Près de 1 800 cancers sont diagnostiqués chaque année en Corse, selon Santé publique France. Pour de nombreux patients, ces chiffres ont longtemps rimé avec départs contraints vers le continent pour se faire soigner, loin de leurs familles. Vécue comme une double peine, dans une île où l’avion a souvent été présenté comme « le meilleur médecin », cette réalité injuste a toutefois profondément évolué ces dernières années, notamment au centre hospitalier d’Ajaccio où de plus en plus de cancers sont intégralement pris en charge. « Il y aura toujours des situations compliquées, des pathologies rares, l'absence d'une filière dédiée en Corse pour certaines maladies. Mais il y a de plus en plus de pathologies en cancérologie, où on peut faire toute la chaîne de soins sur place », souligne ainsi le Dr Jean-François Berdah, chef de service d’oncologie médicale et chef de pôle de la cancérologie à l’hôpital de la Miséricorde.
Après avoir exercé longtemps dans des structures du sud de la France, ce spécialiste expérimenté originaire de Vivario, a décidé de venir exercer dans la cité impériale en 2022. Une installation décisive qui a permis de faire bouger les lignes. « Quand je suis arrivé ici, j'étais le seul oncologue. Désormais, nous sommes quatre et en septembre nous serons 5 ou peut-être 6. Forcément cela amène des rendez-vous en plus, de la rapidité, mais aussi des contacts en équipe », indique-t-il. Si bien que depuis 4 ans, l’activité d’oncologie a connu une croissance très importante. « À l'époque, nous faisions 4500 séances de chimiothérapie par an. Maintenant nous arrivons à 8000. Nous avons quasiment doublé notre activité, ce qui est invraisemblable », dévoile le Dr Berdah en reprenant : « Si l'activité de tous les centres de France augmente, chez nous elle l’a fait de façon très significative année après année depuis 2022. C’est le signe d'une confiance accrue de la part des patients et des soignants de la région d'Ajaccio et de la Corse du Sud, qui nous adressent davantage de patients. Et puis il y a un cercle vertueux qui s’est créé, avec la mise en place de tout un tas de choses qu'on a construit pour que les parcours des patients se passent au mieux. Par exemple, nous avons créé l'Institut du sein pour accompagner les patientes dès la biopsie jusqu'à la chirurgie, puis ensuite à la chimiothérapie ou à la radiothérapie s'il y en a besoin ».
Construire un pôle d’excellence
Le départ de l’hôpital de Castelluccio et l’installation de l’équipe d’oncologie au sein du nouvel hôpital d’Ajaccio, début 2025, a également marqué un tournant. « C’est une structure neuve, plus dynamique, avec une vraie vocation d’unité de lieu et de soins », souligne le Dr Jean-François Berdah. Une évolution structurelle qui ouvre la voie, à terme, à la constitution d’un pôle d’excellence régional en matière de prise en charge des cancers. « Nous essayons d’être plus rapides, plus précis, plus efficaces, tout en gardant ce côté bienveillant et humain que nous avons forgé depuis longtemps. Il ne faut pas perdre les qualités que nous avions, tout en continuant à être ambitieux et à offrir au maximum de patients des soins de bonne qualité », appuie le Dr Berdah.
