant de tensions, c’est parce que l’on a, à un moment donné, oublié ce qui aurait dû être le point de départ : la consultation et la concertation. Si les Sartenais nous font confiance, mon rôle ne sera pas d’imposer une vision ou une décision déjà écrite, mais d’abord d’écouter, d’échanger et de construire avec des experts dans le domaine de la mobilité, les commerçants et l’ensemble des usagers de la ville. Avant même de parler de piétonnisation en tant que telle, il me semble indispensable de remettre les priorités au bon endroit. La première d’entre elles, c’est la sécurité : sécurité des piétons, des riverains, des enfants, mais aussi accès pour les secours, les services indispensables et la vie quotidienne. C’est à partir de cette exigence fondamentale, partagée par tous, que la réflexion pourra être menée sereinement. La piétonnisation ne doit pas être un dogme, mais un éventuel outil au service du bien-vivre ensemble, et de l’attractivité de notre centre-ville, décidé collectivement, en tenant compte des réalités locales et des besoins concrets de Sartène et de ses habitants.
Vous allez faire face à - au moins - cinq autres listes en lice qui briguent la mairie. La bataille électorale s’annonce ardue, comment l’appréhendez-vous ?
J’aborde cette échéance avec beaucoup de sérénité. Le fait qu’il y ait plusieurs listes en lice est avant tout le signe d’une démocratie vivante, et je la respecte profondément. Chacun a le droit de porter une vision et de la soumettre aux Sartenaises et aux Sartenais. Pour l’heure, notre priorité n’est pas la bataille des chiffres ou des stratégies, mais le terrain. Avec mon équipe, nous sommes pleinement mobilisés pour aller à la rencontre des habitants, écouter, échanger et convaincre du bien-fondé de notre projet et de notre vision pour l’avenir de Sartène. Nous restons concentrés sur l’essentiel : Sartène et les Sartenais. C’est autour de cet objectif, et uniquement de celui-là, que nous menons notre engagement, dans le respect, la clarté et la proximité.
Enfin, un mot sur la disparition de Dominique Bucchini ?
C’est un enfant de Sartène qui vient de nous quitter, un homme engagé, respectable et respecté qui aura su rester tout au long de son parcours, fidèle à ses valeurs, qu’il a défendues avec constance, sincérité et courage. Même dans le débat et parfois dans la divergence, il n’a jamais renoncé à ce qui fondait ses convictions profondes. Son attachement à la Corse, à la justice sociale et au respect des femmes et des hommes qui la composent sera surement ce que l’on retiendra de lui.
C’est un choix personnel, un retour aux sources. Je suis un enfant du quartier de Paccialedda. Ces ruelles ont été le théâtre de mon enfance. J’y ai découvert à travers mes grands-parents « u taroccu sartinesu », dans l’église Sainte Marie j’ai chanté mes premières notes et par-dessus tout, j’y ai forgé des amitiés solides qui me soutiennent et m’accompagnent encore aujourd’hui. Sartène, c’est une part essentielle, fondamentale, de mon ADN : j’y puise mes racines, mon socle familial, du côté de ma mère comme de mon père. Comme beaucoup de Sartenais, la vie m’a conduit à Ajaccio pour travailler. Comme vous le précisez j’ai eu la chance de m’investir pleinement depuis douze ans comme adjoint au maire. J’y ai acquis une expérience dans de nombreux domaines de la vie publique. J’ai constitué un réseau humain, culturel et politique fécond. J’ai aussi compris le fonctionnement des institutions, les rouages administratifs, et l’importance de la concertation. Et je souhaite mettre cette expérience et ce réseau au service des sartenais.
Vous présentez votre liste ce samedi à 18h à l'hôtel des roches. D’où sont issus celles et ceux qui s’engagent au sein de votre démarche ?
À mes côtés, il y a une équipe plurielle mais soudée, compétente et ancrée ici. Des femmes et des hommes de terrain, issus de tous les horizons, ce sont des professionnels reconnus dans leur domaine, qui partagent une même exigence : servir l’intérêt général avec honnêteté, conviction et amour de notre ville. C’est une équipe prête à agir ! Ensemble, nous avons construit un projet clair, réaliste et ambitieux. Un projet tourné vers l’avenir, sans jamais renier notre identité. Un projet qui remet l’humain, le territoire et l’équilibre au cœur de l’action municipale. Nos priorités sont assumées.
Quels sont les axes forts de votre programme ?
