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Jean-Yves Leccia, directeur général de Corse Composites: "Nous n’aurons pas le temps de faire du tourisme…"


Rédigé par Jose FANCHI le Mercredi 22 Mars 2017 à 18:24 | Modifié le Mercredi 22 Mars 2017 - 18:26


Posé, affable, connaissant son sujet sur le bout des doigts – il est l’un des pionniers de CCA – Jean-Yves Leccia mise énormément sur cette semaine à Montréal pour donner plus de force encore à l’entreprise qu’il dirige depuis de nombreuses années. Il connait mieux que personne le combat engagé pour faire aller de l’avant l’entreprise insulaire. Cette « sortie » au pays de l’érable, à l'occasion du salon Aeromart de Montréal, peut s’avérer capitale pour CCA.


Jean-Yves Leccia, directeur général de Corse Composites: "Nous n’aurons pas le temps de faire du tourisme…"
- On ne peut pas dire que vous allez au Canada pour y faire du tourisme ?
Certainement pas. Nous n’aurons pas le temps de visiter le pays ! En revanche nous y allons pour chercher de nouveaux marchés. Le Canada est une porte d’entrée pour nous par rapport au marché Nord-Américain et des constructeurs comme Boeing, Bombardier etc. C’est un pays très intéressant qui ressemble un petit peu à ce que l’on a chez nous au niveau d’Air Bus. C’est une des étapes que l’on franchit. Il y a peu, nous avons passé une semaine aux Etats-Unis pour voir des constructeurs Nord-Américains. Nous en rencontrerons d’autre au cours de la semaine du 3 au 7 avril et à termes, ce que l’on espère, c’est de décrocher des marchés pour ces constructeurs, les intéresser, démontrer la valeur ajoutée que peut amener CCA et le Pôle des Industries aéronautiques Corse dans leur activité. Si c’est le cas, cela nous permettra de diversifier notre activité, diversifier notre portefeuilles client, donc de limiter les risques en cas de crise et surtout continuer à faire croitre l’entreprise CCA et le Pôle.

- Comment situez-vous CCA par rapport aux autres entreprises aéronautiques?
- Je vous donne un exemple : notre plus petit concurrent est dix fois plus important que nous, ca veut dire que nous sommes un petit « ovni » sur ce marché mais nous tirons notre épingle du jeu de par la compétence et l’expertise que nous avons sur certaines familles de pièces. Donc, affronter des grands concurrents ne nous fait pas particulièrement peur. On sait ce que l’on peut apporter et ce que l’on n’est pas capable d’apporter. Donc, on vend ce qu’on est capable d’apporter à un client. Sur un avion, il y a beaucoup de choses très différentes à faire et surtout beaucoup de place pour Corse Composites.

- Les grands constructeurs connaissent votre existence ?
- Pas obligatoirement. Un groupe comme Boeing sait que nous existons mais il faut s’imaginer que ces gens là voient du monde et celui-ci bouge en permanence. Ce qui est vrai aujourd’hui le sera moins dans un an. Ces constructeurs connaissent le nom Corse Composites mais il faut le leur rappeler chaque fois. Il faut que nous arrivions à aligner et ce que l’on sait faire et ce que l’on essaie d’apporter mais aussi s’adapter à leurs besoins. C’est la raison pour laquelle il faut avoir une présence constante chez ces gens. 

- Les gens que vous allez rencontrer en avril au Canada, vous les retrouverez certainement au salon du Bourget ?
- Certainement. Il ne faut pas penser que tout se fait d’un coup de baguette magique mais des relations se nouent c’est vrai, des liens sont tissés, ce sont des consultations, des discussions sur des solutions techniques autour des prix, de ce qu’on peut apporter, y compris accompagner un client sur son propre sol. C’est pour cela qu’un moment donné, va ressortir un intérêt commun ou pas mais c’est une suite d’actions… 

 



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