Après avoir exercé longtemps dans des structures du sud de la France, ce spécialiste expérimenté originaire de Vivario, a décidé de venir exercer dans la cité impériale en 2022. Une installation décisive qui a permis de faire bouger les lignes. « Quand je suis arrivé ici, j'étais le seul oncologue. Désormais, nous sommes quatre et en septembre nous serons 5 ou peut-être 6. Forcément cela amène des rendez-vous en plus, de la rapidité, mais aussi des contacts en équipe », indique-t-il. Si bien que depuis 4 ans, l’activité d’oncologie a connu une croissance très importante. « À l'époque, nous faisions 4500 séances de chimiothérapie par an. Maintenant nous arrivons à 8000. Nous avons quasiment doublé notre activité, ce qui est invraisemblable », dévoile le Dr Berdah en reprenant : « Si l'activité de tous les centres de France augmente, chez nous elle l’a fait de façon très significative année après année depuis 2022. C’est le signe d'une confiance accrue de la part des patients et des soignants de la région d'Ajaccio et de la Corse du Sud, qui nous adressent davantage de patients. Et puis il y a un cercle vertueux qui s’est créé, avec la mise en place de tout un tas de choses qu'on a construit pour que les parcours des patients se passent au mieux. Par exemple, nous avons créé l'Institut du sein pour accompagner les patientes dès la biopsie jusqu'à la chirurgie, puis ensuite à la chimiothérapie ou à la radiothérapie s'il y en a besoin ».
Construire un pôle d’excellence
Le départ de l’hôpital de Castelluccio et l’installation de l’équipe d’oncologie au sein du nouvel hôpital d’Ajaccio, début 2025, a également marqué un tournant. « C’est une structure neuve, plus dynamique, avec une vraie vocation d’unité de lieu et de soins », souligne le Dr Jean-François Berdah. Une évolution structurelle qui ouvre la voie, à terme, à la constitution d’un pôle d’excellence régional en matière de prise en charge des cancers. « Nous essayons d’être plus rapides, plus précis, plus efficaces, tout en gardant ce côté bienveillant et humain que nous avons forgé depuis longtemps. Il ne faut pas perdre les qualités que nous avions, tout en continuant à être ambitieux et à offrir au maximum de patients des soins de bonne qualité », appuie le Dr Berdah.
Le Dr Jean-François Berdah est chef de service d’oncologie médicale et chef de pôle de la cancérologie à l’hôpital de la Miséricorde.
D’ores et déjà, ces évolutions tangibles de la prise en charge sont observées au quotidien par les associations qui accompagnent les patients corses atteints de cancers. « Grâce à l'union des forces, et au travail en bonne intelligence de chacun, on est en train de renouer avec la confiance. Avant, après un diagnostic de cancer, quand on m’appelait pour me demander quoi faire, je disais systématiquement : partez. Aujourd’hui, je dis que les patients ont la capacité d’être accueillis et bien pris en charge à Ajaccio », témoigne Catherine Riera, la présidente de La Marie-Do. « Il y a encore quelques années, les oncologues intervenaient ponctuellement depuis Marseille. Cela changeait sans arrêt. Les patients n’arrivaient pas à créer un lien de confiance. Or, quand on est malade, on a envie d’avoir le même médecin, semaine après semaine, qui connaît votre dossier», rappelle-t-elle, « Désormais, avec cinq oncologues installés en permanence à Ajaccio, il y a un vrai suivi, une vraie connaissance des dossiers et un lien de confiance qui se crée ». Une stabilité essentielle, notamment pour les situations les plus complexes. « Le service d’oncologie se bat jusqu’au bout pour ses patients, y compris lorsqu’il s’agit de trouver des essais cliniques. Ils cherchent des solutions et n’hésitent pas, quand c’est nécessaire, à orienter vers des CHU disposant de protocoles de pointe, dans une logique de thérapies de plus en plus personnalisées », insiste encore la présidente de La Marie-Do. Dans ce droit fil, une des forces du service de cancérologie de l’hôpital d’Ajaccio est d’avoir réussi à tisser des coopérations renforcées avec de grands centres de référence. « Nous avons mis en place un groupement de coopération sanitaire avec l’Institut Paoli-Calmettes et Gustave Roussy », explique le Dr Berdah. « Cela permet des échanges rapides, des renforts ponctuels de ressources humaines, mais aussi des demandes de deuxième avis facilitées. Quand un patient est adressé depuis un centre de cancérologie, il est pris en charge plus rapidement ».