Parce qu’une commune n’est jamais plus forte que lorsqu’elle protège et accompagne chacun de ses habitants, à Sartène, personne ne doit être laissé de côté. Notre première priorité consiste donc à faire de la solidarité et du bien-être un véritable socle municipal. Concrètement, cela signifie améliorer l’accès au logement pour nos jeunes via des dispositifs de primo-accession, à la santé, et faciliter l’usage des services publics pour tous. Le Pape François lors de sa venue en Corse, a dit deux choses : « faites des enfants, guidez-les au mieux, et occupez-vous de vos ainés » c’est exactement ce que nous comptons faire. Nous voulons mieux accompagner nos seniors, soutenir les familles et être présents auprès des personnes les plus fragiles. C’est pourquoi cette priorité arrive en tête de notre action. La deuxième priorité est le développement économique. Sartène doit rester une commune vivante, dynamique, et capable d’offrir des perspectives à ceux qui veulent y vivre et y travailler. Cela repose donc sur un double objectif : relancer l’attractivité économique tout en préservant l’équilibre du territoire. Nous devons soutenir nos entreprises, encourager les savoir-faire locaux et favoriser un emploi durable. Cela passe par un centre-ville plus accessible, plus accueillant, doté de poches de stationnement reliées par des navettes électriques, qui désengorgent le cœur historique sans l’étouffer. En parallèle, nous avons une responsabilité majeure : protéger nos terres agricoles, développer les circuits courts et à l’heure ou la Corse importe 97% de ce qu’elle consomme, avancer vers une autonomie alimentaire réaliste. Parce que nous avons pris énormément de retard dans le domaine, nous aurons seulement deux années pour effectuer notre plan local d’urbanisme. L’urbanisme doit être maîtrisé, pensé dans la durée, pour respecter la ruralité sartenaise, sa protection environnementale, tout en permettant un développement cohérent. Cette priorité est essentielle pour garantir l’avenir économique de la commune, sans renoncer à son identité profonde. Enfin la troisième priorité sera de moderniser la ville, de préparer le futur tout en améliorant le quotidien. Cela passe par trois chantiers majeurs : la transition numérique, la transition écologique et la relance culturelle et patrimoniale. Je suis conscient du potentiel de notre cité. Nous avons un décorum naturel encensé par Prosper Mérimée et tous ceux qui visitent la plus corse des villes corses. Nous voulons réaménager le cœur historique, le rendre plus vivant, plus agréable : végétalisation, mobiliers urbains, WC publics et une meilleure gestion de la propreté. Sartène à l’avenir ne doit pas être « consommée » cela doit être une véritable « expérience » pour nos visiteurs.
La piétonnisation du centre-ville de Sartène a fait l’objet de nombreux débats et a longtemps fait partie des sujets de discordes, quelle est votre position sur ce sujet sensible ?
La piétonnisation du centre-ville de Sartène est un sujet complexe, qui a suscité beaucoup de débats et parfois des divisions. Je pense justement que si cette question a cristallisé autant de tensions, c’est parce que l’on a, à un moment donné, oublié ce qui aurait dû être le point de départ : la consultation et la concertation. Si les Sartenais nous font confiance, mon rôle ne sera pas d’imposer une vision ou une décision déjà écrite, mais d’abord d’écouter, d’échanger et de construire avec des experts dans le domaine de la mobilité, les commerçants et l’ensemble des usagers de la ville. Avant même de parler de piétonnisation en tant que telle, il me semble indispensable de remettre les priorités au bon endroit. La première d’entre elles, c’est la sécurité : sécurité des piétons, des riverains, des enfants, mais aussi accès pour les secours, les services indispensables et la vie quotidienne. C’est à partir de cette exigence fondamentale, partagée par tous, que la réflexion pourra être menée sereinement. La piétonnisation ne doit pas être un dogme, mais un éventuel outil au service du bien-vivre ensemble, et de l’attractivité de notre centre-ville, décidé collectivement, en tenant compte des réalités locales et des besoins concrets de Sartène et de ses habitants.
Vous allez faire face à - au moins - cinq autres listes en lice qui briguent la mairie. La bataille électorale s’annonce ardue, comment l’appréhendez-vous ?
J’aborde cette échéance avec beaucoup de sérénité. Le fait qu’il y ait plusieurs listes en lice est avant tout le signe d’une démocratie vivante, et je la respecte profondément. Chacun a le droit de porter une vision et de la soumettre aux Sartenaises et aux Sartenais. Pour l’heure, notre priorité n’est pas la bataille des chiffres ou des stratégies, mais le terrain. Avec mon équipe, nous sommes pleinement mobilisés pour aller à la rencontre des habitants, écouter, échanger et convaincre du bien-fondé de notre projet et de notre vision pour l’avenir de Sartène. Nous restons concentrés sur l’essentiel : Sartène et les Sartenais. C’est autour de cet objectif, et uniquement de celui-là, que nous menons notre engagement, dans le respect, la clarté et la proximité.
Enfin, un mot sur la disparition de Dominique Bucchini ?
C’est un enfant de Sartène qui vient de nous quitter, un homme engagé, respectable et respecté qui aura su rester tout au long de son parcours, fidèle à ses valeurs, qu’il a défendues avec constance, sincérité et courage. Même dans le débat et parfois dans la divergence, il n’a jamais renoncé à ce qui fondait ses convictions profondes. Son attachement à la Corse, à la justice sociale et au respect des femmes et des hommes qui la composent sera surement ce que l’on retiendra de lui.











Envoyer à un ami
Version imprimable





