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François Tatti : A « Isula Morta », j'oppose, avec force, « isula Viva!»


le Mercredi 3 Avril 2019 à 17:00

Fraçois Tatti, président du MCD, s'exprime dans un communiqué, avant la venue du président de la République en Corse



François Tatti : A « Isula Morta », j'oppose, avec force, « isula Viva!»
"Notre pays traverse une crise majeure qui appelle des réponses politiques au niveau social, écologique et citoyen, et la Corse, comme tout autre territoire, n'échappe pas cette réalité. Le grand débat national, initié par le Président de la République, constitue un moment démocratique important qui doit nous permettre de retrouver le chemin de la confiance en notre avenir commun. 
La Corse est appelée à contribuer et à échanger avec le Président de la République sur les sujets qui nous préoccupent, notamment la cherté de la vie, la fiscalité, l'énergie, les investissements d'avenir, le numérique et la création d'emplois durables. Pour toutes ces raisons, je me rendrai Cozzano demain. 
Dans ce contexte économique et social, l'opération "Isula morta" initiée par les élus nationalistes adresse un signal désastreux au moment où nous avons le plus besoin de l'Etat. 
A « Isola Morta », j'oppose, avec force, « isula Viva!». 
Les Corses ne veulent pas d'un bras de fer avec le Chef de l'Etat C'était le cas en février 2018 lorsque les nationalistes avaient organisé une manifestation à la veille de la venue du Président de la République, il en est de même aujourd'hui. Créer une fracture artificielle entre la Corse et l'Etta ne sert qu'à masquer les dissensions qui traversent la majorité territoriale. 
La situation générale de l'île commande au contraire de sortir de ce face à face stérile et d'œuvrer avec les autorités nationales dans l'intérêt des Corses. 
De grâce, ne confondons pas insularité et isolement. Notre situation générale s'est fortement dégradée. La précarité y est très forte, la pauvreté augmente chaque jour un peu plus et nous ne que pouvons constater, au quotidien, le creusement des écarts de prix avec le continent en notre défaveur. Les Corons cumulent ainsi la double peine pauvreté et vie chère. 
J'attends du Chef de l'Etat qu'il donne suite à tous les engagements pris en 2018 à Bastia en faveur de la Corse, mais j'attends surtout qu'il prenne les mesures utiles pour redresser notre pays car, pour l'essentiel, nos préoccupations sont comparables à celles des régions défavorisées du continent, avec le handicap de l'insularité en sus. 
Pour toutes ces raisons, je choisirai toujours le camp du rassemblement et du dialogue à celui de la division et du repli. le suis certain que cette position, qui est la mienne depuis toujours et qui est largement partagée, ne va pas tarder à devenir à nouveau majoritaire dans notre île."