Une montée en puissance du site ajaccien
Par ailleurs, au-delà des traitements, l’accent est aussi mis sur l’accompagnement global des patients, grâce à une équipe de soins de support structurée. « Il y a ici une équipe qui prend les patients par la main, au sens propre comme au sens figuré », décrit le chef de service, « Nous proposons de la réflexologie, de la sophrologie, ou encore un accompagnement psychologique. Le fait que ce soit toujours la même équipe, auprès des mêmes patients, crée un lien très fort. Et cette équipe se déplace aussi au domicile, ce qui ne se fait pas partout ». Un accompagnement précieux que l’association La Marie-Do contribue à mettre en place. « Nous finançons une socio-esthéticienne et une réflexologue à l’hôpital d’Ajaccio. Et après les traitements, nous proposons des ateliers parole-bien-être. Beaucoup de patients nous disent qu’une fois la prise en charge thérapeutique terminée, ils ont l’impression d’être lâchés. Ces ateliers permettent de recréer un cadre, un lien, dans un environnement bienveillant », indique-t-elle.
Plus loin, grâce à La Marie-Do, d’importants investissements ont pu être réalisés dans les hôpitaux corses pour améliorer la prise en charge des malades. Dernier en date, l’association à contribuer à hauteur de 146 000 euros à la modernisation du service d’anatomopathologie de l’hôpital de la Miséricorde, permettant au site ajaccien de monter encore en puissance. « C’est un investissement très important, notamment pour l’uniformisation des prélèvements », se réjouit le Dr Jean-François Berdah. « Désormais, tout ce qui est analysé ici — biopsies, tumeurs opérées ou autres prélèvements — pourra être conservé sous forme numérisée, et non plus uniquement sur des lames physiques. Cela représente un progrès majeur en termes de sécurité, de conservation et de réutilisation des données. Les images peuvent être agrandies, partagées entre équipes, analysées à distance, et demain intégrées à des outils d’intelligence artificielle capables d’identifier des anomalies que l’œil humain ne peut pas toujours détecter ».
L’installation d’un PET-Scan toujours en attente
« Mais pour une prise en charge optimale, qui nous manque encore aujourd’hui, c’est un PET-scan et la biologie moléculaire sur place », concède en parallèle le chef de pôle de cancérologie. « C'est le serpent de mer qui revient régulièrement, même si on avance doucement vers son implantation en Corse. Ce qui nous manque aussi, c'est de la biologie moléculaire, puisqu'on sait que maintenant, pratiquement tous les patients, un jour ou l'autre, vont avoir besoin d'une prise de sang ou d'une analyse de leur biopsie ou de leur tumeur pour vérifier qu'il n'y ait pas une anomalie, une mutation qui les rendrait éligibles à un traitement particulier.Aujourd’hui, nous sommes obligés d'envoyer les prélèvements. Ce n'est pas une perte de chance ou une perte de temps, mais c'est en tout cas un côté pour le moins peu pratique que de devoir systématiquement envoyer et attendre que le résultat revienne ».
Preuve toutefois que l’hôpital d’Ajaccio tend s'inscrire dans une dynamique de recherche, d'aller chercher toujours les avancées pour mieux prendre en charge les patients, dans les prochaines semaines, le Dr Berdah participera à un congrès mondial de cancérologie urologie à San Francisco. Un sommet qui rassemblera les plus grands spécialistes des cancers de la vessie et de la prostate et qui permettra au praticien ajaccien d’en apprendre plus sur les dernières nouveautés thérapeutiques. « Ce sont des choses que on fait régulièrement, mais il y a des congrès comme celui-ci qui sont un peu plus prestigieux qui nous permettent d’avoir l'information au plus près, au plus vite. C'est-à-dire que si on voit l'émergence de tel ou tel médicament ou de tel ou tel protocole, on pourra l'appliquer rapidement aux patients d'Ajaccio plutôt que d'attendre de voir ce qu'en disent les sociétés savantes et les grands centres. Là, s'il y a des choses nouvelles, le lundi matin, quand je reviendrai, je pourrais dire à mes collègues, la nouveauté c'est cela, et à partir de la semaine prochaine, on peut la mettre en place », avance-t-il, « Et puis, l'avantage d'aller à un tel congrès, c'est que vous rencontrez des confrères venus de partout, vous pouvez les questionner et discuter de protocoles qu’ils ont mis en place ».
