LE SOLEIL À LA FENÊTRE
Se lever, courir à la fenêtre, revoir les étoiles, embuer les vitres d’haleine pour des dessins éphémères et caresser du nez la fraîcheur du matin, c’était mon rituel d’écolier...
Après mon bol de café au lait, le soleil se hâtait de naître et venait libérer les couleurs de la vallée...
LA LAMPE À PÉTROLE
Je me pose encore aujourd’hui la question de savoir pourquoi nous n’avions qu’une seule lampe à pétrole pour une si grande maison ? Même après l’arrivée éblouissante de l’électricité, il était indispensable de posséder une lampe à pétrole, car les soirs d’orage ou de grand vent, nous nous retrouvions inévitablement dans l’obscurité. Parfois, la géante clarté portée à bout de bras vers d’autres pièces me laissait orphelin dans le noir où je jouais à tâtons à deviner et à saisir les objets environnants. Je dois convenir qu’au cœur de l’hiver, nous passions de longues heures à la nuit tombée à la seule lueur du feu de cheminée. On entend de nos jours très souvent dire : « C’était le bon temps ! »
LE THÉÂTRE
Deux à trois fois dans l’été, sous la direction d’affectueuses organisatrices, nous, les enfants, donnions une représentation théâtrale sur la place du Perron. Il doit y avoir encore quelques photographies dans les armoires familiales pour témoigner de ce temps. Aux dires de ma mère, dans son enfance, le théâtre au village reproduisait les scènes de conflits entre villageois. Ainsi, les disputes d’arrosage dans les jardins en terrasse étaient tournées en dérision sur les « planches » et sous les applaudissements des « belligérants ». Si tout le monde jouait à la guerre, nous vivrions tous en paix !
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Henri Medori, poète, est l’auteur de plusieurs recueils de poésies, de nombreux livres pour la jeunesse et d’un roman Le Bleu de rivière, parus aux éditions Aedis.
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"Une vie d'enfant", éditions Aedis, 14,90 €, parution le 20 Avril en librairie
Se lever, courir à la fenêtre, revoir les étoiles, embuer les vitres d’haleine pour des dessins éphémères et caresser du nez la fraîcheur du matin, c’était mon rituel d’écolier...
Après mon bol de café au lait, le soleil se hâtait de naître et venait libérer les couleurs de la vallée...
LA LAMPE À PÉTROLE
Je me pose encore aujourd’hui la question de savoir pourquoi nous n’avions qu’une seule lampe à pétrole pour une si grande maison ? Même après l’arrivée éblouissante de l’électricité, il était indispensable de posséder une lampe à pétrole, car les soirs d’orage ou de grand vent, nous nous retrouvions inévitablement dans l’obscurité. Parfois, la géante clarté portée à bout de bras vers d’autres pièces me laissait orphelin dans le noir où je jouais à tâtons à deviner et à saisir les objets environnants. Je dois convenir qu’au cœur de l’hiver, nous passions de longues heures à la nuit tombée à la seule lueur du feu de cheminée. On entend de nos jours très souvent dire : « C’était le bon temps ! »
LE THÉÂTRE
Deux à trois fois dans l’été, sous la direction d’affectueuses organisatrices, nous, les enfants, donnions une représentation théâtrale sur la place du Perron. Il doit y avoir encore quelques photographies dans les armoires familiales pour témoigner de ce temps. Aux dires de ma mère, dans son enfance, le théâtre au village reproduisait les scènes de conflits entre villageois. Ainsi, les disputes d’arrosage dans les jardins en terrasse étaient tournées en dérision sur les « planches » et sous les applaudissements des « belligérants ». Si tout le monde jouait à la guerre, nous vivrions tous en paix !
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Henri Medori, poète, est l’auteur de plusieurs recueils de poésies, de nombreux livres pour la jeunesse et d’un roman Le Bleu de rivière, parus aux éditions Aedis.
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"Une vie d'enfant", éditions Aedis, 14,90 €, parution le 20 Avril en librairie
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