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Linguizzetta : La situation du Domaine de Casabianca inquiète…


Rédigé par le Lundi 6 Août 2018 à 17:26 | Modifié le Lundi 6 Août 2018 - 17:43


Christian Orsucci, président de la Safer Corse, Joseph Colombani, président de la chambre régionale d'agriculture, Jean-Marc Venturi, président de la chambre d'Agriculture de la Haute-Corse et Don-Louis Vallesi, président des Jeunes Agriculteurs de Haute-Corse, s'inquiètent, dans un communiqué commun, de l'avenir du Domaine de Casabianca


Linguizzetta : La situation du Domaine de Casabianca inquiète…
La Safer de Corse, la Chambre Régionale d‘Agriculture ainsi que les Organisations Professionnelles Agricoles de la Haute-Corse à savoir la Chambre Départementale d’Agriculture, la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs réunis le 31 Juillet 2018 ont évoqué l’avenir du Domaine de Casabianca situé sur la Commune de Linguizzetta.
Il a été rappelé que la Safer de Corse a formulé son offre d’achat dans les délais impartis, soit le 18 Avril 2018. Il s’avère qu’à ce jour aucune décision relative à la vente du domaine n’a été prise. Qu’en conséquence, la profession agricole est soucieuse et inquiète du devenir de ce domaine.

 

En effet, on constate un état d’inculture et d’abandon très important sur l’ensemble du vignoble. Sur les 220 ha de vignes, toute reprise d’exploitation est d’ores et déjà impossible sur 70ha. Pour le reste, soit 150ha environ, la dégradation végétale se poursuit depuis le printemps.
De plus, sans traitement depuis 2 ans, l’ensemble du vignoble est touché par de nombreuses maladies phytosanitaires qui se propagent au fil du temps sur les vignobles avoisinants.
Cet état conjugué à l’absence de taille et d’entretien accentue le processus d’abandon, augmente le risque d’incendie et rend difficile une remise en culture économiquement viable.
A cela, s’ajoute la perte de 30 ha de droits de plantations de vignes, échus au 31 Juillet 2018, dépréciant ainsi le domaine et venant en contrarier encore plus la valorisation ultérieure.

 

L’irresponsabilité de cette gestion catastrophique relève non seulement des lenteurs de la procédure de liquidation judiciaire, mais aussi et surtout d’absence de gestion par le Mandataire Judiciaire qui ne pouvait s’exonérer de rechercher les voies et les moyens nécessaires à la préservation, a minima, de l’essentiel, à savoir le capital végétal.
L’incertitude dans le temps qui prédomine quant à la reprise du Domaine par la Safer, complique et rend aléatoire la mise en place d’exploitations rationnelles et économiquement viables.
Telle est la situation du domaine viticole et en corollaire des difficiles conditions de reprise à venir qui, si elles s’éternisent risquent d’hypothéquer d’avantage l’avenir du domaine.

 

Il était de notre devoir de réagir face à cette situation économiquement inacceptable, impactant toute une profession agricole, et notamment les jeunes agriculteurs, qui, face à une offre foncière déjà exsangue, ont le droit de pouvoir s’installer dans des conditions financières et économiques compatibles avec les activités agricoles qu’ils entendent développer.

 





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