Ancrer les soins sur le territoire
Une montée en puissance du site ajaccien
Par ailleurs, au-delà des traitements, l’accent est aussi mis sur l’accompagnement global des patients, grâce à une équipe de soins de support structurée. « Il y a ici une équipe qui prend les patients par la main, au sens propre comme au sens figuré », décrit le chef de service, « Nous proposons de la réflexologie, de la sophrologie, ou encore un accompagnement psychologique. Le fait que ce soit toujours la même équipe, auprès des mêmes patients, crée un lien très fort. Et cette équipe se déplace aussi au domicile, ce qui ne se fait pas partout ». Un accompagnement précieux que l’association La Marie-Do contribue à mettre en place. « Nous finançons une socio-esthéticienne et une réflexologue à l’hôpital d’Ajaccio. Et après les traitements, nous proposons des ateliers parole-bien-être. Beaucoup de patients nous disent qu’une fois la prise en charge thérapeutique terminée, ils ont l’impression d’être lâchés. Ces ateliers permettent de recréer un cadre, un lien, dans un environnement bienveillant », indique-t-elle.
Plus loin, grâce à La Marie-Do, d’importants investissements ont pu être réalisés dans les hôpitaux corses pour améliorer la prise en charge des malades. Dernier en date, l’association à contribuer à hauteur de 146 000 euros à la modernisation du service d’anatomopathologie de l’hôpital de la Miséricorde, permettant au site ajaccien de monter encore en puissance. « C’est un investissement très important, notamment pour l’uniformisation des prélèvements », se réjouit le Dr Jean-François Berdah. « Désormais, tout ce qui est analysé ici — biopsies, tumeurs opérées ou autres prélèvements — pourra être conservé sous forme numérisée, et non plus uniquement sur des lames physiques. Cela représente un progrès majeur en termes de sécurité, de conservation et de réutilisation des données. Les images peuvent être agrandies, partagées entre équipes, analysées à distance, et demain intégrées à des outils d’intelligence artificielle capables d’identifier des anomalies que l’œil humain ne peut pas toujours détecter ».
L’installation d’un PET-Scan toujours en attente
« Mais pour une prise en charge optimale, qui nous manque encore aujourd’hui, c’est un PET-scan et la biologie moléculaire sur place », concède en parallèle le chef de pôle de cancérologie. « C'est le serpent de mer qui revient régulièrement, même si on avance doucement vers son implantation en Corse. Ce qui nous manque aussi, c'est de la biologie moléculaire, puisqu'on sait que maintenant, pratiquement tous les patients, un jour ou l'autre, vont avoir besoin d'une prise de sang ou d'une analyse de leur biopsie ou de leur tumeur pour vérifier qu'il n'y ait pas une anomalie, une mutation qui les rendrait éligibles à un traitement particulier.Aujourd’hui, nous sommes obligés d'envoyer les prélèvements. Ce n'est pas une perte de chance ou une perte de temps, mais c'est en tout cas un côté pour le moins peu pratique que de devoir systématiquement envoyer et attendre que le résultat revienne ».
Preuve toutefois que l’hôpital d’Ajaccio tend s'inscrire dans une dynamique de recherche, d'aller chercher toujours les avancées pour mieux prendre en charge les patients, dans les prochaines semaines, le Dr Berdah participera à un congrès mondial de cancérologie urologie à San Francisco. Un sommet qui rassemblera les plus grands spécialistes des cancers de la vessie et de la prostate et qui permettra au praticien ajaccien d’en apprendre plus sur les dernières nouveautés thérapeutiques. « Ce sont des choses que on fait régulièrement, mais il y a des congrès comme celui-ci qui sont un peu plus prestigieux qui nous permettent d’avoir l'information au plus près, au plus vite. C'est-à-dire que si on voit l'émergence de tel ou tel médicament ou de tel ou tel protocole, on pourra l'appliquer rapidement aux patients d'Ajaccio plutôt que d'attendre de voir ce qu'en disent les sociétés savantes et les grands centres. Là, s'il y a des choses nouvelles, le lundi matin, quand je reviendrai, je pourrais dire à mes collègues, la nouveauté c'est cela, et à partir de la semaine prochaine, on peut la mettre en place », avance-t-il, « Et puis, l'avantage d'aller à un tel congrès, c'est que vous rencontrez des confrères venus de partout, vous pouvez les questionner et discuter de protocoles qu’ils ont mis en place ».
Ancrer les soins sur le territoire
Grâce aux avancées majeures de la recherche, si le cancer reste une maladie grave, les espoirs de guérison sont aujourd’hui bien réels. « Il y a 25 ans, on guérissait un patient sur deux. Désormais, c’est presque deux sur trois. L’objectif, c’est d’en guérir quatre sur cinq dans vingt ans », détaille le Dr Berdah, « Mais le cancer reste une maladie potentiellement mortelle. Quand un diagnostic est posé, tout le monde pense immédiatement au danger vital, même si certaines pathologies se soignent aujourd’hui très bien ».
Dans ce contexte, alors que l’on sait que le moral joue beaucoup pour la guérison, la possibilité de se faire soigner au plus près de chez soi revêt une importance particulière. « Partir pour se soigner est parfois indispensable », reconnaît l’oncologue, « Mais quand ce n’est pas nécessaire, cela peut vite devenir très compliqué pour les patients. Quand une chimiothérapie est programmée toutes les trois semaines, au début on part. Mais au bout de plusieurs mois, après une quinzaine d’allers-retours en avion, c’est extrêmement fatigant ». Des contraintes logistiques qui s’ajoutent à la lourdeur des traitements et aux inquiétudes liées à l’éloignement des proches.
Pour le praticien, le maintien des soins sur l’île, lorsque cela est possible, constitue donc une véritable clef de voute dans la prise en charge globale. « Je suis persuadé que se soigner près de chez soi peut être bénéfique. Le rôle de la famille est important, et particulièrement en Corse. Pouvoir rester entouré, accompagné, cela compte dans le parcours de soins », appuie-t-il. Ainsi, si la montée en puissance progressive de la cancérologie à Ajaccio n’efface pas toutes les difficultés, elle représente désormais un soutien supplémentaire pour les patients en ancrant leurs soins sur le territoire. Afin de mieux les accompagner vers la guérison.
Dans ce contexte, alors que l’on sait que le moral joue beaucoup pour la guérison, la possibilité de se faire soigner au plus près de chez soi revêt une importance particulière. « Partir pour se soigner est parfois indispensable », reconnaît l’oncologue, « Mais quand ce n’est pas nécessaire, cela peut vite devenir très compliqué pour les patients. Quand une chimiothérapie est programmée toutes les trois semaines, au début on part. Mais au bout de plusieurs mois, après une quinzaine d’allers-retours en avion, c’est extrêmement fatigant ». Des contraintes logistiques qui s’ajoutent à la lourdeur des traitements et aux inquiétudes liées à l’éloignement des proches.
Pour le praticien, le maintien des soins sur l’île, lorsque cela est possible, constitue donc une véritable clef de voute dans la prise en charge globale. « Je suis persuadé que se soigner près de chez soi peut être bénéfique. Le rôle de la famille est important, et particulièrement en Corse. Pouvoir rester entouré, accompagné, cela compte dans le parcours de soins », appuie-t-il. Ainsi, si la montée en puissance progressive de la cancérologie à Ajaccio n’efface pas toutes les difficultés, elle représente désormais un soutien supplémentaire pour les patients en ancrant leurs soins sur le territoire. Afin de mieux les accompagner vers la guérison.
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